A force de parler de choses et d’autres, j’ai à peine abordé l’organisation de notre propre mariage ces derniers temps.

Mine de rien nous avons plutôt bien avancé : nous avons contacté un notaire pour le contrat de mariage, décidé de la date et du lieu du mariage civil (en Alsace chez mes parents, finalement), rédigé nos lettres d’intention pour l’église. Nous avons aussi arrêté l’heure de la cérémonie religieuse, les textes, et validé le lieu de la réception (qui nous a confirmé que nous pourrions avoir sans problème des plats casher). Je pense que nous allons aussi nous passer de plusieurs choses : en premier lieu un maquilleur (en fait, j’ai constaté que je pouvais faire ça toute seule), mais aussi un DJ (un iPod, c’est bien aussi).

Il nous reste à décider des chants pendant la messe, à rencontrer l’organiste, à recontacter la chorale de jeunes qui nous a donné son accord de principe. Et puis à décider du menu avec notre restaurateur, à décider de la décoration, à trouver quelque chose que je puisse porter sur ma robe pour ne pas geler. Et à faire une playlist pour la réception, et à briefer notre gentil photographe.

Je suis assez contente de nous. Je pense que ça va être un beau et sympathique moment, tout le monde autour de nous est enthousiaste.

Deux informations qui peuvent vous intéresser :

– Peut-être avez-vous remarqué que ma blogoliste s’est récemment enrichie d’un nouveau lien ? J’ai découvert le blog de Mia, Pérégrinations autour du mariage, et je me suis demandée si je n’avais pas une soeur  cachée, tellement nous avons de choses en commun… Mia se marie l’année prochaine, et son fiancé et elle tentent également d’organiser un mariage qui leur ressemble. Donc si vous aimez mon blog — il y a des chances que ce soit le cas, puisque vous êtes là — allez voir le sien !

– Je ne m’en souvenais pas, mais apparemment lorsque nous sommes allés au salon du mariage au Carrousel du Louvre l’an dernier, j’avais donné mon adresse mail. Cette année le salon « Mariage au Carrousel » a lieu du 16 au 18 octobre, au Carrousel du Louvre à Paris donc, comme son nom l’indique. L’entrée coûte 12€ par personne si vous l’achetez sur place, et la billetterie en ligne la propose à 9€, ou en forfait pour deux à 16€. Comme je suis une ancienne visiteuse, on me propose une entrée offerte pour une entrée achetée, soit un coût de 12€ pour deux, valable pour mes proches. Ceux et celles qui sont intéressés, laissez-moi votre e-mail, je vous ferai suivre l’offre.

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Mon amie Violaine m’a offert pour mon anniversaire une rareté : l’Encyclopédie de la maîtresse de maison, par Françoise Perret et Charlotte de la Mesnière. Publiée en 1968, cette encyclopédie offre une perspective tout à fait saisissante sur la France de cette époque-là…

La couverture dudit bouquin

La couverture dudit bouquin

La préface nous apprend que le livre a pour but d’enseigner à ses lectrices « le métier de maîtresse de maison », qui n’est enseigné dans aucune école (quel dommage… 😉 ). Les auteurs explorent ensuite méthodiquement les divers aspects de ce passionnant métier, au fil de 9 chapitres : l’installation et les rangements, l’entretien et ses trucs, la cuisine et la diététique, la table et le savoir-vivre, petites et grandes réceptions, l’argent et les papiers, les vacances et les loisirs, la sécurité et la santé, et enfin « l’organisation de votre métier de femme » (sic), qui se subdivise en « votre vie de femme d’intérieur », « votre vie de mère », « votre vie d’épouse » et « votre ennemi : la fatigue » — j’aurais dit la neurasthénie, moi…

L’organisation d’un mariage est brièvement traitée au sein du chapitre concernant les réceptions. C’est assez amusant. Le chapitre commence par le trousseau, et précise combien de draps, de serviettes de toilettes, de taies d’oreiller, de nappes et autres sont nécessaires. Le tout doit être marqué aux initiales des mariés et doit donc être commandé dès l’annonce des fiançailles. C’est assez drôle comme un usage des familles modestes, où la jeune fille faisait son trousseau parce qu’elle n’avait pas de dot, a été adapté par les familles plus bourgeoises, puis a disparu, je ne sais pas vraiment quand.

