Eh oui. Je trouve la pratique de la liste de mariage vraiment désuète, pour ne pas dire dépassée.

C’est sûr, comme pas mal de gens j’aime bien les cadeaux. Et après tout, un mariage ça coûte cher : nous avons reçu ce matin le devis d’une salle qui nous intéresse, pour un bon dîner il semblerait qu’il faille compter 120 à 150€ par personne. L’usage, me dit mon fiancé, consiste pour chaque convive à contribuer à la liste de mariage à la hauteur du prix de son repas — sauf impossibilité pécuniaire, évidemment. Donc, 120€ multiplié par le nombre prévu de nos invités, ça fait une jolie petite somme, finalement.

Oui, mais… la liste de mariage, souvenons-nous, ce sont des cocottes-minutes, petites cuillères, assiettes à dessert, fourchettes à poisson et autres éléments super sexy, pour lesquels on a vraiment une envie dévorante de dépenser des fortunes ! Comment ça non ? On me dit dans l’oreillette que de nos jours la majorité des couples vivent déjà ensemble au moment du mariage, et sont donc pourvus en termes de casseroles et de vaisselle… d’autant plus que l’âge du mariage atteint 29 ou 30 ans en moyenne, et si à cet âge il y a encore des gens pour vivre comme des étudiants, ce n’est pas des casseroles qu’il faut leur offrir, mais un abonnement au Journal de Mickey !

L’alternative, vantée au hasard par le site mariage des Galeries Lafayette, c’est la liste de voyage. Effectivement, c’est déjà plus sympa, se faire payer une lune de miel… Cependant, les options standard généralement proposées se limitent à faire la crêpe sur une plage dans une quelconque île… berk ! Pas du tout ma conception de vacances sympa ! On peut évidemment personnaliser beaucoup plus, mais en dernière analyse il s’agit toujours de réserver des packages, ou au mieux des modules, dans une agence de voyage, avec hôtel imposé et une dose assez homéopathique d’imprévu, d’aventure, de découvertes personnelles qui font pour moi tout le sel des vacances.

Et puis, j’ai toujours détesté faire des listes au Père Noël. Savoir à l’avance ce que je recevrai enlève la moitié du plaisir, et me donne la désagréable impression de quémander des cadeaux…

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