« Il y a deux sujets sur lesquels il ne faut jamais me brancher : l’histoire des costumes et la géographie de la nourriture ! » disait ma belle-mère adorée dans les commentaires, il y a quelques jours. Je crois que c’était parti d’une discussion sur les robes de mariée…

Et comme ma belle-mère est très cool (elle est même sur Twitter !), et aussi un peu parce que je la harcelais, elle a décidé d’ouvrir un blog. Il s’appelle Pourquoi se compliquer la vie, et parle déjà pas mal de bouffe. En particulier ma belle-mère n’aime pas les macarons, snif… C’est bien dommage, comment faire maintenant que nous avons commandé notre pièce montée chez Pierre Hermé ? 😉

Enfin voilà, allez la lire, et pas seulement parce que c’est ma belle-mère, elle a vraiment de tonnes de choses à dire !

Et bon courage à vous, belle-maman !

… au son d’une marche nuptiale ? Chacun donnant le bras à son parent de sexe opposé ?

On peut aussi faire plus original. Comme ce couple du Minnesota !

Rendons à César ce qui est à César : c’est mon fiancé qui a trouvé la vidéo et me l’a signalée…

Bon week-end tout le monde !

Connaissez-vous Hunch ?

Hunch -- capture d'écran

Hunch -- capture d'écran

Probablement non. Sa fondatrice explique brièvement le concept du site sur son blog (en anglais).  En gros, Hunch est là pour nous aider à prendre des décisions. Mac ou PC ? Ségo ou Sarko ? Dans quelle ville devrais-je vivre ? Les sites qui se sont attaqués à la prise de décision sont souvent très sous-optimaux : vous êtes à la merci d’une âme charitable ET compétente qui va vous répondre en ignorant tout de vous. Au pire, vous tombez sur un forum de geeks qui s’engueulent et ne vous apprennent pas grand-chose de pertinent à votre niveau.

Hunch fonctionne en agrégeant les données fournies par tous les utilisateurs. Vous voulez prendre une décision ? On vous pose une dizaine de questions et, en focntion de vos réponses, on vous propose des solutions. Vous êtes ensuite invité à noter les solutions proposées, qui seront de plus en plus pertinentes au fur et à mesure que beaucoup de gens feront le test, et que le site aura beaucoup d’informations sur vous.

Pour le moment, Hunch est en bêta sur invitation. Je leur en ai demandé une et l’ai testé aujourd’hui même. A titre d’illustration, j’ai sélectionné « Quel thème choisir pour notre mariage ? »

Voilà les questions que le site m’a posées.

– Quel devrait être le focus principal de votre thème ?
* Un endroit
* Culture
* Histoire
* Design
* Saison
* Sport, plein air
* Fun
* Partager ce moment avec ceux que vous aimez (check !)

– Que préféreriez-vous ?
* Formel
* Décontracté (check !)
* Moderne
* Traditionnel
* Romantique

– Combien d’invités prévoyez-vous ?
* Moins de 50 (check !)
* 50 à 100
* 100 à 200
* Plus de 200

– Où organisez-vous votre mariage ?

* Près de chez nous (check !)
* Près de chez nos parents
* Nous partons loin (« destination wedding »)

– Dans quel genre d’endroit votre partenaire et vous vous amusez le plus ?

* En ville (check !)
* En pique-nique ou en randonnée
* Quand nous voyageons dans un nouveau pays
* Peu importe, du moment que nous sommes avec nos familles
– Est-ce votre premier mariage à tous les deux ?

* Oui (check !)
* Non

Et les résultats sont…

1. Mariage décontracté — yep !

2. Thème « jardin » — pourquoi pas

3. Thème « étoiles et espace » — euh…

Joker : thème Disney — irk !

Je dois dire que je suis assez convaincue ! C’est fun, souvent vrai (et si ça ne l’est pas, vous pouvez vous exprimer !), et surtout, Hunch a cette capacité qu’avait Facebook au début, de vous faire passer des heures sur le site à répondre à plein de questions (aimez-vous les autos tamponneuses ? que pensez-vous du mariage gay ? lequel de ces magazines préférez-vous, mignonnes images à l’appui ?)

Motivé ? Allez demander une invitation sur http://www.hunch.com !

Un thème ?

