L’heure est grave. Comme mes amies me l’ont fait remarquer, il est temps que je me mette à la recherche de ma robe, au lieu de disserter ici sur les tenants et aboutissants du mariage. A mon avis, il est temps aussi de chercher activement le lieu de la réception et le traiteur, mais ceci est un autre problème.

Nous avions donc prévu de faire des essayages de robes aujourd’hui. Du coup, j’ai commencé par regarder sur internet, pour repérer les robes qui me plaisent et avoir une première idée du tarif. Mon premier coup de coeur était Pronovias, depuis longtemps. On m’avait aussi parlé de Cymbeline, qui me plaît bien aussi a priori. Je suis donc allée voir leurs sites respectifs, en me disant que, puisqu’il y a des soldes sur les robes de mariée ces temps-ci, j’allais me concentrer sur les robes de la collection 2009. ça commence mal : la première robe qui me plaît est celle-ci :

Bon, juste une pour vous montrer : modèle Sagrera, 1800€ (snif)

Robe Sagrera, Manuel Mota Pronovias, 1800€ (snif) Photo catalogue Pronovias

J’aime : la taille Empire, le côté pas trop froufroutant, les manches, les broderies… et le voile, qui n’est pas du tout spécifique à la robe mais la met en valeur, génie du marketing… Ensuite, je tombe sur :

Robe Rosa, Pronovias, 1600€, photo catalogue Pronovias

Robe Rosa, Pronovias, 1600€, photo catalogue Pronovias

La belle traîne… Et puis là encore, elle a des manches, elle n’est pas trop ample, ça pourrait m’aller comme coupe — en revanche pour faire un ourlet j’aurais peur. Mais de toute façon, elle aussi est hors budget, elle coûte deux loyers… Si je dépense 1600€ pour une robe, les invités seront au pain sec et à l’eau.

Je poursuis mon lèche-vitrine virtuel sur le site de Cymbeline, qui propose aussi une jolie robe taille Empire :

Robe Claire, Cymbeline, 1450€

Robe Claire, Cymbeline, 1450€

Euh… moui… c’est encore très cher tout ça… On peut alléger un peu la facture en choisissant une robe courte — la mère de mon fiancé me lit, elle va sauter au plafond, mais franchement celle-ci est mignonne, non ?

Robe Carita, Cymbeline, 1100€

Robe Carita, Cymbeline, 1100€

Mais au fond, dépenser plus de 1000€ pour une robe que je porterai une seule fois, alors que tant d’autres choses doivent aussi être payées, nous allons nous ruiner dans cette affaire… Et les soldes de robes de mariée, c’est bien mignon mais au fond je ne sais pas comment ça marche, c’est peut-être comme les soldes ordinaires, on croit pouvoir faire une bonne affaire et finalement il ne reste pas grand-chose dans la bonne taille…

Franchement, à force de regarder toutes ces robes hors de prix, la perspective de ce mariage à organiser finissait par me déprimer complètement. Je n’ai toujours pas trouvé l’emploi qui me permettrait de payer tout ça, et je commence à comprendre pourquoi les autres ont plutôt tendance à se marier à 30 ans, ça laisse le temps d’économiser…

Mais je crois avoir trouvé la solution, grâce à la merveilleuse Julie. J’y reviendrai bientôt… en attendant, vous pensez quoi de mes modèles préférés ? Quels sont les vôtres ?

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Je m’interroge

13 décembre 2008

Finalement, de quoi avons-nous envie pour notre mariage ? Comment ce serait si nous le faisions ailleurs, à la campagne ? Nous pourrions monter une tente dans le jardin des grands-parents de mon fiancé. Oui mais ce sera l’hiver, il fera froid, avec de la malchance il pleuvra, mauvaise idée. Louer une salle là-bas ? Moui, dans ce cas autant le faire à Paris.

Dépenser autant d’argent pour se marier, ce n’est pas forcément raisonnable. Nous nous marions bien plus jeunes que la moyenne, nous n’avons pas d’économies que nous pourrions mobiliser. C’est juste une journée, ce qui est important c’est les années qui suivront. ça m’ennuie tout ce décorum… Et après tout personne ne vient à un mariage pour la nourriture, non ? La robe… aucune idée de ce que ça pourrait coûter, les créateurs sont d’une pudeur de vierge sur ce point. 1000€ ? 2000 ? Jamais je ne dépenserais autant pour une robe dans la vraie vie…

Et d’ailleurs, pourquoi n’y a-t-il pas de robes à manches longues dans les magazines spécialisés, même dans les collections hiver ? Ma mère et celle de mon chéri avaient des robes à manches longues quand elles se sont mariées. Ma grand-mère aussi, pourtant c’était en août. La mère de mon fiancé doit avoir raison, c’est parce que les femmes vont moins à des soirées formelles, donc elles sont frustrées de robes de soirée et veulent s’en acheter au moins une pour leur mariage. Et ce gros malin de Max Chaoul, qui fait des robes improbables à prix d’or, de dire « une mariée n’a jamais froid ». J’aimerais l’y voir, moi, en décembre avec une robe bustier !

Il semble y avoir une « saison des mariages », au même titre que le mois du blanc. Selon l’INSEE, la moitié des 274 000 mariages célébrés en 2006 l’ont été pendant les mois de juin, juillet et (dans une moindre mesure, il y a la plage aussi) août.

Nous arrivons donc à la fin de la saison 2008 des mariages, il est temps de faire le bilan avec les professionnels du secteur…

Le marché du mariage peut représenter une niche assez lucrative, témoins les volumes d’affaires enregistrés aux Etats-Unis. L’Association for wedding professionals international nous indique, dans ses Wedstats, qu’un total de 2,16 millions de mariages ont été célébrés aux Etats-Unis pendant l’année 2006, pour un budget total de 86 milliards de dollars (hors lune de miel et liste de mariage), soit 40 000 $ le mariage en moyenne, contre « plus de 20 000 $ » selon cet autre site, qui indique une répartition approximative des dépenses (et inclut, lui, la lune de miel). On comprend mieux la frénésie qui s’empare des héroïnes de chick-lit lorsqu’elles voient miroiter à leur doigt le tant convoité diamant…

Et en France ? On est des petits joueurs. Peu de données disponibles, en dehors d’une étude Xerfi alléchante mais un peu hors budget, qui estime à 5 milliards d’euros les marchés agrégés de l’organisation de la réception et de la liste de mariage. Le site mariée.fr fait une estimation détaillée mais assez curieuse du budget d’un mariage : je ne sais pas d’où viennent les données censées correspondre à la « moyenne française », mais j’aimerais bien l’adresse du traiteur qui ne demande que 30€ par couvert ! Quoi qu’il en soit, le total atteindrait 13 000€ pour un mariage, soit un marché français du mariage de 3,6 milliards d’euros, hors listes de mariage et lunes de miel.

L’industrie française du mariage rattrapera-t-elle les niveaux d’outre-Atlantique ? Pas forcément… En effet, un mariage américain compte en moyenne 150 invités, des niveaux rarement vus en France. Et surtout, avec plus de 2 millions de mariages par an pour 300 millions d’habitants, ce sont 7 habitants sur 1000 qui se marient chaque année aux Etats-Unis, contre 4 sur 1000 en France seulement. Influence du mariage gay ?