Illustration en couleur : la mariée

Illustration en couleur : la mariée

La suite de la lecture me rendrait presque nostalgique de cette époque bénie : « la robe de mariée sera essayée peu de jours à l’avance à cause de sa fragilité. » Ah… et dire que les vendeuses actuelles exigent des essayages plusieurs mois avant le mariage…

Quant aux faire-parts, on considère aujourd’hui que le faire-part « traditionnel » est celui où les parents des deux mariés invitent à la fête, alors que dans la version moderne le couple invite lui-même. Mon bouquin indique que, dans les années 60, c’est la mère de la mariée qui invite version tradi, ou les mères des deux mariés version moderne.

En revanche, pour le repas, les auteurs admettent aussi bien le cocktail que le repas à table. Mais semblent opter pour un déjeuner de mariage plutôt qu’un dîner.

Et puis évidemment, toute une section est consacrée aux cadeaux de mariage, avec des listes de choses toutes plus inutiles et convenues charmantes les unes que les autres. Je commence à comprendre les tenants de la liste de mariage. Parce que vous je ne sais pas, mais moi, me faire offrir des casseroles de couleur, de la porcelaine décorée, un fer électrique, un livre de raison (c’est quoi au juste ?), un porte-parapluie, une pendule… Moui, bof.

Quelqu’un m’a demandé récemment si je pourrais faire un billet sur les contrats de mariage.  J’ai essayé, j’ai cherché des informations, j’ai cru comprendre… et en entrant dans les détails, je me suis aperçue que c’était beaucoup plus compliqué que je le croyais…

En revanche, je vous invite à consulter la section dédiée dans le site de la Chambre des notaires de Paris, c’est vraiment bien fait. Il y a aussi des questions-réponses sur les contrats de mariage. Et évidemment, nos amis les notaires peuvent aussi vous aider pour les testaments, les divorces, les donations, l’achat et la vente d’appartements… Le site est même assez joli !

Vous l’aurez deviné, nous sommes nous-mêmes en train de chercher un notaire pour notre contrat de mariage…

Suite et fin de la fameuse histoire de la robe de mariée…

Je devais donc prendre rendez-vous pour essayer des robes, et j’appréhendais un peu ce moment, en me disant :

– toutes les robes sont trop chères pour moi

– les vendeuses vont se moquer de moi, ne pas me prendre au sérieux ou que sais-je, ça se voit trop que je suis jeune et désargentée

– et, argh, quelle mauvaise idée de me renseigner sur des forums, les vendeuses des boutiques où je pensais aller sont décrites comme de véritables dragons sur les forums, au secoooours…

Et c’est là que Julie intervient. Parce que, accessoirement, cette semaine-là, c’était notre remise de diplômes donc elle est venue à Paris pour quelques jours. La veille de son arrivée, elle m’envoie un message qui dit « Vu un reportage intéressant. Ton avis sur les robes d’occasion ? » Euh, pas vraiment d’avis, ça peut être sympa, tout dépend de la robe… Je vais chercher Julie à la gare le lendemain, c’est l’heure du déjeuner, et la voilà qui me dit : « tu fais quelque chose, là tout de suite ? »

Et nous voilà parties dans le métro, avec sa valise, jusqu’à une petite boutique à la vitrine mignonne : un dépôt-vente de robes de mariée ! Là, une dame très gentille nous accueille. Elle vend en effet des robes d’occasion, ainsi que des robes qui ont servi pour des défilés, le tout avec 60% de réduction environ sur le prix du neuf. Je me mets à examiner tout ça, il y a un grand choix dans ma taille. J’en sélectionne trois qui me plaisent et on commence les essayages.

Les deux premières ne me vont pas, mais alors vraiment pas. Je rentre dedans, évidemment, c’est ma taille, mais elles ne sont aaaabsolument pas coupées pour quelqu’un qui a ma silhouette, c’est assez comique en fait : trop longues, pas assez de place pour mes seins, etc. Julie, la vendeuse et moi rions bien.

