Il me restait à vous raconter le mariage religieux. Comme on l’avait prévu, il a eu lieu dans une très belle église au centre de Paris, célébré par le prêtre qui s’était chargé de notre préparation. Les gens qu’on aime étaient auprès de nous et nous ont ensuite rejoints pour la soirée dans le restaurant d’un ami, où un buffet a été servi. La cérémonie a été très belle, malgré l’absence de chorale (qui nous a lâché sous prétexte que « préparer la messe du dimanche leur prenait beaucoup de temps », moui, c’est ça…). On s’est bien amusés à la soirée, la formule du buffet a bien convenu à tout le monde, et quand mon nouveau mari et moi avons été fatigués, on est partis en laissant nos amis s’amuser jusqu’à 2 ou 3 heures du matin. Oui, quand je raconte ça, beaucoup de gens ouvrent de grands yeux, mais ça s’est révélé une bonne solution pour ne pas couper court à la fête, ni se sentir obligés de rester tard alors qu’on n’en avait pas envie. Et le lendemain, ma belle-mère a organisé un déjeuner avec nos familles et ses amis à elles. Très différent, très sympa aussi. Le point commun entre les deux : on a super bien mangé !

Mademoiselle Dentelle m’a demandé quelles seraient les choses que je referais, et quelles seraient celles que je ne referais surtout pas. Avec un peu de recul :

– Je referais : laisser mon chéri créer la playlist de la réception sur Spotify et s’assurer que la sono du restau permet un niveau sonore suffisant. C’était parfait, il a de très bons goûts musicaux et je crois que mon apport aurait très minime sur ce point !

– Je ne referais pas : l’engueuler parce que le matin du mariage la playlist n’était pas faite. cf plus haut, il s’en est très bien sorti et j’aurais dû lui faire confiance.

– Je referais : commander une pyramide de macarons chez Pierre Hermé pour la réception. On en rêvait, on avait peur du prix, finalement ça a été délicieux, spectaculaire (une pyramide d’un mètre de haut…) et pas si cher (un peu moins de 8€ par invité, et il en restait !)

Voilà la bête !

– Je referais : louer une étole en fourrure : elle était belle, douce, et elle m’a tenu bien chaud ! En même temps c’était une semaine avant la première vague de froid de l’hiver, ça aide.

– Je ne referais pas : accepter que ma nouvelle boîte m’envoie en formation en Bretagne pour 2 semaines… la semaine avant et la semaine après le mariage ! Ils ne m’ont même pas payé l’avion pour rentrer. Je vous laisse imaginer mon état d’esprit quand je suis retournée à Orly le lendemain du mariage… 😦

– Je referais : remplacer les dragées par des cyclamens en pot, qui ont servi à la fois de décoration et de cadeau. Et accepter l’aide que m’ont gentiment proposée plusieurs copines et ma mère pour les envelopper chacun de toile de jute et d’un ruban.

– Je referais : notre choix de lectures et de chants pour la messe.

– Je ne referais pas : traverser Paris en voiture un samedi deux semaines avant Noël. On a vraiment failli se mettre en retard !

– Je referais : la soirée détendue avec nos amis et le déjeuner plus sophistiqué avec la famille et les amis des parents. Parfois, quand des groupes de gens ont des attentes différentes, c’est mieux de segmenter les festivités pour que tout le monde soit content.

Hmm, quoi d’autre… Je referais évidemment le choix du mari. Il est parfait ❤

Merci à nos témoins qui nous ont soutenus et aidés. Merci à nos parents. Merci à nos familles, nos amis, au père de C. qui nous a préparés au mariage, et à Dieu qui nous a permis de nous trouver.

Merci aux lecteurs et lectrices de ce blog. Vous êtes cool et j’ai été très heureuse de vous rencontrer ! On tourne une page, je ne vais pas continuer « Comment se marier quand on est con et pleurnichard ». Mais comme j’ai toujours pensé que c’était le marriage qui comptait et pas le wedding, vous pouvez venir voir « Comment vivre marié quand on est con et pleurnichard« . Rythme de billets non garanti, contenu assez différent d’ici.