13 janvier 2009

Il faut choisir un thème pour votre mariage ! C’est le marronnier des magazines de mariées — qui, soit dit en passant, pourraient se contenter de montrer des robes, le contenu « magazine » étant souvent… euh… publi-rédactionnel ? Et puis, cette façon d’écrire comme si on s’adressait à des gamines de douze ans, ça m’insupporte !

Bref. Le thème, donc. Soit-disant, c’est un « fil rouge » autour duquel le mariage se construit, histoire que tout aille ensemble sans fausses notes. C’est d’autant plus important qu’il faut le choisir avant tout le reste (sauf le conjoint peut-être) Mais thème, comme dans parc à thème ? Thème musical ? Thème et version ? Hmm. ça me fait penser à ma prof de dessin de 6e qui ne voulait pas nous donner de sujets, mais des problématiques. « Madame, c’est quoi une problématique ? » La vérité, c’est que je bosse actuellement sur la « problématique » de mon mémoire de M2 et… je ne sais toujours pas précisément de quoi il s’agit !

J’ai vu des mariages à thème. Le seul problème, c’est que c’était dans des films américains. Le mariage indien ou japonais dans 27 robes, par exemple (qui, au passage, est un fim marrant et pas si niais, si on y va avec une copine). Mais quand j’ai été invitée à des vrais mariages d’amis, pas de thème à l’horizon. Heureusement d’ailleurs, parce que les thèmes suggérés dans les magazines donnent envie de se pendre : la plage, le rose, les coquillages (sic). Non mais sérieusement, vous nous voyez avec des coquillages dans les cheveux, manger des coquilles saint-jacques, assis sur des chaises « style grotte »  avec un décor de table en raphia et souvenirs de plage ? Tiens, du coup on pourrait faire ça dans un des châteaux de Louis II de Bavière, le rococo allemand sera pile dans le thème… Et pour la pièce montée, pourquoi pas ça ?

Trouvée sur Flickr, sur la page de Manassas Cakery (licence Creative Commons). Vous en voulez plus ? Tapez shell + wedding dans Flickr, il y a des merveilles !
Trouvée sur Flickr, sur la page de Manassas Cakery (licence Creative Commons). Vous en voulez plus ? Tapez shell + wedding dans Flickr, il y a des merveilles !

Alors bon, je vois la nécessité d’un peu d’harmonie dans la déco, les vêtements des mariés et le lieu choisi, mais ce n’est pas une soirée déguisée tout de même !

Une fois de plus, la réponse à mes interrogations existentielles est venue de mon chéri. « Et un mariage à thème mariage, c’est bien aussi, non ? »

Liste verte

29 octobre 2008

Le marché des listes de mariage doit décidément être porteur. Je l’avais évoqué, nous sommes tombés au salon du mariage sur le stand de Liste Verte, qui se présente comme une boutique en ligne de plantes d’intérieur et d’extérieur. On peut tout bêtement y acheter ses plantes, qui sont livrées dans un délai d’une semaine. Mais surtout, on peut y constituer une liste de mariage — ou de naissance, ou de crémaillère, ils ne sont pas sectaires — d’un genre un peu particulier. Au lieu des assiettes à soupe, des couverts à poisson et du linge de maison, il est bien plus funky de commander une orchidée, un sapin de Noël (pour nous qui nous marions en décembre, ça peut faire la blague), une jardinière d’aromates ou un rosier !

La liste végétale peut s’ajouter à une liste traditionnelle, et il vaut mieux déterminer un montant maximum puisque, d’après la FAQ du site, si les dons dépassent un plafond fixé par le couple, ils sont remboursés en cash, alors que ça doit se négocier s’il n’y a pas de plafond explicite. Quand on vit dans 35m² sans balcon, il vaut mieux y penser !

La première chose qui m’a frappée sur leur site est la qualité du marketing. Comme disait l’un de mes profs, le plus important dans la stratégie d’entreprise, c’est la cohérence. Liste Verte semble s’être concentré sur un nombre limité (assez grand) de produits qui plairont au bobo bio : les orchidées, c’est mode ; les bonsaïs, c’est sympa de s’en occuper ; les plantes feng shui (si, si !) ; les arbres fruitiers : qui n’a jamais rêvé de déclarer « la tarte ? oh, c’est juste des pommes du jardin ! » Mais aussi, et ça c’est très Grenelle de l’environnement, on peut acheter des « plantes dépolluantes », qui purifieront votre appartement des polluants divers qui l’encombrent. Chaque plante dispose d’une fiche, qui répertorie ses vertus. Et voilà comment repackager un bon vieux ficus en absorbeur de fumée de cigarette !