Et puis j’enfile la troisième robe. Elle m’a plu dès que je l’ai vue, avec ses broderies, sa couleur pas vraiment blanche mais pas vraiment crème non plus, sa traîne de princesse — et sa taille Empire, je veux une robe à taille Empire. Déjà, c’est bien mieux. Elle est assez ajustée, la traîne est jolie sans prendre trop d’ampleur, la longueur est parfaite (ça c’est une vraie performance, je mesure 1m57 !) et je me sens bien dedans ! Je sors de la cabine et vais vers le miroir… C’est moi ça ? Mais on y croirait ! Pour une fois je n’ai pas l’air d’une gamine déguisée en mariée !

Tadaaam !

Tadaaam ! Photo (et photoshoppage pour flouter) : Julie

(même si, en postant la photo, je me dis « iiiih, je suis grosse ! »)

Je l’adore. Je la veux ! Restent deux choses à vérifier : le prix, et l’avis de mon fiancé. Il déteste les surprises et nous ne sommes pas superstitieux, donc je veux la lui montrer. C’est chose faite dès le lendemain. Youpi, il aime aussi ! Quant au tarif : retouche incluse, j’en aurai pour 600€. Un petit kilo à perdre aussi pour qu’elle ne plisse pas, ça ne devrait pas poser de problème. Et puis il me faudra un manteau, ou une étole, enfin un truc pour me réchauffer, il fait froid en décembre ! La robe a déjà servi pour un défilé — je ne savais pas qu’ils prenaient des mannequins aussi petits que moi !

Donc ça y est, la robe, c’est fait. Je suis ravie et très fière de moi, d’avoir choisi si vite. Je ne me voyais vraiment pas parcourir une dizaine de boutiques…

Info pratique pour ceux (celles, a priori ?) que ça intéresse : la boutique s’appelle Fortunée, 11 rue Pache dans le 11e arrondissement (métro Voltaire). Les essayages sont possibles sans rendez-vous en semaine, de 11h à 14h et de 15h à 19h, sur rendez-vous le samedi, la boutique peut se charger des retouches si vous le souhaitez.

Chti problème

9 juin 2009

Mon amie A. (qui vient du Nord, donc oui, mon titre est un jeu de mot foireux) a un petit problème… Son chéri et elle ont décidé de se marier l’année prochaine et elle commence à réfléchir à l’organisation de l’événement. Seulement voilà, la famille d’A. est nombreuse, et recomposée : toute une tripotée de demi-frères, oncles, tantes, grands-parents, cousins, leurs conjoints et enfants respectifs, tout ce petit monde éparpillé entre le Nord et l’Alsace.

En se limitant au périmètre familial resserré classique (parents et beaux-parents, demi-frères, grands-parents, oncles, tantes et leurs conjoints, cousins, avec leurs enfants quand ils sont petits), elle arrive à… 136 personnes.

Ouch.

Quant à son fiancé, il est fils unique, ses parents ont chacun un frère qui n’est pas marié. Le même périmètre familial pour lui représente… 11 personnes.

Que faire ?

Pour le moment, elle réfléchit à organiser le mariage loin, par exemple à Tours où ils vont bientôt s’installer, ce qui dissuadera beaucoup de monde de venir… et permettra peut-être d’inviter aussi quelques amis, ce serait quand même sympa…

Vous feriez comment, vous ? Pour organiser le mariage, et pour le financer, parce que moitié-moitié pour les deux familles ce n’est pas franchement équitable là…

L’expression « lune de miel » viendrait en fait d’une coutume babylonienne selon laquelle, pendant le premier mois du mariage, le père de la mariée devrait assurer que la bière coule à flots. Or, la variété de bière en question (le mead) était faite à base de miel, d’où « mois de miel » ou « lune de miel » pour désigner ce premier mois.