Sinon, pour ceux arrivés ici en quête d’infos et d’idées sur le mariage, un prochain (dernier) billet à venir contiendra les liens vers mes blogs de mariage préférés. Vous devriez y trouver votre bonheur !

Et en ce 14 mai, une pensée pour Envie de Mai et l’Homme qui danse, qui se marient demain. Beaucoup de bonheur à vous deux !

Les gens heureux n’ont pas d’histoire, lit-on dans les contes, et c’est pourquoi lesdits contes s’arrêtent généralement à « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Comment ! Mais on ne sait rien sur la robe de la mariée ! Ni la couleur des centres de table ! Et la méchante demi-soeur a-t-elle réussi à attraper le bouquet ??

Nous nous sommes donc mariés en deux fois, d’abord le mariage civil chez mes parents en Alsace, le 21 novembre, puis le mariage à l’église (le « vrai », dans notre esprit), à Paris le 12 décembre.

Pour le mariage civil, j’ai pris le train le jeudi matin et passé la journée du jeudi avec mes parents. Je crois que ça leur a fait très plaisir de passer ces moments avec moi, tranquilles. Ma meilleure amie et néanmoins témoin est arrivée le jeudi soir. Comme on est gentils, on lui a laissé non seulement le divan du salon, mais aussi mon chien en peluche.

J’ai passé la journée du vendredi avec elle. Nous sommes allées à Strasbourg pour une vraie journée de détente : balade, tartes flambées, tour à la cathédrale, shopping, séance de maquillage — nous vous recommandons les maquillages « Belle de jour » chez Sephora : en 10 minutes et pour 10 euros, selon vos envies, et vous repartez avec la liste des produits utilisés, pour pouvoir les acheter par la suite !

Notre passage à la mairie était fixé le samedi à 16h. Devaient arriver samedi : le marié avec ses parents en voiture, et son témoin en train. Dès le matin du samedi, j’ai senti que ce serait une journée pas comme les autres : à 7 heures du matin, au petit déjeuner, mon père stressait déjà, il faut se dépêcher, on n’a pas le temps, on a plein de choses à faire, disait-il. Résultat, tout le monde était sur le pont aux aurores : nous avons fait le ménage dans la salle à manger, mis la table pour le dîner, cherché le buffet chez le traiteur.

Mon père était excité comme une puce — voire, un petit peu crispant — et c’est ainsi que je me suis retrouvée, pour le calmer, à passer l’aspirateur dans sa voiture de collection, qui devait nous conduire à la mairie, puis à l’apéro, et aussi servir d’arrière-plan pour les photos. En effet, mon père est amateur de voitures anciennes, et il est notamment l’heureux propriétaire d’une Chenard et Walcker de 1929.

un peu comme celle-là, vous voyez ?

Oui, j’ai donc passé l’aspirateur le jour de mon mariage… 🙂

Le témoin de mon mari devait arriver vers 11h30 à la gare. A 11h, il nous appelle : à la suite d’un accident de voyageur, le train a une heure de retard. Bon, c’est ennuyeux, mais on lui gardera le déjeuner au chaud. Midi, nouvel appel : en fait, ce n’est pas un mais deux malheureux qui ont choisi de mettre fin à leurs jours sur la ligne du TGV. Finalement, le train arrivera à 14h. Entretemps, le marié et ses parents sont arrivés et nous avons déjeuné.

La Chenard et Walcker sert surtout à faire joli et à marquer le coup, parce que ni la mairie ni le bar où nous organisons l’apéritif ne sont à plus de 200m de chez mes parents ! Nous avons de la chance, le soleil brille et il fait doux en cette fin de novembre. Cependant les jours commencent à raccourcir et il est décidé de faire les photos avant de passer à la mairie, pour des raisons de luminosité.

