Vous êtes un peu (beaucoup, passionnément, à la folie…) un geek ou une geekette ? Vous trouvez que les thèmes « fleurs » ou « couleur rouge » pour un mariage, c’est bien trop banal ? Eux aussi !

C’est lequel votre préféré ? Moi, je dirais le mariage Star Wars, et surtout le wedding cake qui va avec ! Je me demande en quoi est fait le gros robot gris… Du fondant ?

starwars-wedding-cake

En même temps, je me moque, mais une amie m’a raconté qu’elle était invitée à un véritable mariage médiéval, d’ailleurs elle stresse pour trouver sa robe…

A part ça, Marine (Une chambre à moi), qui a elle aussi d’excellentes idées de thèmes pour un mariage, m’a interviewée sur son blog, allez voir si vous n’en avez pas marre de lire ma prose… Merci Marine — et bon courage pour les festivités de ce week-end !

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Need to lose a little weight before your wedding ?

"Need to lose a little weight before your wedding ?"

… a été trouvé par mon fiancé. Il pense que je vais le tuer pour avoir publié ça sur son blog. Moi ça m’a plutôt fait rire, j’avoue… C’est bien trouvé, et il y a cette sublime esthétique 80s, et ce wedding cake kitschissime !

Et vous, vous en pensez quoi ?

Quant à perdre du poids pour son mariage… je ne sais pas si c’est une très bonne idée. D’une, on risque de ne pas être vraiment soi sur les photos du mariage, ce serait dommage. De deux, pas sûre que ce soit une riche idée d’ajouter la frustration d’un régime au stress de l’organisation d’un mariage. De trois, il y a là de quoi rendre folle la couturière qui doit ajuster la robe, si on change de taille à chaque nouvel essayage ! Hmm, sauf si c’est une façon particulièrement raffinée de faire souffrir une couturière donneuse de leçons ?

Non en revanche, faire du sport pourrait être une idée. C’est sain, et en plus ça affine les bras, qui semblent condamnés à rester nus étant donnée la mode actuelle en matière de robes de mariée…

C’est mon dernier article qui m’a amenée là. Comme mes recherches de blogs de mariage restaient infructueuses, mon fiancé m’a conseillé de chercher sur Technorati. Je suis tombée sur des blogs, de là sur le label BestWeddingBlogs.com, et de là sur le blog de Cake Coquette, une pâtissière californienne qui a ouvert sa boutique il y a deux ans et crée des gâteaux (des wedding cakes, mais pas que) dont la particularité est le glaçage en crème au beurre. Apparemment, les pâtissiers américains utilisent du « fondant » en général, mais je ne suis pas assez calée en pâtisserie (ou en anglais ?) pour avoir bien compris de quoi il s’agissait.

Et voilà le premier gâteau sur lequel je tombe :

Gâteau fin de siècle, Cake coquette

Gâteau fin de siècle, Cake coquette

Bon, je sais que je me suis beaucoup moquée, mais là quand même respect. Un wedding cake rouge, noir et blanc, bancal juste ce qu’il faut et surchargé d’une déco Moulin-rougesque… vous je ne sais pas, mais moi je suis fan. C’est un cake parfait au second degré, et j’admire sincèrement la pâtissière qui fait ce genre de merveilles…

Il y en a plein d’autres, allez faire un tour !

Dans la série des recherches Google surréalistes, quelqu’un est arrivé sur ce blog en cherchant « algorithme rangement de cartons ». Je n’ai toujours pas saisi comment il/elle a atterri ici, mais si vous voulez des algorithmes, vous aurez des algorithmes !

Comme certains le savent, je suis étudiante en économie. Plus précisément, ce qui m’intéresse le plus c’est la théorie des jeux et l’économie comportementale. C’est ainsi que j’ai dû réaliser récemment un papier qui synthétisait l’état de la recherche en théorie des jeux, dans un domaine de mon choix parmi plusieurs proposés. Goinfre que je suis, j’ai choisi « cake cutting » : comment découper un gâteau (ou un terrain, ou un héritage…), non homogène de manière juste entre plusieurs personnes dont les préférences sont différentes ?

Par exemple, prenons une pièce montée.

via Flickr

par exemple, celui-là

Et prenons plusieurs mangeurs (« joueurs » en langage théorie des jeux) qui ont des préférences différentes. Une mariée qui n’aime que le chocolat, un marié qui adore la mangue, un témoin qui a horreur de la noix de coco, un beau-père qui aime le café mais déteste le chocolat, une belle-mère qui n’aime pas plus que ça le sucré mais mangerait bien les mariés en sucre au sommet du gâteau. Evidemment, le gâteau n’est pas uniforme, ce ne serait pas drôle sinon.

Comment découper le gâteau de manière juste ? Pour le savoir, on va commencer par définir ce qu’on veut dire par juste :

– on veut attribuer tout le gâteau. Ce qui n’est pas donné aux joueurs serait jeté, ce serait quand même dommage pour cette belle pâte d’amandes !