Disney - Pooh Reaching For Honey - by Joe Penniston

Disney - Pooh Reaching For Honey - by Joe Penniston

« Lune de miel » est devenu synonyme de « voyage de noces » puisque c’est à ça que les jeunes mariés occupent – ou sont censés occuper – leur premier mois d’union. La littérature et la publicité se liguent pour affirmer que c’est le moment dans la relation de couple à ne rater sous aucun prétexte (sous-entendu : ce sera pire après, profitez-en avant qu’elle ne devienne une mégère ?)

J’ai sous les yeux au moment d’écrire ça un des magazines sur le mariage que j’avais achetés à l’automne, qui fait un dossier « spécial Caraïbes » et propose, sans rire, de passer sa lune à miel à Saint-Barth. Euh, les gens, vous êtes gentils mais on n’a pas gagné au loto… Au passage, le dossier est tellement publi-rédactionnel qu’aucun prix, pas même une estimation, n’est mentionné nulle part – on apprend juste qu’on peut bénéficier de 25 à 50% de réduction sur les vols Air France.

Mais bon, on s’en fiche au fond, c’est nul Saint-Barth, qui voudrait aller s’enterrer là-bas un mois entier ? 😉 Que dit le deuxième magazine ? C’est déjà un peu mieux : toujours publi-rédactionnel et sans grande indication de budget, mais au moins ça parle aussi d’autre chose que de plage : Oman, l’Inde, l’Egypte. La page consacrée à l’Inde est assez attirante et se concentre sur l’Inde du Nord, le Taj Mahal, Jaipur, ça m’attirerait assez (sauf que, en fait, nous avons déjà une autre idée de destination).

Mais bien d’autres destinations sont possibles. Après tout, c’est un voyage, les mariés sont libres d’aller où ça leur chante, même si la destination n’est pas dans le Top 10 du kitsch romantique. Par exemple :

–         une destination urbaine, avec musées, balades, visites à des amis sur place. New York, par exemple : billet d’avion dans les 500€ aller-retour par personne en réservant à l’avance, réductions possibles pour les jeunes mariés, la vie est plutôt moins chère qu’en France mais les hôtels sont vraiment très chers (pas grand-chose à moins de 100 dollars la nuit, pour de toutes petites chambres). Plus sympa et pas forcément plus cher si vous restez longtemps, pensez à l’échange d’appartement !

–         la maison familiale à la campagne (de préférence sans la smala de cousins…) : là, ça peut être gratuit, ce qui vous permet de caser toutes les activités que vous voudrez.

–         le tour du monde, le vrai, je connais des gens qui sont partis un an à travers l’Asie, l’Amérique du Sud et l’Afrique comme ça. Le plus difficile étant de se réacclimater au métro-boulot-dodo ensuite.

–         les antipodes : c’est le moment où jamais de rentabiliser les 24 de vol pour l’Australie en y restant un mois entier.

–         sans oublier les options humanitaires et développement durable. Une partie du prix du voyage sert à financer des projets de développement, et parfois les voyageurs participent directement (physiquement) à un projet de développement.

–         ou alors, parce qu’on n’a pas forcément tant de vacances que ça, on se paie juste une ou plusieurs nuits dans un grand hôtel près de chez soi – bah oui, c’est vrai ça, je n’aurai jamais l’occasion de tester les palaces parisiens sinon ! Il existe des formules toutes faites avec champagne et suite, dans les 800€ par nuit dans les palaces parisiens.

Et pour la facture ? C’est bien à ça que sert la liste de mariage ! Ou vous préférez les casseroles et les petites cuillères ?

En revanche, parfois, ça s’apparente à de la gestion de projet. J’ai travaillé dans le conseil en communication, ma boîte avait une (petite) activité événementiel, mais une AG du CAC 40 c’est de la gnognotte à organiser à côté d’un mariage ! La preuve, un mariage ça prend bien plus de temps. (comment ça je suis de mauvaise foi ?)

Jugez donc.