S’agissant du mariage civil, nous sommes… en civil ! Mon mari porte son beau costume bleu marine (celui des oraux et des enterrements), avec une chemise blanche et une cravate rouge, et un très élégant manteau gris. J’ai opté pour une jupe jaune, blanche et noire avec des motifs de fleurs stylisées, un haut noir et mon manteau rouge. On est beaux ! Le témoin de mon chéri porte un de ses costumes de boulot, ma témoin est en jean avec une très belle veste. La mère de mon mari n’a pas résisté à la tentation d’arborer un chapeau, elle détonne un peu mais s’en fiche et prend moult photos, cigarette au bec.

La commune de mes parents compte 13 000 habitants, dans un beau coin d’Alsace aux recettes d’impôts locaux confortables. Le centre-ville est donc plutôt joli. Nous nous décidons pour la place de l’église et son lavoir comme décor pour les photos, dont un ami photographe de mon père a accepté de se charger.

Nous nous dirigeons alors vers la mairie, où nous retrouvons le reste des invités, principalement des gens de ma famille et des amis de mes parents. J’ai mentionné que c’était une petite ville ? Je connais bien le maire depuis que je suis petite, c’est une gentille grand-mère qui nous fait un très joli discours, personnel et touchant. La cérémonie est rapide, dans la mesure où nous nous marierons à l’église. Nous écoutons les lois de la République, échangeons nos consentements, je remarque du coin de l’oeil que mon père écrase une larme.

A la fin, le maire nous dit : « Et maintenant, je vais donner le livret de famille au chef de famille ». Mon chéri et moi nous regardons, hésitons un peu, et puis c’est moi qui m’empare du livret, sous les rires de l’assemblée.

Ensuite… Un ami de mon père nous a fait la surprise de venir avec sa propre voiture de collection, une Ford A torpédo, et c’est finalement lui qui nous conduit au bar où nous attend un bon gros apéro alsacien, kouglofs salés et sucrés, bretzels, blanc d’Alsace… et plein d’amis et de gens de ma famille !

Le tout se finit par le dîner chez mes parents, avec juste la famille et nos témoins, autour d’un buffet froid.

Voilà, rien de très spectaculaire mais une très belle journée pour nous. Le lendemain, le témoin de mon mari a repris le train et… a eu deux heures de retard aussi pour le retour !

… con et pleurnichard, vous devez finir par connaître mon gimmick.

Remarque liminaire : vous avez tous mes plus plates excuses pour le silence radio de ces dernières deux semaines. Un bref résumé des événements donnerait : nous nous sommes mariés civilement, j’ai trouvé un job et commencé à travailler, les préparatifs du mariage religieux s’affolent, je suis actuellement en séminaire de formation à Perpette-les-Oies pour deux semaines et je dois prendre l’avion vendredi soir pour rentrer à Paris et me marier. Et puis, donc, mon chéri (fiancé ? mari ? Comme le dit ma belle-mère, nous sommes un peu dans le no man’s time en ce moment, pas encore mariés mais quand même un peu, difficile de savoir quel terme employer…), mon chéri et moi-même, donc, avons enterré notre vie de célibataires.

Nous avons tous les deux la chance d’avoir des amis fabuleux et plutôt nombreux. La preuve, j’ai trois témoins et il en a quatre. Mon amie Julie m’a parlé depuis bien longtemps de l’enterrement de vie de jeune fille qu’elle avait l’intention de m’organiser. Je dois avouer que j’étais réticente au début, le scénario hammam-accrobranches-stripteaseurs me tentant très moyennement… Mon fiancé, quant à lui, a refusé énergiquement l’idée même d’un enterrement de vie de garçon. Mais Julie a de bien meilleures idées que ça…

Elle a aussi un partner in crime, en la personne de l’un des témoins de mon chéri (appelons-le Témoindechéri). C’est au mariage civil qu’ils se sont rencontrés et ont eu l’idée maîtresse pour nos enterrements…

Tout est parti d’une discussion au petit déjeuner, le lendemain de notre passage à la mairie : quels sont les comportements d’homme et quels sont les comportements de femme ? Plus précisément, comment pourrait-on définir une journée d’homme, et une journée de femme ? Le sujet nous a vite inspirés, il a été question de rugby, de bière, d’épilation, de shopping, de poker… Et puis nos témoins ont eu la même idée que Céline, l’Ingliche Titcheur : et si on faisait vivre à Marie une journée d’homme, et à son chéri une journée de femme ?

