Il me restait à vous raconter le mariage religieux. Comme on l’avait prévu, il a eu lieu dans une très belle église au centre de Paris, célébré par le prêtre qui s’était chargé de notre préparation. Les gens qu’on aime étaient auprès de nous et nous ont ensuite rejoints pour la soirée dans le restaurant d’un ami, où un buffet a été servi. La cérémonie a été très belle, malgré l’absence de chorale (qui nous a lâché sous prétexte que « préparer la messe du dimanche leur prenait beaucoup de temps », moui, c’est ça…). On s’est bien amusés à la soirée, la formule du buffet a bien convenu à tout le monde, et quand mon nouveau mari et moi avons été fatigués, on est partis en laissant nos amis s’amuser jusqu’à 2 ou 3 heures du matin. Oui, quand je raconte ça, beaucoup de gens ouvrent de grands yeux, mais ça s’est révélé une bonne solution pour ne pas couper court à la fête, ni se sentir obligés de rester tard alors qu’on n’en avait pas envie. Et le lendemain, ma belle-mère a organisé un déjeuner avec nos familles et ses amis à elles. Très différent, très sympa aussi. Le point commun entre les deux : on a super bien mangé !

Mademoiselle Dentelle m’a demandé quelles seraient les choses que je referais, et quelles seraient celles que je ne referais surtout pas. Avec un peu de recul :

– Je referais : laisser mon chéri créer la playlist de la réception sur Spotify et s’assurer que la sono du restau permet un niveau sonore suffisant. C’était parfait, il a de très bons goûts musicaux et je crois que mon apport aurait très minime sur ce point !

– Je ne referais pas : l’engueuler parce que le matin du mariage la playlist n’était pas faite. cf plus haut, il s’en est très bien sorti et j’aurais dû lui faire confiance.

– Je referais : commander une pyramide de macarons chez Pierre Hermé pour la réception. On en rêvait, on avait peur du prix, finalement ça a été délicieux, spectaculaire (une pyramide d’un mètre de haut…) et pas si cher (un peu moins de 8€ par invité, et il en restait !)

Voilà la bête !

– Je referais : louer une étole en fourrure : elle était belle, douce, et elle m’a tenu bien chaud ! En même temps c’était une semaine avant la première vague de froid de l’hiver, ça aide.

– Je ne referais pas : accepter que ma nouvelle boîte m’envoie en formation en Bretagne pour 2 semaines… la semaine avant et la semaine après le mariage ! Ils ne m’ont même pas payé l’avion pour rentrer. Je vous laisse imaginer mon état d’esprit quand je suis retournée à Orly le lendemain du mariage… 😦

– Je referais : remplacer les dragées par des cyclamens en pot, qui ont servi à la fois de décoration et de cadeau. Et accepter l’aide que m’ont gentiment proposée plusieurs copines et ma mère pour les envelopper chacun de toile de jute et d’un ruban.

– Je referais : notre choix de lectures et de chants pour la messe.

– Je ne referais pas : traverser Paris en voiture un samedi deux semaines avant Noël. On a vraiment failli se mettre en retard !

– Je referais : la soirée détendue avec nos amis et le déjeuner plus sophistiqué avec la famille et les amis des parents. Parfois, quand des groupes de gens ont des attentes différentes, c’est mieux de segmenter les festivités pour que tout le monde soit content.

Hmm, quoi d’autre… Je referais évidemment le choix du mari. Il est parfait ❤

Merci à nos témoins qui nous ont soutenus et aidés. Merci à nos parents. Merci à nos familles, nos amis, au père de C. qui nous a préparés au mariage, et à Dieu qui nous a permis de nous trouver.

Merci aux lecteurs et lectrices de ce blog. Vous êtes cool et j’ai été très heureuse de vous rencontrer ! On tourne une page, je ne vais pas continuer « Comment se marier quand on est con et pleurnichard ». Mais comme j’ai toujours pensé que c’était le marriage qui comptait et pas le wedding, vous pouvez venir voir « Comment vivre marié quand on est con et pleurnichard« . Rythme de billets non garanti, contenu assez différent d’ici.

Sinon, pour ceux arrivés ici en quête d’infos et d’idées sur le mariage, un prochain (dernier) billet à venir contiendra les liens vers mes blogs de mariage préférés. Vous devriez y trouver votre bonheur !

