Parfois, ça m’énerve…

29 juillet 2009

J’ai 22 ans et je vais me marier. Pour ne rien arranger je suis catholique et je veux avoir des enfants. Plusieurs. Avant trente ans si possible.

A part ça, j’ai fait des études supérieures longues, chères, à Paris où je vis toujours. J’y ai rencontré beaucoup de mes amis et pas mal de connaissances que je vois souvent dans les crémaillères, anniversaires et autres. Etant donné le coût de la vie ici et ce que nous avons tous investi dans nos études, il y a un biais de sélection envers les carriéristes parmi les gens que je fréquente. Sauf que ce n’est pas juste eux. Il y a aussi la presse féminine, les blogs, et parfois même ma famille.

J’ai cherché récemment des blogs qui parleraient de mariage, j’avais envie de connaître plus de gens qui allaient se marier, d’échanger avec eux. Et j’ai été sidérée par la façon incroyablement négative dont la majorité des blogs que j’ai vus parlaient du mariage. Et de l’engagement. Et du fait d’avoir des enfants.

Alors parfois je voudrais juste leur dire :

– Vous êtes une femme, urbaine, vous avez 32 ans, vous êtes célibataire et sans enfant, et déterminée à le rester pour « profiter de la vie », un enfant vous y penserez dans dix ans ? Vous n’avez rien d’une rebelle. Non, franchement, malgré tout ce que pouvez vous raconter, cette attitude est complètement mainstream. Dans les films, dans la chick-lit, dans les grandes villes en général.

– Il n’existe pas d’assurance contre la rupture. Ce n’est pas parce que vous vivrez dix ans ensemble avant de vous marier que vous serez sûrs de ne pas divorcer. Il y a plein de raisons légitimes d’attendre longtemps avant de prendre un engagement, échapper au divorce n’en est pas une.

– Vous vous faites généralement chier dans les mariages ? Bah oui, c’est le cas de plein de gens. Ce n’est pas une raison pour ne pas aller à ceux de vos amis.

– Vous ne voulez pas que vos parents vous imposent leurs invités et leurs choix ? Bah ne les laissez pas payer. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. J’ai même lu une fille qui disait qu’elle n’avait pas invité ses parents à son mariage mais qu’ils avaient envoyé un chèque et que franchement c’était le moins qu’ils puissent faire. Elle l’a encaissé sans scrupules.

– Vous ne voulez pas d’une « vraie » robe de mariée blanche ? Pourquoi pas, mais il se trouve que : 1. ça aussi c’est très mainstream, les mariées de nos jours s’imaginent plus une robe de soirée qu’une robe de mariée. Ma future belle-mère dirait que c’est parce que les occasions de porter une robe de soirée se font de plus en plus rares. 2. Par pitié, arrêtez de dire que la robe blanche symbolise le fait que la mariée est vierge. Ce que la robe blanche veut montrer, c’est que la mariée est en état de grâce.

– On ne se marie pas à l’église parce que c’est joli. D’ailleurs, on n’écrit pas « se marier à l’Eglise », l’Eglise avec un E majuscule désigne la communauté des fidèles. Le mariage religieux a une vraie signification pour les couples croyants, et moi en tant que catholique j’ai vraiment du mal à voir des gens qui n’y croient pas une seconde singer le mariage catho sous prétexte que c’est joli. Moi je trouve les mariages juifs très beaux, ce n’est pas pour autant que je vais réclamer de me marier dans une synagogue.

J’ai écrit ce billet il y a quelque jours, sous le coup de l’exaspération. J’ai hésité à le poster mais bon, le voilà. Qu’en pensez-vous ?

… au son d’une marche nuptiale ? Chacun donnant le bras à son parent de sexe opposé ?

On peut aussi faire plus original. Comme ce couple du Minnesota !

Rendons à César ce qui est à César : c’est mon fiancé qui a trouvé la vidéo et me l’a signalée…

Bon week-end tout le monde !

Je suis une artiste

22 juillet 2009

Si, si. Même si ça ne se voit pas.

La preuve : je vous avais promis un article sur les contrats de mariage. Bah je n’y suis pas arrivée. Je croyais avoir compris le principe général de la communauté et de la séparation, mais en cherchant des détails je me rends compte que pas du tout. En fait, ça m’a même perplexifiée quant au choix de notre propre contrat de mariage, je ne suis plus du tout sûre que notre première idée sur la question soit la bonne.

Alors, pour me rattraper, j’ai fait une autre chose que je vous avais promise : des photos des chaussures que je porterai pour le mariage.

chaussures

chaussure

Cela dit, comme artiste je suis petite joueuse par rapport à d’autres… En lisant d’autres blogueuses, j’ai découvert l’existence du site américain OnceWed : créé par une jeune mariée qui voulait revendre sa robe et ne trouvait pas mieux qu’eBay pour le faire, il a d’abord été dédié à la vente de robes de mariée d’occasion. D’ailleurs, la partie « robes à vendre » du site est très fournie, triable par taille et par créateur, il y a de très belles robes, souvent de créateurs américains dont je n’ai jamais entendu parler mais pas chères du tout.  D’autant plus que les prix sont en dollars. Bon, c’est sûr qu’il faudra rajouter le prix du Fedex qui risque d’être pas donné…

Au-delà de ça, OnceWed est très axé sur la décoration, l’ambiance du mariage, avec des conseils pour faire soi-même toutes sortes d’éléments de décoration, et de nombreux albums photos de mariages.