Un samedi matin de novembre, donc… Mon chéri était parti bosser, quand on frappe à la porte. Naïvement, je vais ouvrir… et me retrouve nez à nez avec des kalachnikovs brandies par de grands individus cagoulés. J’ai poussé un hurlement qui a dû réveiller tous les voisins. Ils se sont rués dans l’appartement en criant eux aussi et en me braquant avec leurs armes. Quand ils ont ôté leurs cagoules, j’ai reconnu trois de nos témoins… Les kalachnikovs étaient super bien imitées.

Et après eux, est entré mon chéri. J’ai d’abord cru qu’il était de mèche, mais non : ils l’avaient cueilli dans le hall de l’immeuble quand il était sorti ! Le programme de la journée, tel que conçu par les témoins, était de nous enlever chacun de notre côté, puis :

– le matin, les témoins de mon fiancé me faisaient vivre une journée typique de mec : un gros steak et une pinte de Guiness en guise de petit dej, suivi d’un entraînement de rugby et d’un visionnage de Rocky 4

– pendant ce temps, mes témoins faisaient vivre à mon fiancé une journée typique de fille : Love Actually, vaisselle, perruque blonde, épilation, jus de concombre (bio, n’est-ce pas Marine ?) en guise de déjeuner

– et l’après-midi, échange des prisonniers (et des activités, donc) : trucs de filles avec mes copines (et moult chocolat) pour moi, trucs de mecs avec ses copains (et moult cigarettes) pour lui.

Sauf que voilà, mon fiancé a son caractère. Quand Julie s’est approchée de lui avec la perruque blonde et le boa en plumes roses, il a refusé tout net. Nos amis le connaissent quand même un peu, et ils ont vite compris que s’il n’avait pas donné son accord pour cet « enterrement » et qu’il refusait en faisant cette tête-là, il valait mieux laisser tomber, parce qu’avec lui non c’est non. Du coup… exécution du plan B.

Nous avons décidé d’aller petit-déjeuner tous ensemble. Nos témoins étaient toujours chargés de tout le matériel (déguisements notamment) prévu pour le plan initial, et voilà qu’en passant devant un bar, nous voyons une petite annonce : « Cherchons serveuse, se présenter avec CV et photo ». Témoindechéri a regardé l’annonce, le sac de déguisements, et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire il a décidé de passer cet entretien d’embauche. Petit passage à l’appartment pour se changer, et voilà que nous avons fait la connaissance d’Ursula…

Alors voilà, je vais vous la présenter parce qu’elle est un peu timide… Ursula est étrangère, elle apprend notre belle langue. Elle travaille la nuit, mais ça ne l’empêche pas de vouloir se faire plein d’amis dans son nouveau pays… Vous pourrez la trouver le soir, dans l’ouest parisien, elle aime bien se balader au milieu des arbres pour regarder les étoiles…

Quand nous sommes arrivés au café où nous avions l’intention de petit-déjeuner, on nous a accueilli en disant « Désolés, on ne sert pas d’alcool avant dix heures »…

L’après-midi, les hommes sont en effet allés regarder Rocky 4 en fumant des cigares et en buvant de la bière, pendant que nous allions manger une fondue au chocolat !

Questions récurrentes

26 octobre 2009

Ou : « Les questions connes, le retour ».

C’est la rentrée. Vous me direz, on est fin octobre, la rentrée tire sur sa fin quand même. Oui mais la rentrée étudiante c’est un peu plus tard, et mes amis sont encore dans une dynamique « rentrée » somme toute bien agréable. Donc après un mois d’août passé à Paris en attendant que le téléphone sonne, voilà que mon fiancé et moi sommes, depuis quelques semaines, invités assez souvent. Tout ça a d’ailleurs commencé en fanfare avec mon anniversaire surprise : merci chéri !