Et en ce 14 mai, une pensée pour Envie de Mai et l’Homme qui danse, qui se marient demain. Beaucoup de bonheur à vous deux !

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Neuf-neuf

10 septembre 2009

Je me souviens bien du 9 septembre 1999. Il y a eu de très nombreux mariages ce jour-là, les gens trouvaient ça rigolo de s’unir le 9/9/99. Un couple de ma famille s’est d’ailleurs marié ce jour-là. Hier c’était le 9/9/9 et en passant devant un bar, j’ai croisé des ballons en forme de coeur et une dame en tailleur bordeaux brillant et chapeau-Ascot. Vous savez, le genre de chapeaux qu’on met uniquement à deux occasions : les courses hippiques et les mariages cathos.

Mais il n’y a pas que les mariages dans la vie. Le 9 septembre c’est mon anniversaire : j’ai eu 23 ans hier.

J’adore les surprises, contrairement à mon fiancé qui déteste ça (c’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai choisi ma robe de mariée avec lui). Et comme c’est un chéri parfait, il m’a organisé une fête surprise parfaite ! Samedi, il me propose de prendre l’air, d’aller nous balader près de la BNF. J’aime bien ce quartier, et en plus à la BNF il y a le MK2, j’accepte volontiers. C’est le début de l’après-midi, on prend des rues un peu au hasard, et puis il s’arrête devant la vitrine d’un café-restau. Intriguée, je regarde l’enseigne et reconnais le restau de notre ami Franck, qui vient d’ouvrir et où nous nous étions promis d’aller déjeuner un jour.

Chouette, on va dire bonjour à Franck ! Quelle bonne idée ! Je le vois en entrant, m’avance pour lui faire la bise, et là…

– Surprise ! crient en choeur les quinze amis qui s’étaient planqués derrière des plantes vertes.

Après ça… on a bien mangé (des plateaux de toutes sortes de petits fours, du saumon fumé, des brochettes de poisson, puis des salades de fruits et des mousses au chocolat), bien bu (des kirs, des jus de fruits, des cafés, des vodka-orange et j’en passe), beaucoup discuté de cette rentrée et de nos projets à tous, et on a fini par un poker. Je les ai plumés, évidemment. Sauf qu’on jouait des cure-dents.

J’ai même eu des cadeaux : un roman, un petit bouquin de « conseils avisés pour temps de crise » très drôle, une préparation pour fondue au chocolat, et… mon fiancé, en allumant la dernière cigarette de son paquet, m’a dit « J’ai un cadeau d’anniversaire pour toi. C’est la dernière. J’arrête de fumer ».

Merci à vous tous.

(Bon, en fait il y a quand même un rapport avec le mariage. Il est assez possible que nous organisions la réception du mariage là. L’endroit nous plaît, les propriétaires sont sympas, on y mange super bien, et la salle contiendrait nos invités. Et puis c’est vrai, le lieu ne fait pas trop « mariage », c’est très éloigné du château en Normandie prout-prout… et ça, ça me plaît beaucoup ! Esprit de contradiction, je disais !)

Chti problème

9 juin 2009

Mon amie A. (qui vient du Nord, donc oui, mon titre est un jeu de mot foireux) a un petit problème… Son chéri et elle ont décidé de se marier l’année prochaine et elle commence à réfléchir à l’organisation de l’événement. Seulement voilà, la famille d’A. est nombreuse, et recomposée : toute une tripotée de demi-frères, oncles, tantes, grands-parents, cousins, leurs conjoints et enfants respectifs, tout ce petit monde éparpillé entre le Nord et l’Alsace.

En se limitant au périmètre familial resserré classique (parents et beaux-parents, demi-frères, grands-parents, oncles, tantes et leurs conjoints, cousins, avec leurs enfants quand ils sont petits), elle arrive à… 136 personnes.

Ouch.

Quant à son fiancé, il est fils unique, ses parents ont chacun un frère qui n’est pas marié. Le même périmètre familial pour lui représente… 11 personnes.

Que faire ?