Dociles et disciplinés comme nous sommes, mon fiancé et moi avons commencé par (tenter de) faire un fichier Excel des gens à inviter. Hmm, lui ? et elle ? il a une copine, machin ? oui, mais je ne la connais pas. Oh quand même, on ne va pas lui demander de venir sans elle ! Et eux, ils ont des enfants, mais ce seront les seuls enfants, ils vont s’ennuyer. Ah non, il y a bidule aussi, elle a deux enfants. Ah merde, il faut supprimer une ligne, truc a rompu avec sa copine. Attends, on a oublié de mettre nos parents. On est combien, là ? Euh, il faut qu’on en vire vingt, on est hors budget… Je sais pas qui, am stram gram…

Mais les noms des invités ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Après, il faut chercher leurs coordonnées, pour les faire-parts. Téléphone et e-mail, c’est fait en dix minutes. Mais l’adresse postale ? Euh… Lui, on le voit souvent, il habite au troisième gauche dans cet immeuble moderne en face du métro Pasteur, mais c’est quel numéro déjà ? et quelle rue, en fait ?

Après, c’est comme une compagnie aérienne, il faut identifier les végétariens, les gens qui mangent casher, ceux qui mangent hallal, et on ne va quand même pas faire un menu enfant en plus… ah si, tu crois ?

C’est là qu’arrive le deuxième Excel : le budget. Faire des estimations conservatices, respecter les normes IFRS et ne pas oublier le traiteur dans les charges à payer. Et la robe. Et la salle. Des fleurs ? Qué fleurs ? En termes de financement, si on a les fonds propres pourquoi pas, mais on augmentera notre retour sur investissement avec un levier. Le mieux serait de titriser tout ça, la tranche senior, la tranche junior, la mezzanine, le high yield, l’equity. Et puis appeler Moody’s pour noter les tranches et trouver quelqu’un à qui fourguer le 3C.

Quoi d’autre… caler une date. On peut s’estimer heureux, l’hiver on est en concurrence avec moins d’autres mariages qu’en mai ou en septembre. Trouver les témoins. Essayer de leur faire gentiment comprendre que l’enterrement de vie de célibataire, euh… c’est à dire… (oui, c’est à toi que je parle, je sais que tu me lis !)

Nous ne sommes qu’au début. Les joies des essayages de robe, de coiffure, de maquillage et tutti quanti restent à venir. Ainsi que le notaire et la déco. Mais franchement, avec tout ce qu’on doit organiser, vous ne nous en voudrez pas si on vous laisse vous asseoir tous seuls comme des grands où vous voulez, sans en plus expérimenter toutes les permutations possibles de 50 personnes pour trouver un plan de table ?**

* Le titre est une référence à « L’anthropologie n’est pas un sport dangereux » (« Not a hazardous sport » en VO), par Nigel Barley, un livre très drôle mais aussi émouvant, écrit par un anthropologue. ça se poursuit dans deux ou trois autres volumes. Ce sont des notes de voyage, mais pas que, je l’ai lu il y a des années sur le conseil de mon amie Marion, qui a toujours et avant tout le monde des bonnes références de bouquins que je n’aurais jamais trouvées toute seule. Pour dire, en 98, elle lisait Harry Potter.

** Il existe 50! (cinquante factorielle) permutations possibles de 50 éléments, soit environ 3.041 x 10^64 : la première personne a 50 places possibles. Une fois qu’elle est placée, la deuxième personne a 49 places possibles parmi les sièges vides, et ainsi de suite jusqu’à la dernière personne, qui se retrouve là où il restait une place, entre tonton Maurice et le petit cousin Lucas, 14 ans. Il y a 1 x 2 x 3 x … x 48 x 49 x 50 façons de placer ces gens, ce qu’on note 50! et qui est un tout petit peu trop pour mes nerfs…

Un thème ?

13 janvier 2009

Il faut choisir un thème pour votre mariage ! C’est le marronnier des magazines de mariées — qui, soit dit en passant, pourraient se contenter de montrer des robes, le contenu « magazine » étant souvent… euh… publi-rédactionnel ? Et puis, cette façon d’écrire comme si on s’adressait à des gamines de douze ans, ça m’insupporte !