Je suis vraiment impressionnée par le soin que tous ces mariés inconnus mettent à créer leur grand jour dans tous les détails. Et les photographes sont vraiment bons aussi.

A titre d’exemple, j’ai cherché des idées de déco pour un mariage en hiver. Je suis tombée sur cette série de photos d’un décor de table pour petit mariage intime — et hivernal, donc.

Photo : Jeska, du blog Lobster and Swan, sur OnceWed.

Moi qui suis très loin d’avoir des idées de déco, je vais voir si je peux m’inspirer de toutes ces jolies choses…

Et vous, comment feriez-vous la déco d’un mariage en hiver ?

Snif ! Vous n’avez pas mordu à l’hameçon de mon problème de maths… Merci quand même à Maud pour son commentaire plein de bon sens, et à Julie pour ses encouragements (en fait, je lui avais déjà soumis le problème sous une forme un peu différente, et la miss a été major de sa prépa en maths donc elle ne s’est pas laissée avoir…). Comme j’ai passé un moment à rédiger la solution, la voilà quand même, et c’est assez inattendu (vous pouvez aussi sauter la démonstration et aller directement à la morale de la fable, les trois derniers paragraphes !)

Rappelons l’énoncé du problème : « Imaginons que, statistiquement, la probabilité d’être hystérique pour une femme qui n’est pas une future mariée est de 5%. Inversement, la probabilité pour une future mariée de ne pas être hystérique est de 10% seulement (la belle-mère, le gâteau, le plan de table, il y a de quoi rendre folle !). Vous rencontrez une femme complètement hystérique. Quelle est la probabilité qu’il s’agisse d’une future mariée ? »

Bridezilla -- theresa21 sur Flickr

Bridezilla -- theresa21 sur Flickr

D’expérience (en cours), la plupart des gens ont tendance 90%, ou 95%. Mais ce n’est pas forcément si simple…

Dans le monde de ce problème, une femme peut être soit hystérique, soit pas hystérique. Elle peut aussi être soit future mariée, soit pas future mariée — on pourrait se demander à partir de combien de temps avant le mariage on est considérée comme une future mariée : le moment de la demande ? Le début des préparatifs ? Plus précisément, on sait que :

– sachant qu’une femme n’est pas une future mariée, elle a 5% de chances d’être hystérique (c’est donné dans l’énoncé)

– et sachant qu’une femme n’est pas une future mariée, elle a 95% de chances de ne pas être hystérique (par déduction)

De même :

– sachant qu’une femme est future mariée, elle a 10% de chances de ne pas être hystérique (donnée)

– et, donc, 90% de chances d’être hystérique (déduction)

Si on note M l’événement « être une future mariée » et non M l’événement « ne pas être une future mariée », et qu’on note H l’événement « être hystérique » et non H l’événement « ne pas être hystérique », ceci peut se traduire par :

– Proba (H sachant non M) = 5% ou Proba (H/non M) = 5%

– Proba (non H/non M) = 95%

– Proba (non H/M) = 10%

– Proba (H/M) = 90%

Non, ne fuyez pas ! Le langage mathématique n’est ni compliqué ni effrayant, bien au contraire ! Il a été inventé par Descartes pour faciliter les démonstrations. Si vous ne me croyez pas, lisez, au hasard, le Ménon de Platon où Socrate tente d’apprendre le théorème de Pythagore à un jeune esclave, ça prend des dizaines de pages parce qu’ils n’ont pas le langage approprié. Je vous jure, le langage mathématique, c’est un progrès pour l’humanité.

Bref. Ce qu’on cherche à savoir est : sachant que la femme rencontrée est hystérique, quelle est la probabilité qu’il s’agit d’une future mariée ? On est donc en présence de l’événement H et on cherche à connaître la probabilité de M sachant H, autrement dit Proba (M/H).

C’est là qu’intervient un matheux nommé Bayes, connu des élèves de terminale. Il nous dit que Proba (M inter H) = Proba (M/H) x Proba (H), où M inter H désigne l’intersection de M et H, à savoir la probabilité qu’une femme soit à la fois hystérique et future mariée : elle est égale à la probabilité qu’une femme soit hystérique, fois la probabilité qu’elle soit future mariée sachant qu’elle est hystérique.

probaAutrement dit  : la probabilité de l’aire verte (l’intersection) est égale à la probabilité de l’aire jaune (H) fois la probabilité d’être dans le morceau vert sachant qu’on est dans l’aire jaune. Ou, au choix, dans l’autre sens : la probabilité de l’aire bleue (M) fois la probabilité d’être dans le morceau vert sachant qu’on est dans l’aire bleue.

Puisque Proba (M inter H) = Proba (M/H) x Proba (H), on peut diviser les deux côtés de l’équation par Proba (H), et on obtient : Proba (M/H) = Proba (M inter H) / Proba (H).