Et une chose très sympa avec la rentrée, c’est qu’on y découvre les nouveaux de la classe. Je ne sais pas vous, mais moi quand j’étais petite les nouveaux m’intriguaient beaucoup et j’allais toujours leur parler. Or, avec la rentrée les têtes se renouvellent un peu dans les soirées entre amis.

Dans mon expérience, il y a deux sujets de conversation faciles avec des gens qu’on ne connaît pas :

1. « Et alors, comment tu connais [notre hôte] ? »

2. « Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? »

Je ne sais pas pourquoi les gens que je rencontre ont toujours tendance à choisir la proposition 2. Je leur réponds généralement une variante de « je cherche un job » avec un sourire poli qui invite à parler d’autre chose. Mais comme l’hôte a généralement pris soin de préciser quelles études j’avais faites, j’ai invariablement droit ensuite à « Tu es diplômée de [école connue] et tu cherches un job, mais comment ça se fait ? »

Sérieusement, les gens. Je suis bien élevée, mais tout ce que j’ai envie de répondre à cette question-là, c’est : GRRRRRR.

Alternativement, la conversation se porte sur le mariage. Quand mon fiancé et moi nous présentons à de nouvelles personnes, nous avons droit à une deuxième salve de remarques et questions (celles des amis se sont tassées, ça fait un an qu’ils savent que nous allons nous marier).

Cela donne :

– « Vous allez vous marier ? Mais ça fait combien de temps que vous vous connaissez ? QUOI ? »

– « Ah, je comprends, si vous vous mariez si jeunes c’est parce que vous êtes cathos. Pas avant le mariage, tout ça, et vous n’en pouvez plus d’attendre ! »

– « Pourquoi vous vous mariez en hiver ? C’est bizarre. »

– « Pourquoi vous vous mariez à Paris ? Tu viens d’où en fait ? L’Alsace ? Oh, mais c’est super beau l’Alsace, vous devriez vous marier là-bas ! »

Cela étant, il y a aussi des questions sympa. En particulier, les filles sont toujours très intéressées par la robe. Et les vrais amis ne sont pas en reste. On m’a raconté que l’une d’elle (oui, toi !) aurait dit :

– « Je ne sais pas encore trop ce que je porterai, mais il faut que ce soit une robe un peu ample, pour pouvoir danser le rock. » [NdlMariée : non. Ceci est un mariage, pas un rallye dans le 16e. Mais bon, venant de toi, je veux bien admettre !]

Mais la mieux, celle qui est vraiment à encadrer, c’est celle-ci, posée à la mère de mon fiancé, qui donne des cours de catéchisme,  par une collègue catéchiste :

– « Aaaaaaah votre fils se marie ! Les miens ont entre vingt-cinq et trente ans et ils ne sont toujours pas mariés… Il a rencontré sa fiancée à la paroisse ? »

Suite et fin de la fameuse histoire de la robe de mariée…

Je devais donc prendre rendez-vous pour essayer des robes, et j’appréhendais un peu ce moment, en me disant :

– toutes les robes sont trop chères pour moi

– les vendeuses vont se moquer de moi, ne pas me prendre au sérieux ou que sais-je, ça se voit trop que je suis jeune et désargentée

– et, argh, quelle mauvaise idée de me renseigner sur des forums, les vendeuses des boutiques où je pensais aller sont décrites comme de véritables dragons sur les forums, au secoooours…

Et c’est là que Julie intervient. Parce que, accessoirement, cette semaine-là, c’était notre remise de diplômes donc elle est venue à Paris pour quelques jours. La veille de son arrivée, elle m’envoie un message qui dit « Vu un reportage intéressant. Ton avis sur les robes d’occasion ? » Euh, pas vraiment d’avis, ça peut être sympa, tout dépend de la robe… Je vais chercher Julie à la gare le lendemain, c’est l’heure du déjeuner, et la voilà qui me dit : « tu fais quelque chose, là tout de suite ? »

Et nous voilà parties dans le métro, avec sa valise, jusqu’à une petite boutique à la vitrine mignonne : un dépôt-vente de robes de mariée ! Là, une dame très gentille nous accueille. Elle vend en effet des robes d’occasion, ainsi que des robes qui ont servi pour des défilés, le tout avec 60% de réduction environ sur le prix du neuf. Je me mets à examiner tout ça, il y a un grand choix dans ma taille. J’en sélectionne trois qui me plaisent et on commence les essayages.