– ceci est un mariage. On veut maintenir la paix entre les convives, donc on veut éviter qu’ils ne s’envient, aucun d’entre eux ne doit penser qu’un autre n’a reçu une meilleure part que la sienne. Sinon ça dégénère en pugilat, comme à cette assemblée générale d’une grande banque française il y a quelques années, où un actionnaire s’est fait crever un oeil avec une fourchette par un autre qui n’arrivait pas à accéder au buffet.

– le partage doit être équitable. Si la mariée pense que sa part (selon ses critères à elle, à savoir la quantité de chocolat) vaut le tiers de la valeur du gâteau, alors que le marié pense avoir (en termes de quantité de mangue) la moitié de la valeur du gâteau, ce n’est pas équitable.

Comment satisfaire ces trois critères ? Il existe un algorithme bien connu avec deux joueurs, très efficace avec des enfants par exemple : l’un des deux coupe, et l’autre choisit la part qu’il préfère (c’est le partage du royaume de Charlemagne). Par exemple, avec notre marié qui aime la mangue et notre mariée qui aime le chocolat — exemple purement illustratif évidemment :

– le marié coupe le gâteau. S’il ne connaît pas les préférences de la mariée, il se dit que potentiellement n’importe laquelle de deux parts pourra lui revenir. Donc il les coupe de manière à ce qu’elles soient équivalentes pour lui. La mariée choisit alors sa part préférée.

– c’est efficace : tout le gâteau est distribué

– les mariés ne sont pas jaloux l’un de l’autre : la mariée a pris la part qu’elle préférait, donc elle n’est pas jalouse ; et le marié a l’autre part, qui correspond pour lui à la moitié exactement de la valeur du gâteau, il n’est pas jaloux non plus

– cependant… pour le marié, la part qu’il a représente la moitié du gâteau. Mais pour la mariée, sa part peut représenter beaucoup plus que la moitié du gâteau : par exemple, si chaque part contient la moitié du fourrage à la mangue mais que le chocolat est réparti pour un quart dans une part et trois quarts dans l’autre, la mariée choisit sa part préférée et obtient, à ses yeux, les trois quarts du gâteau. Ce n’est pas équitable.

Mais il y a pire. On peut supposer que, puisqu’ils se marient, le marié sait que sa fiancée est une goinfre qui n’aime que le chocolat. Il peut exploiter cette préférence à son avantage :

– il coupe le gâteau de manière à ce que toute la mangue soit dans une part, en laissant un peu plus de la moitié du chocolat dans l’autre. La candide mariée choisit alors la part qui contient le plus de chocolat.

– aucun d’eux n’est jaloux de l’autre, mais la disproportion entre leurs parts augmente : la marié s’arroge toute la valeur du gâteau à ses yeux, alors que la mariée n’en a qu’un peu plus de la moitié à ses yeux : en exploitant l’information dont il dispose, il augmente sa part en spoliant la mariée. Un partage qui aurait donné toute la mangue au marié et tout le chocolat à la mariée aurait été plus efficace : elle aurait eu une meilleure part, sans que lui n’en ait une moins bonne.

L’algorithme « partage de Charlemagne » est donc insuffisant : d’une part il ne satisfait pas tous nos critères, et d’autre part il ne peut s’appliquer qu’à deux joueurs. Que faire des témoins, de la belle-mère et des enfants qui piaffent d’impatience devant le gâteau ? A qui confier la pelle à tarte ?

… la suite au prochain épisode…

Source : Brams S. J. et Taylor A. D. (1996) Fair Division : From Cake-Cutting to Dispute Resolution. Cambridge University Press, Cambridge.

En voilà un qu’on a réellement envie de manger — enfin vous je sais pas, mais moi il me fait bien saliver.

Le croquant, les choux à la crème, les petites figurines en sucre sur le dessus, c’est un peu lourd… Mais Ladurée a pensé aux Parisiennes au régime, et propose… ça :

Compter entre 41 et 330 € selon la taille de la bête.

Mais comme Ladurée est aussi, à la base, un pâtissier qui sait faire beaucoup d’autres choses que des macarons, il propose également des pyramides de ce style en choux, et même des wedding cakes plus traditionnels, tout droits sortis du Marie-Antoinette de Sofia Coppola. Ce n’est pas étonnant, les pâtisseries du film venaient toutes de Ladurée.

Il existe une brochure « cérémonie », avec grandes photos et tarifs, ici.

Alors personnellement, j’ai tendance à préférer les macarons Pierre Hermé, qui sont beaucoup plus créatifs (le fruit de la passion est une tuerie), mais je me laisserais bien tenter par la pyramide de macarons… surtout s’il y a des macarons à la violette dedans !

Le wedding cake du jour

15 janvier 2009

Suite à mon précédent article, j’ai fouiné un peu sur Flickr et consorts, et je me disais que l’imagination des mariés, et des pâtissiers, n’a vraiment pas de limites en matière de pièces montées.

Je vous présente donc le wedding cake du jour :

 

liPhone wedding cake !

l'iPhone wedding cake !

Trouvé sur gadgetvice.com, complètement par hasard.

Bon… j’adore les gâteaux, mon fiancé et moi sommes tous les deux accros à nos iPhones, mais franchement… qu’est-ce que cette crème grise, du jus d’éléphant ? 😉