Il me restait à vous raconter le mariage religieux. Comme on l’avait prévu, il a eu lieu dans une très belle église au centre de Paris, célébré par le prêtre qui s’était chargé de notre préparation. Les gens qu’on aime étaient auprès de nous et nous ont ensuite rejoints pour la soirée dans le restaurant d’un ami, où un buffet a été servi. La cérémonie a été très belle, malgré l’absence de chorale (qui nous a lâché sous prétexte que « préparer la messe du dimanche leur prenait beaucoup de temps », moui, c’est ça…). On s’est bien amusés à la soirée, la formule du buffet a bien convenu à tout le monde, et quand mon nouveau mari et moi avons été fatigués, on est partis en laissant nos amis s’amuser jusqu’à 2 ou 3 heures du matin. Oui, quand je raconte ça, beaucoup de gens ouvrent de grands yeux, mais ça s’est révélé une bonne solution pour ne pas couper court à la fête, ni se sentir obligés de rester tard alors qu’on n’en avait pas envie. Et le lendemain, ma belle-mère a organisé un déjeuner avec nos familles et ses amis à elles. Très différent, très sympa aussi. Le point commun entre les deux : on a super bien mangé !

Mademoiselle Dentelle m’a demandé quelles seraient les choses que je referais, et quelles seraient celles que je ne referais surtout pas. Avec un peu de recul :

– Je referais : laisser mon chéri créer la playlist de la réception sur Spotify et s’assurer que la sono du restau permet un niveau sonore suffisant. C’était parfait, il a de très bons goûts musicaux et je crois que mon apport aurait très minime sur ce point !

– Je ne referais pas : l’engueuler parce que le matin du mariage la playlist n’était pas faite. cf plus haut, il s’en est très bien sorti et j’aurais dû lui faire confiance.

– Je referais : commander une pyramide de macarons chez Pierre Hermé pour la réception. On en rêvait, on avait peur du prix, finalement ça a été délicieux, spectaculaire (une pyramide d’un mètre de haut…) et pas si cher (un peu moins de 8€ par invité, et il en restait !)

Voilà la bête !

– Je referais : louer une étole en fourrure : elle était belle, douce, et elle m’a tenu bien chaud ! En même temps c’était une semaine avant la première vague de froid de l’hiver, ça aide.

– Je ne referais pas : accepter que ma nouvelle boîte m’envoie en formation en Bretagne pour 2 semaines… la semaine avant et la semaine après le mariage ! Ils ne m’ont même pas payé l’avion pour rentrer. Je vous laisse imaginer mon état d’esprit quand je suis retournée à Orly le lendemain du mariage… 😦

– Je referais : remplacer les dragées par des cyclamens en pot, qui ont servi à la fois de décoration et de cadeau. Et accepter l’aide que m’ont gentiment proposée plusieurs copines et ma mère pour les envelopper chacun de toile de jute et d’un ruban.

– Je referais : notre choix de lectures et de chants pour la messe.

– Je ne referais pas : traverser Paris en voiture un samedi deux semaines avant Noël. On a vraiment failli se mettre en retard !

– Je referais : la soirée détendue avec nos amis et le déjeuner plus sophistiqué avec la famille et les amis des parents. Parfois, quand des groupes de gens ont des attentes différentes, c’est mieux de segmenter les festivités pour que tout le monde soit content.

Hmm, quoi d’autre… Je referais évidemment le choix du mari. Il est parfait ❤

Merci à nos témoins qui nous ont soutenus et aidés. Merci à nos parents. Merci à nos familles, nos amis, au père de C. qui nous a préparés au mariage, et à Dieu qui nous a permis de nous trouver.

Merci aux lecteurs et lectrices de ce blog. Vous êtes cool et j’ai été très heureuse de vous rencontrer ! On tourne une page, je ne vais pas continuer « Comment se marier quand on est con et pleurnichard ». Mais comme j’ai toujours pensé que c’était le marriage qui comptait et pas le wedding, vous pouvez venir voir « Comment vivre marié quand on est con et pleurnichard« . Rythme de billets non garanti, contenu assez différent d’ici.