Pour le moment, elle réfléchit à organiser le mariage loin, par exemple à Tours où ils vont bientôt s’installer, ce qui dissuadera beaucoup de monde de venir… et permettra peut-être d’inviter aussi quelques amis, ce serait quand même sympa…

Vous feriez comment, vous ? Pour organiser le mariage, et pour le financer, parce que moitié-moitié pour les deux familles ce n’est pas franchement équitable là…

Entendu ce week-end

8 juin 2009

Ce week-end, mon fiancé et moi avons été invités au mariage de mon cousin (en fait, on n’a aucun lien de parenté, mais c’est une longue histoire). Merci aux mariés ! Le compte-rendu détaillé de l’événement n’a pas grand intérêt si vous ne connaissez pas les mariés, alors à la place voici quelques phrases entendues pendant la cérémonie et la réception :

Ma mère : ça va, ma robe ? Tu es sûre ? [oui Maman, tu es sublime. Et je ne dis pas ça que pour te faire plaisir]

Le marié, pendant que nous attendions à la mairie (les mariés précédents avaient pris du retard) : Bon, on se fait chier, on va prendre une bière ?

Moi : Mais qu’est-ce que c’est que ces tenues ? Elle ne se rend pas compte que sa robe est transparente et qu’on voit son string ? (non, pas la mariée !)

L’officier d’état-civil : Bon alors maintenant on va passer aux formalités administratives, je vais vous lire les articles du Code Civil.

Mon fiancé, ancien juriste : Morue ! Le Code civil, ce n’est pas une formalité admnistrative, ce sont les lois de la République ! Chaque mot a été soigneusement choisi par de grands juristes puis voté par les représentants du peuple souverain !

L’oncle du marié : Bonjour ! Qu’est-ce que tu as grandi ! La dernière fois que je t’ai vue tu étais au lycée…

Mon père : Vous me gardez une place dans l’église ? J’arrive !

La chorale : … Non, en fait, ça ne se transcrit pas cette cacophonie, elles chantaient tellement faux que la mariée était morte de rire.

Le marié : Oui.

La mariée : Oui.

Le marié très ému cligne des yeux pour essayer de ne pas pleurer.

La mariée : Toutes celles qui n’ont pas la bague au doigt, derrière moi ! Marie, allez viens !

Mon fiancé : Non mais elle est fiancée, elle va se marier de toute manière, pas besoin du bouquet !

Moi : Ouf !

Une invitée à son fils de cinq ans : Ethan [prononcer comme « méthane », sans le m], viens ici !

Mon père : Tiens, bonjour Christophe ! Je ne savais pas que tu connaissais le marié !

La mariée à son fils de trois ans : Attention, ne marche pas sur ma jupe Raphaël.

Ma voisine de table : La messe était très longue. En fait c’était pas une bénédiction, c’était une vraie messe. Une bénédiction c’est fait en une demi-heure, là ça a duré au moins une heure (soupir).

Moi, in petto : Bah oui, comme toutes les messes.

La voisine : Mais bon, ça allait, le curé était un laïc (sic), il était bien.

Le marié, à mes parents et moi : Je suis content que vous soyez là, c’est vraiment important pour moi. Vous êtes la famille. Même si on n’a pas de lien de sang, c’est pas ça qui compte. On ne choisit pas sa famille, mais vous vous êtes vraiment la famille pour moi. Tu te souviens Bernard [Bernard c’est mon père], c’était il y a dix ans qu’on a réglé les freins de ta voiture, et je t’avais dit que j’aimerais que me conduises avec pour mon mariage. Toi, tu avais rigolé, mais tu vois, ça y est !

Le DJ : Bon alors on va faire un jeu. ça s’appelle la chasse au trésor. Les mariés vont désigner douze volontaires.

Moi, à mon fiancé : euh, on va fumer une clope ?

Le DJ : Alors maintenant, vous allez me ramener… un soutien-gorge !

Le père du marié, qui s’est planqué dehors aussi, même s’il ne fume pas : Oui, c’est moi qui ai choisi le vin.

Moi : Mais qu’est-ce que c’est que ces tenues ? (bis) Je te jure mon chéri, si j’ai une assemblée de veuves siciliennes tout en noir comme ça à notre mariage, je les balance à la Seine !

Un inconnu : Allez viens, on fait la chenille !

Et puis, quoi d’autre… La mère du marié a calligraphié tous les marque-places avec trois encres différentes, elle a une écriture sublime et très décorative, c’était fou.

Au moment de la valse des époux, ils commencent gauchement, ça se voit qu’ils ne savent vraiment pas danser… et soudain ils se mettent à valser parfaitement ! Ah, ils nous ont bien eus !