Je trouve le concept de la liste de mariage végétale assez étonnant. Cette boîte était-elle une jardinerie qui a identifié un marché particulier dans le domaine de la liste de mariage ? Si c’était le cas, je suppose qu’ils proposeraient aussi d’être le fleuriste des mariages en question, or ils ne le font pas. Le concept du nombre de références limité, très marketé et visiblement assorti d’une bonne logistique (puisqu’ils livrent en 2 à 6 jours) laisse penser que leur expertise première est la vente sur internet. En même temps, le deuxième service proposé est le paysagisme, que ce soit pour le jardin d’un particulier, ou pour l’aménagement végétal des entreprises, ce qui laisse supposer que ce sont aussi des pros des plantes.

Bon, là comme ça j’ai l’air de critiquer, mais en fait je trouve ça très bien fait ! Je suis d’ailleurs la première à craquer sur les jardinières de basilic pour parfumer les salades, et j’adore squatter le jardin de mon oncle avec ses multiples fruits à cueillir, ses fleurs, ses oiseaux et hérissons… Le seul problème, c’est que les plantes et moi, c’est un peu « je t’aime, moi non plus », je les fais toutes mourir.

Et vous savez quoi ? Ils ont prévu ça aussi : ils vendent un « kit entretien » pour les nuls dans mon genre !

Enlarge your péniche

7 octobre 2008

Quand j’étais petite, je rêvais de vivre sur une péniche. A vrai dire, j’imaginais une péniche qui naviguerait sur une rivière, vers la mer, à travers les écluses. Une maison bien stable, mais dont le décor changerait sur un rythme lent, propre à l’observation. Un long après-midi d’été. Je ne sais pas, ça devait venir d’un livre pour enfants que j’avais lu.

Il y a trois ans, j’ai rencontré quelqu’un qui vivait sur une péniche, à Paris. C’était assez différent de mon rêve de gamine, mais en un sens encore plus fascinant. Vivre dans un loft géant sur eau, en plein cœur de Paris mais sans voisins bruyants, sans code de porte, bercé par le clapotis de la Seine… Il y avait là quelque chose d’artistique, d’anticonformiste, de libertaire, qui me plaisait énormément.

Alors, mon fiancé et moi nous sommes renseignés, à tout hasard, pour savoir. On est tombés d’abord sur cet article, assez complet et même relativement encourageant. Oui mais voilà… L’amarrage en plein cœur de Paris est rare. Et tout ce qui est rare est cher. Sans compter les tracasseries administratives diverses (permis de navigation, permis d’amarrage pour cinq ans sans garantie sur son renouvellement et autres bêtises qui me fatiguent d’avance, mais j’ai perdu le lien). Plus de renseignements ici ou (le deuxième site est le plus complet, mais concerne plus la Belgique). Et pour ceux qui voudraient sauter le pas, bateaux logements à vendre ou à louer par ici !

Tout ça pour dire que je reste irrémédiablement attirée par les péniches, bateaux et autres habitats flottants, même si découragée par les formalités administratives et l’entretien de la chose. En revanche, j’ai été invitée récemment à une soirée sur une péniche. L’objet du délit s’appelle le Bel Horizon, ci-dessous pour vous servir, j’ai pris la photo sur le site du bateau. Nous étions cinquante à soixante personnes, dans un adorable bateau tout de lambris vêtu, pas très grand vu de l’extérieur mais qui avait largement la place d’abriter un apéro dînatoire (très sympa au demeurant), avec un bar, de la place pour grignoter debout, son verre à la main, quelques tables et chaises pour se poser, et même une petite piste de danse. Et là, les deux neurones de la blonde se rencontrent et font « tilt » !