Sinon, pour ceux arrivés ici en quête d’infos et d’idées sur le mariage, un prochain (dernier) billet à venir contiendra les liens vers mes blogs de mariage préférés. Vous devriez y trouver votre bonheur !

Et en ce 14 mai, une pensée pour Envie de Mai et l’Homme qui danse, qui se marient demain. Beaucoup de bonheur à vous deux !

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« Il y a deux sujets sur lesquels il ne faut jamais me brancher : l’histoire des costumes et la géographie de la nourriture ! » disait ma belle-mère adorée dans les commentaires, il y a quelques jours. Je crois que c’était parti d’une discussion sur les robes de mariée…

Et comme ma belle-mère est très cool (elle est même sur Twitter !), et aussi un peu parce que je la harcelais, elle a décidé d’ouvrir un blog. Il s’appelle Pourquoi se compliquer la vie, et parle déjà pas mal de bouffe. En particulier ma belle-mère n’aime pas les macarons, snif… C’est bien dommage, comment faire maintenant que nous avons commandé notre pièce montée chez Pierre Hermé ? 😉

Enfin voilà, allez la lire, et pas seulement parce que c’est ma belle-mère, elle a vraiment de tonnes de choses à dire !

Et bon courage à vous, belle-maman !

La bague contre-attaque

30 décembre 2008

J’avais annoncé à tout le monde, il y a déjà un moment, que je ne voulais pas de bague de fiançailles. La mère de mon fiancé a été très déçue. Elle m’a demandé si j’étais sûre, vraiment sûre, tout à fait sûre, c’est pas une question de prix vous savez. Le grand-père de mon fiancé a été très déçu. Il paraît que, chez lui en Bourgogne, c’est la tradition de plonger la bague de fiançailles dans une des coupes de champagne du dîner de fiançailles — sauf qu’en fait sa propre fille n’était pas au courant, il n’avait rien fait de tel quand elle s’est mariée. Mes propres parents ont ri, ça ne les étonnait pas de moi. Et puis la mère de mon fiancé est revenue à la charge, vous êtes vraiment sûre ? Tant pis, je me vengerai, a-t-elle dit.

Les fêtes de Noël se prêtant bien à de grands rassemblements familiaux, nous nous sommes retrouvés en Bourgogne avec nos parents à tous les deux et les grands-parents de mon fiancé. Ils ont commencé par déboucher le champagne, puis nous mitrailler de photos tous les deux pendant une ou deux interminables minutes, je ne veux même pas savoir quelle tête décontenancée on aura sur les photos. Et puis la mère de mon chéri arrive avec un énorme paquet cadeau et me dit : puisque vous ne vouliez pas de bague de fiançailles…

ça pourrait être une petite caisse de vin, mais c’est trop léger. Un coffret de DVD ? J’ouvre le papier et tombe sur une grosse boîte de rangement en carton, le genre dont on se sert pour rationaliser la penderie. Dans la boîte, une deuxième boîte un peu plus petite, qui contient elle-même une troisième boîte. Ha ha, une matriochka géante ! Mais dans la troisième boîte, au milieu d’un lit de papier rouge, je trouve un écrin. Merde. Je l’ouvre, et dans l’écrin il y a… ça.

THE bague

THE bague

J’ai éclaté de rire. Oui : une sublime bague en plastique, rose, en forme de cœur. Vendue avec le diadème assorti dans une panoplie pour petite fille. Et aussi, je ne peux pas la mettre, même au petit doigt ça ne passe pas… Merci belle-maman !

Bilan des opérations, nous récupèrons trois jolies boîtes gigognes, un gag à raconter à nos futurs enfants, et ma future belle-mère trouve que j’ai le sens de l’humour. Encore mieux, elle veut bien admettre maintenant que je n’aime pas les bijoux, puisque, selon elle, je n’aurais pas pu bien le prendre si j’aimais les bijoux…

Et la bague ? On va la donner à la petite fille qui a déjà hérité du diadème.