Suite et fin de la fameuse histoire de la robe de mariée…

Je devais donc prendre rendez-vous pour essayer des robes, et j’appréhendais un peu ce moment, en me disant :

– toutes les robes sont trop chères pour moi

– les vendeuses vont se moquer de moi, ne pas me prendre au sérieux ou que sais-je, ça se voit trop que je suis jeune et désargentée

– et, argh, quelle mauvaise idée de me renseigner sur des forums, les vendeuses des boutiques où je pensais aller sont décrites comme de véritables dragons sur les forums, au secoooours…

Et c’est là que Julie intervient. Parce que, accessoirement, cette semaine-là, c’était notre remise de diplômes donc elle est venue à Paris pour quelques jours. La veille de son arrivée, elle m’envoie un message qui dit « Vu un reportage intéressant. Ton avis sur les robes d’occasion ? » Euh, pas vraiment d’avis, ça peut être sympa, tout dépend de la robe… Je vais chercher Julie à la gare le lendemain, c’est l’heure du déjeuner, et la voilà qui me dit : « tu fais quelque chose, là tout de suite ? »

Et nous voilà parties dans le métro, avec sa valise, jusqu’à une petite boutique à la vitrine mignonne : un dépôt-vente de robes de mariée ! Là, une dame très gentille nous accueille. Elle vend en effet des robes d’occasion, ainsi que des robes qui ont servi pour des défilés, le tout avec 60% de réduction environ sur le prix du neuf. Je me mets à examiner tout ça, il y a un grand choix dans ma taille. J’en sélectionne trois qui me plaisent et on commence les essayages.

Les deux premières ne me vont pas, mais alors vraiment pas. Je rentre dedans, évidemment, c’est ma taille, mais elles ne sont aaaabsolument pas coupées pour quelqu’un qui a ma silhouette, c’est assez comique en fait : trop longues, pas assez de place pour mes seins, etc. Julie, la vendeuse et moi rions bien.

Et puis j’enfile la troisième robe. Elle m’a plu dès que je l’ai vue, avec ses broderies, sa couleur pas vraiment blanche mais pas vraiment crème non plus, sa traîne de princesse — et sa taille Empire, je veux une robe à taille Empire. Déjà, c’est bien mieux. Elle est assez ajustée, la traîne est jolie sans prendre trop d’ampleur, la longueur est parfaite (ça c’est une vraie performance, je mesure 1m57 !) et je me sens bien dedans ! Je sors de la cabine et vais vers le miroir… C’est moi ça ? Mais on y croirait ! Pour une fois je n’ai pas l’air d’une gamine déguisée en mariée !

Tadaaam !

Tadaaam ! Photo (et photoshoppage pour flouter) : Julie

(même si, en postant la photo, je me dis « iiiih, je suis grosse ! »)

Je l’adore. Je la veux ! Restent deux choses à vérifier : le prix, et l’avis de mon fiancé. Il déteste les surprises et nous ne sommes pas superstitieux, donc je veux la lui montrer. C’est chose faite dès le lendemain. Youpi, il aime aussi ! Quant au tarif : retouche incluse, j’en aurai pour 600€. Un petit kilo à perdre aussi pour qu’elle ne plisse pas, ça ne devrait pas poser de problème. Et puis il me faudra un manteau, ou une étole, enfin un truc pour me réchauffer, il fait froid en décembre ! La robe a déjà servi pour un défilé — je ne savais pas qu’ils prenaient des mannequins aussi petits que moi !

Donc ça y est, la robe, c’est fait. Je suis ravie et très fière de moi, d’avoir choisi si vite. Je ne me voyais vraiment pas parcourir une dizaine de boutiques…

Info pratique pour ceux (celles, a priori ?) que ça intéresse : la boutique s’appelle Fortunée, 11 rue Pache dans le 11e arrondissement (métro Voltaire). Les essayages sont possibles sans rendez-vous en semaine, de 11h à 14h et de 15h à 19h, sur rendez-vous le samedi, la boutique peut se charger des retouches si vous le souhaitez.