Mais oui tiens, nous pourrions organiser une soirée sur une péniche ! En fait, nous pourrions organiser notre mariage sur une péniche ! Moi qui voulais faire ça à Paris, voilà de quoi tirer parti des atouts de la ville. Et si en plus on pouvait naviguer un peu pendant la soirée, ce serait le bonheur absolu. Pas trop longtemps non plus, on ne va pas retenir les invités en otage au milieu de la Seine jusqu’à trois heures du matin…

J’entends assez souvent parler de soirées sur un bateau, ça ne doit pas être insurmontable à organiser, d’autant que nous aimerions un assez petit mariage, et que nous nous orientons de toute manière vers un buffet. L’intérêt du buffet, c’est de pouvoir discuter avec plein de gens, sans se sentir coincé dans un menu à cinq plats à côté de la grand-tante que le plan de table nous a perfidement imposée comme voisine. Avec un peu de musique, et Paris la nuit comme décor, je suis sûre que même les plus récalcitrants aux mariages pourront s’amuser. Je m’y connais, j’étais l’une d’entre eux…

Rendons à César : le titre de cet article n’est pas de moi. La péniche, c’est le surnom du hall d’entrée de Sciences po, à cause d’un long banc — en forme de péniche, eh oui — en son milieu. C’est aussi le nom du site étudiant de Sciences po, fondé par mon ami Florian. Et, oui, ils ont fait une campagne de pub dont le slogan était « Enlarge your péniche » ! On va bien voir les requêtes Google que ça va me ramener…

Au printemps, mon fiancé et moi sommes allés au mariage d’un ami à Hambourg. Ville charmante au demeurant (si si), assez bobo, avec des bâtiments en brique rouge le long du port reconvertis en bureaux ou en lofts. Il y avait aussi une montgolfière sur un pré, dans laquelle on aurait tellement aimé faire un tour, mais il y avait trop de vent… On s’est éloignés la mort dans l’âme, frustrés de réjouissances aériennes, pour nous rendre à la soirée de mariage.

Et là, on a retrouvé Eole. Les mariés avaient eu l’excellente idée de distribuer à tous leurs invités des lanternes thaïlandaises en papier, sur lesquelles certains ont écrit un petit mot. Nous avons attendu qu’il fasse nuit, puis nous sommes sortis. Une après l’autre, nous avons avons allumé les bougies dans les lanternes et avons attendu que le papier se gonfle d’assez d’air chaud pour s’envoler. Exactement sur le principe de la montgolfière. L’atmosphère tenait à la fois de la retraite aux flambeaux du 14 juillet et du lâcher de ballons à la kermesse de l’école, et la procession de lumières qui dansaient dans le vent sur la ville était absolument magnifique…

C’est là que les choses drôles commencent. Vous avez peut-être entendu parler des OVNI de l’île d’Yeu ? Un jeune homme, au volant de sa voiture, a soudain vu deux grosses boules lumineuses dans le ciel. Intrigué, il s’arrête, et ce ne sont pas moins de huit boules qui passent dans le ciel, glissant sans bruit, comme des capsules pleines de petits hommes verts prêts à nous coloniser… Les envahisseurs sont-ils parmi nous, se demandèrent des internautes inquiets… Après tout, des points lumineux qui volent en formation, qu’est-ce que ça pourrait être à part des extraterrestres ?

Eh bien, ça pourrait être nos petites lanternes, par exemple, explique le Figaro. Un pique-niqueur avait justement décidé d’en lâcher ce soir-là pour fêter un anniversaire… Un cas similaire avait d’ailleurs été observé l’an dernier en Angleterre. Mais cela ne suffit pas à convaincre quelques irréductibles commentateurs sur Ufofu — site consacré à « la vie extraterrestre, les PAN [?] et les OVNI.

Loin de moi l’idée de juger ces braves Ufoïstes, vous pensez bien. Il y en a qui voient des OVNI, et il y en a d’autres qui ne peuvent pas résister à la bonne blague potentielle, d’autant plus que ces lanternes thaïlandaises sont quand même magnifiques, jugez plutôt :

(image AFP, via le Figaro)

On peut se les procurer sur le site britannique www.skylanterns.com, qui les vend par boîtes de 15 (50,33€ la boîte), hors frais d’expédition de 16,60€ à 29€ en fonction du nombre de boîtes commandées. Pour un mariage, il est aussi possible de commander le « Wedding package » (247€ frais de port inclus), assortiment de lanternes décoratives et de lanternes montgolfières, mais en fait ça me paraît moins intéressant — c’est moi ou les lanternes déco sont un peu tartes ?