Bref. Le thème, donc. Soit-disant, c’est un « fil rouge » autour duquel le mariage se construit, histoire que tout aille ensemble sans fausses notes. C’est d’autant plus important qu’il faut le choisir avant tout le reste (sauf le conjoint peut-être) Mais thème, comme dans parc à thème ? Thème musical ? Thème et version ? Hmm. ça me fait penser à ma prof de dessin de 6e qui ne voulait pas nous donner de sujets, mais des problématiques. « Madame, c’est quoi une problématique ? » La vérité, c’est que je bosse actuellement sur la « problématique » de mon mémoire de M2 et… je ne sais toujours pas précisément de quoi il s’agit !

J’ai vu des mariages à thème. Le seul problème, c’est que c’était dans des films américains. Le mariage indien ou japonais dans 27 robes, par exemple (qui, au passage, est un fim marrant et pas si niais, si on y va avec une copine). Mais quand j’ai été invitée à des vrais mariages d’amis, pas de thème à l’horizon. Heureusement d’ailleurs, parce que les thèmes suggérés dans les magazines donnent envie de se pendre : la plage, le rose, les coquillages (sic). Non mais sérieusement, vous nous voyez avec des coquillages dans les cheveux, manger des coquilles saint-jacques, assis sur des chaises « style grotte »  avec un décor de table en raphia et souvenirs de plage ? Tiens, du coup on pourrait faire ça dans un des châteaux de Louis II de Bavière, le rococo allemand sera pile dans le thème… Et pour la pièce montée, pourquoi pas ça ?

Trouvée sur Flickr, sur la page de Manassas Cakery (licence Creative Commons). Vous en voulez plus ? Tapez shell + wedding dans Flickr, il y a des merveilles !
Trouvée sur Flickr, sur la page de Manassas Cakery (licence Creative Commons). Vous en voulez plus ? Tapez shell + wedding dans Flickr, il y a des merveilles !

Alors bon, je vois la nécessité d’un peu d’harmonie dans la déco, les vêtements des mariés et le lieu choisi, mais ce n’est pas une soirée déguisée tout de même !

Une fois de plus, la réponse à mes interrogations existentielles est venue de mon chéri. « Et un mariage à thème mariage, c’est bien aussi, non ? »

Enlarge your péniche

7 octobre 2008

Quand j’étais petite, je rêvais de vivre sur une péniche. A vrai dire, j’imaginais une péniche qui naviguerait sur une rivière, vers la mer, à travers les écluses. Une maison bien stable, mais dont le décor changerait sur un rythme lent, propre à l’observation. Un long après-midi d’été. Je ne sais pas, ça devait venir d’un livre pour enfants que j’avais lu.

Il y a trois ans, j’ai rencontré quelqu’un qui vivait sur une péniche, à Paris. C’était assez différent de mon rêve de gamine, mais en un sens encore plus fascinant. Vivre dans un loft géant sur eau, en plein cœur de Paris mais sans voisins bruyants, sans code de porte, bercé par le clapotis de la Seine… Il y avait là quelque chose d’artistique, d’anticonformiste, de libertaire, qui me plaisait énormément.

Alors, mon fiancé et moi nous sommes renseignés, à tout hasard, pour savoir. On est tombés d’abord sur cet article, assez complet et même relativement encourageant. Oui mais voilà… L’amarrage en plein cœur de Paris est rare. Et tout ce qui est rare est cher. Sans compter les tracasseries administratives diverses (permis de navigation, permis d’amarrage pour cinq ans sans garantie sur son renouvellement et autres bêtises qui me fatiguent d’avance, mais j’ai perdu le lien). Plus de renseignements ici ou (le deuxième site est le plus complet, mais concerne plus la Belgique). Et pour ceux qui voudraient sauter le pas, bateaux logements à vendre ou à louer par ici !

Tout ça pour dire que je reste irrémédiablement attirée par les péniches, bateaux et autres habitats flottants, même si découragée par les formalités administratives et l’entretien de la chose. En revanche, j’ai été invitée récemment à une soirée sur une péniche. L’objet du délit s’appelle le Bel Horizon, ci-dessous pour vous servir, j’ai pris la photo sur le site du bateau. Nous étions cinquante à soixante personnes, dans un adorable bateau tout de lambris vêtu, pas très grand vu de l’extérieur mais qui avait largement la place d’abriter un apéro dînatoire (très sympa au demeurant), avec un bar, de la place pour grignoter debout, son verre à la main, quelques tables et chaises pour se poser, et même une petite piste de danse. Et là, les deux neurones de la blonde se rencontrent et font « tilt » !