Les deux premières ne me vont pas, mais alors vraiment pas. Je rentre dedans, évidemment, c’est ma taille, mais elles ne sont aaaabsolument pas coupées pour quelqu’un qui a ma silhouette, c’est assez comique en fait : trop longues, pas assez de place pour mes seins, etc. Julie, la vendeuse et moi rions bien.

Et puis j’enfile la troisième robe. Elle m’a plu dès que je l’ai vue, avec ses broderies, sa couleur pas vraiment blanche mais pas vraiment crème non plus, sa traîne de princesse — et sa taille Empire, je veux une robe à taille Empire. Déjà, c’est bien mieux. Elle est assez ajustée, la traîne est jolie sans prendre trop d’ampleur, la longueur est parfaite (ça c’est une vraie performance, je mesure 1m57 !) et je me sens bien dedans ! Je sors de la cabine et vais vers le miroir… C’est moi ça ? Mais on y croirait ! Pour une fois je n’ai pas l’air d’une gamine déguisée en mariée !

Tadaaam !

Tadaaam ! Photo (et photoshoppage pour flouter) : Julie

(même si, en postant la photo, je me dis « iiiih, je suis grosse ! »)

Je l’adore. Je la veux ! Restent deux choses à vérifier : le prix, et l’avis de mon fiancé. Il déteste les surprises et nous ne sommes pas superstitieux, donc je veux la lui montrer. C’est chose faite dès le lendemain. Youpi, il aime aussi ! Quant au tarif : retouche incluse, j’en aurai pour 600€. Un petit kilo à perdre aussi pour qu’elle ne plisse pas, ça ne devrait pas poser de problème. Et puis il me faudra un manteau, ou une étole, enfin un truc pour me réchauffer, il fait froid en décembre ! La robe a déjà servi pour un défilé — je ne savais pas qu’ils prenaient des mannequins aussi petits que moi !

Donc ça y est, la robe, c’est fait. Je suis ravie et très fière de moi, d’avoir choisi si vite. Je ne me voyais vraiment pas parcourir une dizaine de boutiques…

Info pratique pour ceux (celles, a priori ?) que ça intéresse : la boutique s’appelle Fortunée, 11 rue Pache dans le 11e arrondissement (métro Voltaire). Les essayages sont possibles sans rendez-vous en semaine, de 11h à 14h et de 15h à 19h, sur rendez-vous le samedi, la boutique peut se charger des retouches si vous le souhaitez.

non non, pas la grippe porcine/A/H1N1 !

Une épidémie… de mariages à venir parmi mes amis, et c’est tant mieux ! J’ai déjà mentionné plusieurs fois ici le fait que mon fiancé et moi étions parmi les premiers de nos amis à nous marier. Il faut croire que c’était une question de quelques mois, puisque dans les dernières semaines une copine nous a annoncé ses fiançailles, et une autre, qui m’accompagnait à un essayage de robe de mariée, a pris la carte de la boutique avec un peu plus que de la curiosité…

Elle a aussi pris des photos, et j’attends qu’elle me les envoie pour vous reparler de la robe de mariée. Mais d’ores et déjà, je suis heureuse, satisfaite : quand on me demande « alors, vous en êtes où dans vos préparatifs », j’ai enfin quelque chose de neuf à annoncer : j’ai trouvé la robe !