Mon père est très beau. Mon père est toujours très beau.

Mon fiancé est le seul sans cravate, mais il a une pochette et c’est bien mieux. Lui aussi est très beau.

Ce même après-midi, un autre cousin nous quittait après une longue maladie. Il avait une cinquantaine d’années.

C’est de saison, et je suis sûre que vous avez entendu – ou même prononcé ! – cette phrase récemment. Mais bon, « de mariage » ça fait un peu penser à « de corvée de patates », non ? L’avis de mon chéri, c’est que c’est exactement le sens de cette expression : aller à un mariage c’est une corvée.

Alors aujourd’hui, fi de la grippe A, des élections européennes, de la crise financière, abordons les vrais problèmes : les mariages sont-ils chiants ?

Par cuorhome, sur Flickr

Les avis autour de moi sont malheureusement unanimes : oui, souvent. Mais les solutions existent, voilà ce que donne le sondage auprès de mes amis…

Si vous êtes les mariés :

– les mariages qui ont lieu à Perpette-les-Oies sous prétexte que le coin est joli, c’est chiant. Déjà, il faut faire des heures de voiture pour y aller, si on n’a pas le permis c’est souvent galère – et, oui, plein de Parisiens n’ont pas le permis – et après la fête on doit soit payer une chambre d’hôtel, soit stresser pour rentrer parce qu’il est tard et qu’on n’aurait pas dû reprendre du champagne. Bon, sauf si vous pouvez offrir l’hébergement à tout le monde…

– les « tables de célibataires », ça sort d’où ce truc ? C’est une bande de célibataires qui se connaissent et s’entendent bien ? Ils vous ont explicitement demandé de leur présenter des gens ? Dans le cas contraire, mais pourquoi voulez-vous infliger un truc pareil à vos amis ? Vous vous souvenez des « tables pour les enfants » quand vous étiez petit, coincé entre le petit Romain qui renversait son Coca sur vous et la petite Jennifer qui s’accrochait à sa poupée en pleurant pour un oui ou pour un non ? Bah oui, c’est exactement pareil.

– les jeux. Je suis biaisée, j’ai horreur de ça. Mais il peut y en avoir de sympas. Trois règles à mon avis : 1. Ne forcez personne à participer ; 2. N’éternisez pas les jeux ; 3. Souvenez-vous que vous n’êtes pas (plus ?) au Club Med avec Jean-Claude Dusse…

– les discours, les projections de photos, les Powerpoint… comment vous dire ça gentiment ? Au risque de faire l’analogie de trop avec les 80s, c’est un peu comme les soirées diapositives de vacances, la plupart des gens meurent d’ennui au bout de dix minutes…

– les repas qui n’en finissent pas. Vous avez lu qu’à la cour de Louis XIV, on faisait des services de 14 plats ? C’est parce qu’il n’y avait que de toutes petites quantités de chaque plat. La plupart des invités sont polis, ils veulent rester jusqu’à la pièce montée, ce n’est pas une raison de les gaver comme des oies… ou alors, vous assumez, et vous faites votre mariage sur le thème « Concours de bouffeur de burger », ça peut révéler les talents cachés de Tonton Maurice…

– si au contraire vous faites un cocktail dînatoire, c’est convivial mais pensez à votre mamie, votre copine enceinte ou tous les gens qui pourraient être fatigués : prévoyez assez de chaises !

– les gens comme moi qui veulent faire la réception sur un bateau : ne coincez pas les invités à bord jusqu’au petit matin, revenez à quai au bout de 2-3 heures…

– pour un cortège d’enfants, demandez l’accord des parents ET des enfants. Et payez les tenues, ce n’est pas très cher de toute manière, et comme ça vous serez sûrs qu’ils soient bien tous habillés pareil.

Et si vous êtes les invités :

– mettez-y un peu du vôtre. Si vous êtes là, c’est que vous les aimez bien quand même, ces mariés ?

– les invités célibataires : mettez-y un peu du vôtre. Si vous êtes là, c’est que vous les aimez bien quand même, ces mariés ? Je vous assure, ils ne vous ont pas invités QUE pour vous narguer – ou alors, pourquoi vous êtes venus ?