Mais oui tiens, nous pourrions organiser une soirée sur une péniche ! En fait, nous pourrions organiser notre mariage sur une péniche ! Moi qui voulais faire ça à Paris, voilà de quoi tirer parti des atouts de la ville. Et si en plus on pouvait naviguer un peu pendant la soirée, ce serait le bonheur absolu. Pas trop longtemps non plus, on ne va pas retenir les invités en otage au milieu de la Seine jusqu’à trois heures du matin…

J’entends assez souvent parler de soirées sur un bateau, ça ne doit pas être insurmontable à organiser, d’autant que nous aimerions un assez petit mariage, et que nous nous orientons de toute manière vers un buffet. L’intérêt du buffet, c’est de pouvoir discuter avec plein de gens, sans se sentir coincé dans un menu à cinq plats à côté de la grand-tante que le plan de table nous a perfidement imposée comme voisine. Avec un peu de musique, et Paris la nuit comme décor, je suis sûre que même les plus récalcitrants aux mariages pourront s’amuser. Je m’y connais, j’étais l’une d’entre eux…

Rendons à César : le titre de cet article n’est pas de moi. La péniche, c’est le surnom du hall d’entrée de Sciences po, à cause d’un long banc — en forme de péniche, eh oui — en son milieu. C’est aussi le nom du site étudiant de Sciences po, fondé par mon ami Florian. Et, oui, ils ont fait une campagne de pub dont le slogan était « Enlarge your péniche » ! On va bien voir les requêtes Google que ça va me ramener…

Des faire-parts classe

9 septembre 2008

Remarque liminaire : je n’ai rien d’une blogueuse influente (ça se voit, non ?). Aucune marque ne m’a jamais proposé d’argent pour parler de ses produits. Quand bien même cela m’arriverait un jour, j’ai d’autres moyens de subsistance, donc ça ne m’intéresserait pas. Je parle donc de ce site en toute indépendance, juste parce que je l’ai trouvé fabuleux et que j’aimerais en faire profiter d’autres gens. D’ailleurs, je contredis là la règle de marketing qui veut que, en moyenne, lorsqu’un consommateur est content d’un produit, il en parle à 3 personnes autour de lui, alors que, lorsqu’il est mécontent, il le fait savoir à 10 personnes en moyenne… Hem. En même temps, je risque fort de n’avoir que trois lecteurs, donc bon.

C’est mon fiancé qui a trouvé ce site américain que j’adore : www.minted.com.

Le site distribue des faire-parts, cartons d’invitations, save the date d’une vingtaine imprimeurs indépendants, dont certains en exclusivité, avec des design originaux — j’ai une préférence pour ceux en format vertical, je les trouve très classe. Allez-y faire un tour, vous serez surpris. La collection est large, avec des faire-parts de mariage mais aussi de naissance, des cartes de Saint-Valentin, de Noël. A ce propos, j’ai remarqué qu’en Allemagne, (mais aussi, manifestement, aux Etats-Unis), c’est à Noël qu’en envoie des cartes de vœux à ses amis et ses clients, alors qu’en France on le fait pour le jour de l’an. Quelqu’un connaît-il une explication à ça ?

Bon, revenons à Minted. On customise la couleur, la technique d’impression (offset, gravure…), le texte, les enveloppes, on peut même rechercher exclusivement des cartes respectueuses de l’environnement. Si on hésite, on peut sauvegarder ses favoris. La livraison est possible dans le monde entier, dans une grande variété de langues et d’alphabets (leur téléphoner dans ce cas). Et pour ne pas se retrouver avec un stock invraisemblable d’invitations inutilisables en raison d’une erreur d’impression, Minted propose deux échantillons gratuits avant livraison.

Alors évidemment, tant de perfection a un prix (dégressif en fonction du nombre d’invitations) : compter 300 à 1200 $ pour 100 invitations, frais de port en sus. Cela dit, avec le cours actuel du dollar, ça peut rester intéressant…