En dehors de ça, mes deux meilleures amies se sont vues sans moi la semaine dernière, et il en est ressorti un mail qui me demandait de bien vouloir leur indiquer les amies à inviter pour l’enterrement de vie de jeune fille… Juste au cas où, Julie, Zazou, si vous lisez ce blog — Julie, je sais que tu le lis ! — on est bien d’accord, pas de stripteasers ! Et pas d’oreilles de lapins, et je ne défile pas sur les Champs-Elysées dans un accoutrement ridicule en tentant de vendre du PQ aux passants ! Je n’invente rien, c’est la saison des mariages et on ne peut plus sortir le week-end à Paris sans rencontrer de joyeuses troupes qui enterrent des vies de jeune fille ou de jeune homme… souvent dans un style des plus kitsch ! Bon, je sais que vous ne me ferez pas ça, mais… mieux vaut prévenir que guérir 🙂

En tout cas, je dois avouer que c’est très mignon de voir nos amis se fiancer… et pas seulement parce que c’est moi la première et que je pourrai leur donner des leçons conseils 😉

Mon témoin

28 février 2009

C’est une des scènes clefs des comédies romantiques : la mariée annonce à sa meilleure amie qu’elle veut qu’elle soit son témoin à son mariage — ou alors c’est le marié et son meilleur ami ; pourquoi les mariés dans les films ont-ils si rarement des témoins de sexe opposé ?

Moi je me souviens du jour où j’ai annoncé à ma meilleure amie que mon chéri et moi allions nous marier. C’est la première personne à qui je l’ai dit, un soir où elle m’avait invitée à dîner. Le temps de reprendre notre souffle après les 7 étages d’escalier (et je dois avouer qu’elle gère ça mieux que moi), et de s’installer devant une dînette de charcuterie, formage et vin, je lui ai dit qu’il m’avait demandé de l’épouser.

J’ai pensé tout de suite à elle pour être mon témoin. Elle a toutes les qualités du témoin idéal : elle est toujours là pour moi quand j’ai un coup de blues, elle a été la meilleure co-douche du monde, elle me traîne chez Tati pour essayer des robes, elle me rapporte une jarretière de Victoria’s Secrets aux USA. Et, même si elle tient à m’organiser un enterrement de vie de jeune fille, elle est la seule personne à qui je fasse confiance pour organiser quelque chose de vraiment sympa et amusant, qui ne ressemble pas à un bizutage d’étudiants en médecine…

Pour tout ça, merci Julie.

« On va se marier »

16 novembre 2008

« On va se marier. »

Nous l’avons annoncé à nos familles et nos amis, ça c’est fait. Nous l’avons dit aussi, quand ça venait dans la conversation, à des gens que nous connaissons moins (au hasard, mes camarades de cours). Dans tous les cas, les réactions sont souvent amusantes :

« Tu nous donnes un coup de vieux, tu sais. » (camarade plus vieux que moi, et qui n’a pas de copine)

« Mais comment tu as fait ? » (copine pleine d’espoir, qui est avec son chéri depuis plusieurs années et s’inquiète qu’elle a dépassé l’âge moyen du mariage dans son pays. Mais toujours pas de demande en mariage…)

« Et juridiquement, si tu romps les fiançailles tu dois rendre la bague, c’est ça ? » (un Sciences po croisé dans une soirée. La réponse est oui si c’est un bijou de famille. Je crois que pour les abandons au pied de l’autel, on peut demander des dommages-intérêts aussi, un juriste pourrait confirmer ?)

« Tu vas voir, je vais te faire un enterrement de jeune fille génial. Non non, n’aie pas peur, rien que je ne voudrais pas qu’on me fasse » (Julie, elle me fait peur !)

« Vous le faites quand ? En hiver ? C’est marrant, pourquoi ? Vous n’avez pas peur qu’il pleuve ? »

« Ah, tu es allée au salon du mariage ! Tu as des photos ? » (copine surexcitée à l’idée de me voir dans une meringue blanche)

« Oh la belle meringue ! Allez, tu essaies ! » (encore Julie, chez Tati Mariages, devant la robe la plus loufoque du magasin. Elle s’est calmée quand elle a vu les robes de demoiselles d’honneur)

et bien sûr ma préférée :

« Mais, euh, ça fait longtemps que vous vous connaissez ? »