– les filles : on a tendance à dire qu’il faut éviter de porter du blanc (pour ne pas faire concurrence à la mariée) et du noir (ça connote le deuil à la base, c’est le jour de laisser la petite robe noire au placard). Checkez avec la mariée, dans le doute. Pas sûr non plus que ce soit l’endroit et le moment de rejouer « la fièvre du samedi soir », vous n’allez pas en boîte de nuit après… si ?

– si vous ne pratiquez pas la religion des mariés, souvenez-vous que la cérémonie religieuse ne dure généralement qu’une heure, avec de beaux chants de temps en temps. Juste une heure, retenez-vous de bavarder avec votre voisin et de vérifier votre portable.

– si c’est vraiment trop chiant : il y a plein d’alcool dans les mariages et personne ne vous regarde, c’est le moment de se bourrer la gueule. Si vous conduisez après, rabattez-vous sur la pause clope : vous devrez sortir, donc vous échapperez à la musique, respirerez un peu d’air frais et rencontrerez d’autres malheureux qui se font chier. Et ça marche même pour les non-fumeurs, c’est bien là que le portable est utile…

Et puis, au pire, un mariage chiant n’est pas très grave, juste une mauvaise soirée à passer… Allez, bonne saison des mariages tout le monde ! C’est quoi vos pires expériences de mariages à vous ?

Je m’interroge

13 décembre 2008

Finalement, de quoi avons-nous envie pour notre mariage ? Comment ce serait si nous le faisions ailleurs, à la campagne ? Nous pourrions monter une tente dans le jardin des grands-parents de mon fiancé. Oui mais ce sera l’hiver, il fera froid, avec de la malchance il pleuvra, mauvaise idée. Louer une salle là-bas ? Moui, dans ce cas autant le faire à Paris.

Dépenser autant d’argent pour se marier, ce n’est pas forcément raisonnable. Nous nous marions bien plus jeunes que la moyenne, nous n’avons pas d’économies que nous pourrions mobiliser. C’est juste une journée, ce qui est important c’est les années qui suivront. ça m’ennuie tout ce décorum… Et après tout personne ne vient à un mariage pour la nourriture, non ? La robe… aucune idée de ce que ça pourrait coûter, les créateurs sont d’une pudeur de vierge sur ce point. 1000€ ? 2000 ? Jamais je ne dépenserais autant pour une robe dans la vraie vie…

Et d’ailleurs, pourquoi n’y a-t-il pas de robes à manches longues dans les magazines spécialisés, même dans les collections hiver ? Ma mère et celle de mon chéri avaient des robes à manches longues quand elles se sont mariées. Ma grand-mère aussi, pourtant c’était en août. La mère de mon fiancé doit avoir raison, c’est parce que les femmes vont moins à des soirées formelles, donc elles sont frustrées de robes de soirée et veulent s’en acheter au moins une pour leur mariage. Et ce gros malin de Max Chaoul, qui fait des robes improbables à prix d’or, de dire « une mariée n’a jamais froid ». J’aimerais l’y voir, moi, en décembre avec une robe bustier !

Le Salon du mariage, donc. Ou plutôt, parce que la précision importe dans ce cas, le salon « Mariage au Carrousel », qui se tenait le week-end du 17 au 19 octobre au Carrousel du Louvre. Pourquoi celui-ci ? Tout simplement parce que l’un des magazines que j’avais achetés contenait des entrées à tarif réduit. Mais en réalité, les salons du mariage à Paris se répartissent tous les week-ends d’octobre et de novembre (et une partie de ceux de janvier, je crois). Ils ont des positionnements légèrement différents, plus ou moins festifs, plus ou moins haut de gamme, plus ou moins « château chapeau catho » ! Il existe même un salon « du mariage et du PACS ».

Je ne sais plus où j’ai lu ça, mais « Mariage au Carrousel » est censé être quelque chose d’assez haut de gamme, destiné aux couples qui ont l’intention de consacrer 20 000€ ou plus à leur mariage. D’où, je suppose, le lieu, effectivement plus sympa que le parc des expos de la porte de Versailles.

Mon fiancé et moi nous motivons donc le dimanche après-midi. Arrivés à la caisse à l’entrée, nous sommes abordés dans la file d’attente par une femme avec un flyer : « Bonjour, voulez-vous assister à une présentation de robes de mariée, c’est super bien, c’est dans un château le 5 décembre, bla bla bla… ». Je lui ai coupé la chique en disant « Ah, mais alors il faut une voiture ? ». J’ai vérifié, sa société n’avait pas de stand, et j’ai trouvé le procédé de profiter du salon pour démarcher des clients sans en acquitter le prix assez, euh, rat.

L’entrée du salon avait été soignée : derrière un rideau de bandes de papier se tenait une grande table, dressée pour un mariage avec nappe blanche, vaisselle, fleurs, déco, en blanc et vert tendre. Tout autour étaient exposées des robes de différents créateurs. Je n’ai pas vu d’interdiction de prendre des photos, alors voici ma préférée, une robe Nuit blanche :

salon-du-mariage-etc-001

En poursuivant son chemin, le visiteur arrivait dans une première grande salle, consacrée à la réception, qui rassemblait :

– des créateurs de faire-parts : la plupart bien en dessous de Minted, dommage ; mais moins chers aussi !

– des gens qui œuvrent dans la liste de mariage : traditionnelle (Galeries, Printemps), multi-boutiques (1001 listes, Améliste) et même un prestataire de « liste de mariage végétale » qui m’a beaucoup intriguée et fera sûrement l’objet d’un prochain article

– des DJs

– des gens qui louent des salles de réception, pour la plupart des châteaux prout-prout, très peu pour moi ! J’ai eu une lueur d’espoir en avisant une boîte qui loue des bateaux sur la Seine, mais je pense que nous ne ferons pas affaire : ils imposent le traiteur, et le repas assis alors que nous préférerions un buffet, et surtout mon fiancé n’est pas emballé par le look des bateaux

– des traiteurs (on en reparlera)

– des photographes, mais aucun ne m’a particulièrement plu

– un duo de commerciaux du Figaro au sourire ultra-bright, qui promettaient une réduction sur l’annonce de fiançailles ou de mariage si on la passait depuis le salon

– des wedding planners

– des vendeurs de dragées, irk ! Et aussi une boîte qui vend des chocolats, avec un concept assez sympa : le chocolat de mariage. L’idée, c’est qu’au lieu des dragées, les mariés disposent sur les tables des duos de dés (allitération !), aux faces personnalisées, qui contiennent des chocolats noirs ou au lait et remplissent exactement la double fonction gustative et décoratives des dragées, mais en plus original. J’ai goûté un chocolat noir, pas mal mais sans plus, pas de quoi impressionner la mangeuse de chocolat que je suis. La vendeuse était très sympa en revanche, et c’est le genre de chose qui peut avoir son importance ! A vous de voir…

Marre de tout ça ? En avant pour la salle suivante : bijoux et voyages de noces. Je dois avouer que les stands d’agences de voyage ne m’ont pas passionnée, probablement parce qu’ils se sentaient obligés de mettre en avant des plages de sable fin à l’autre bout du monde, souvent sur des îles, idylliques… et parfaitement chiantes de mon point de vue.

En revanche, j’ai été attirée par le grand stand d’un bijoutier qui porte un très beau prénom en guise de nom commercial, et où une vendeuse nous a gentiment expliqué les différentes alliances possibles. Elle n’a même pas paru trop horrifiée quand nous lui avons expliqué que nous cherchions quelque chose de classique. Euh non, sans diamants. En fait, la même bague pour tous les deux ce serait sympa. En or jaune ? Parfait. Elle n’était pas assez âgée pour trouver, comme beaucoup de quadra et quinquagénaires, que notre génération de vingtenaires manque horriblement de la moindre fantaisie. Néologisme, je suis obligée, il semble que l’équivalent de « trentenaire » pour nous autres n’existe pas, preuve s’il en fallait que nous sommes pris de haut ! Enfin bref, j’ai essayé un anneau d’or jaune tout bête, le petit frère à 60 ans d’écart de celui de ma grand-mère, et aussi une bague trois ors avec trois anneaux entrelacés, un jaune, un blanc et un rose, pas mal du tout ! Sauf quand je n’ai pas réussi à l’enlever tout de suite. J’ai lâché un « merde ! » qui a dû me faire perdre toute crédibilité !

La troisième et dernière salle était consacrée aux vêtements : robes de mariée, costumes, vêtements d’enfants, et au fond se trouvait une scène où avaient lieu des défilés. Je ne m’y connais pas (encore) dans les vertus comparées des divers créateurs, et cet article est déjà assez long, alors je vais me contenter de quelques images de robes qui m’ont plu (cliquer pour agrandir).

A gauche : encore une robe Nuit Blanche, que mon fiancé préfère sans les petites manches. Au milieu, une robe de Valérie Bercovici Devilliers, désolée pour le cadrage. A droite… je ne me souviens plus !

Enlarge your péniche

7 octobre 2008

Quand j’étais petite, je rêvais de vivre sur une péniche. A vrai dire, j’imaginais une péniche qui naviguerait sur une rivière, vers la mer, à travers les écluses. Une maison bien stable, mais dont le décor changerait sur un rythme lent, propre à l’observation. Un long après-midi d’été. Je ne sais pas, ça devait venir d’un livre pour enfants que j’avais lu.

Il y a trois ans, j’ai rencontré quelqu’un qui vivait sur une péniche, à Paris. C’était assez différent de mon rêve de gamine, mais en un sens encore plus fascinant. Vivre dans un loft géant sur eau, en plein cœur de Paris mais sans voisins bruyants, sans code de porte, bercé par le clapotis de la Seine… Il y avait là quelque chose d’artistique, d’anticonformiste, de libertaire, qui me plaisait énormément.

Alors, mon fiancé et moi nous sommes renseignés, à tout hasard, pour savoir. On est tombés d’abord sur cet article, assez complet et même relativement encourageant. Oui mais voilà… L’amarrage en plein cœur de Paris est rare. Et tout ce qui est rare est cher. Sans compter les tracasseries administratives diverses (permis de navigation, permis d’amarrage pour cinq ans sans garantie sur son renouvellement et autres bêtises qui me fatiguent d’avance, mais j’ai perdu le lien). Plus de renseignements ici ou (le deuxième site est le plus complet, mais concerne plus la Belgique). Et pour ceux qui voudraient sauter le pas, bateaux logements à vendre ou à louer par ici !

Tout ça pour dire que je reste irrémédiablement attirée par les péniches, bateaux et autres habitats flottants, même si découragée par les formalités administratives et l’entretien de la chose. En revanche, j’ai été invitée récemment à une soirée sur une péniche. L’objet du délit s’appelle le Bel Horizon, ci-dessous pour vous servir, j’ai pris la photo sur le site du bateau. Nous étions cinquante à soixante personnes, dans un adorable bateau tout de lambris vêtu, pas très grand vu de l’extérieur mais qui avait largement la place d’abriter un apéro dînatoire (très sympa au demeurant), avec un bar, de la place pour grignoter debout, son verre à la main, quelques tables et chaises pour se poser, et même une petite piste de danse. Et là, les deux neurones de la blonde se rencontrent et font « tilt » !

Mais oui tiens, nous pourrions organiser une soirée sur une péniche ! En fait, nous pourrions organiser notre mariage sur une péniche ! Moi qui voulais faire ça à Paris, voilà de quoi tirer parti des atouts de la ville. Et si en plus on pouvait naviguer un peu pendant la soirée, ce serait le bonheur absolu. Pas trop longtemps non plus, on ne va pas retenir les invités en otage au milieu de la Seine jusqu’à trois heures du matin…

J’entends assez souvent parler de soirées sur un bateau, ça ne doit pas être insurmontable à organiser, d’autant que nous aimerions un assez petit mariage, et que nous nous orientons de toute manière vers un buffet. L’intérêt du buffet, c’est de pouvoir discuter avec plein de gens, sans se sentir coincé dans un menu à cinq plats à côté de la grand-tante que le plan de table nous a perfidement imposée comme voisine. Avec un peu de musique, et Paris la nuit comme décor, je suis sûre que même les plus récalcitrants aux mariages pourront s’amuser. Je m’y connais, j’étais l’une d’entre eux…

Rendons à César : le titre de cet article n’est pas de moi. La péniche, c’est le surnom du hall d’entrée de Sciences po, à cause d’un long banc — en forme de péniche, eh oui — en son milieu. C’est aussi le nom du site étudiant de Sciences po, fondé par mon ami Florian. Et, oui, ils ont fait une campagne de pub dont le slogan était « Enlarge your péniche » ! On va bien voir les requêtes Google que ça va me ramener…