Héhé ! Mais la proba de (M/H), c’est justement ce qu’on cherche ! On va donc pouvoir le calculer ! Pour ça il nous faut donc Proba (M inter H) et Proba (H).

– Proba (M inter H), c’est facile : en utilisant la formule de Bayes, on peut écrire Proba (M inter H) = Proba (H/M) x Proba (M) au lieu de Proba (M/H) x Proba (H), qu’on avait utilisé plus haut.

Or, on connaît Proba (H/M) : c’est 90%, on l’a déduit de l’énoncé : sachant qu’une femme est future mariée, elle a 90% de chances d’être hystérique. Proba (M), voilà plus épineux. Quelle est la probabilité qu’une femme soit future mariée dans la population en question ? L’énoncé est muet à ce sujet. Disons que cette probabilité est de α, on arrivera peut-être à la trouver plus tard. Proba (M inter H) est alors 0,9 α.

– Peut-on tout de même calculer Proba (H) ? Eh bien, sachant qu’il y a des hystériques à la fois chez les futures mariées et chez celles qui ne le sont pas, l’événement H se décompose en H inter M (être hystérique et future mariée) et H inter non M (être hystérique et pas future mariée). Les deux sont distincts (on ne peut pas être à la fois future mariée et pas future mariée), donc on peut les additionner et dire que Proba (H) = Proba (H inter M) + Proba (H inter non M).

D’après Bayes, toujours lui, Proba (H inter M) = Proba (M) x Proba (H/M) soit Proba (M) x 90%, ce qui équivaut à 0,9 α.

De même, Proba (H inter non M) = Proba (non M) x Proba (H/non M). Comme M et non M sont complémentaires (on est soit M, soit non M), Proba (non M) = 1 – Proba (M), soit 1 – α. Et proba (H/non M) = 5%, d’après l’énoncé. Donc Proba (non M) x Proba (H/non M) = 0,05 x (1 – α).

Donc Proba (H) = 0,9 α + 0,05 x (1 – α)

Récapitulons :

La probabilité que nous cherchons est Proba (M/H). D’après Bayes, Proba (M/H) = Proba (M inter H) / Proba (H). Or : Proba (M inter H) = 0,9 α. Et Proba (H) = 0,9 α + 0,05 x (1 – α). Alors Proba (M/H) = 0,9 α / (0,9 α + 0,05 x (1 – α)), ou encore 0,9 α / (0,9 α + 0,05 – 0,05 α), soit 0,9 α / (0,85 α + 0,05).

Impossible de résoudre le problème sans connaître α, c’est-à-dire la probabilité qu’une femme soit une future mariée !

Oui, bon, vous allez peut-être vous dire que je vous casse les pieds avec mon problème de maths… Mais un exemple va montrer pourquoi ça peut être important…

Imaginons qu’il y ait 10 000 femmes. 100 d’entre elles sont de futures mariées, ce qui représente 1% de la population. Il y en a donc 9 900 qui ne sont pas de futures mariées. D’après notre énoncé :

– 10% des futures mariées ne sont pas hystériques, ce qui fait 10 personnes (10% de 100).

– 90% des futures mariées sont hystériques, soit 90 personnes.

– 5% des femmes qui ne vont pas se marier sont hystériques, soit 495 personnes (5% de 9 900).

– 95% des femmes qui ne vont pas se marier ne sont pas hystériques : 9 405 personnes.

. Parmi les hystériques, il y a donc 90 futures mariées et 495 femmes qui ne sont pas des futures mariées. Donc, si on tombe sur une hystérique, la probabilité que ce soit une future mariée est de 90 / (90 + 495) = 90 / 585 = 15,4%.

Donc : la probabilité d’avoir affaire à une future mariée est plus élevée si la personne est hystérique (15,4% de futures mariées parmi les hystériques) que si vous prenez une personne au hasard dans la population (1% de futures mariées dans la population totale). Mais pas forcément aussi élevée qu’on pourrait croire… Tout dépend de la proportion de futures mariées dans la population étudiée…

Et pourtant, nous commettons ce genre d’erreur tous les jours. C’est même la base de nombreux préjugés. Par exemple : 90% des meilleurs joueurs de squash sont pakistanais. Vous êtes à un tournoi de squash et votre adversaire est pakistanais. Est-il pour autant un bon joueur ? On n’en sait rien. Tout ce qu’on peut dire, c’est qu’il a plus de chances d’être un bon joueur que s’il n’était pas pakistanais, mais on ne peut rien en déduire de précis…

(et voilà, bienvenue dans le monde merveilleux de la probabilité conditionnelle ! qui a dit qu’on ne pouvait parler que de futilités en été ?)

Dans les films américains, on reconnaît la future mariée à son obsession du jour J, ses caprices incessants, et souvent, il faut bien le dire, au fait qu’elle soit complètement hystérique. Bridezilla

Mais les futures mariées sont-elles toutes dans ce cas ? Et, plus important pour nous tous qui voulons nous prémunir de la bridezilla, l’hystérie est-elle un bon indicateur qu’on a affaire à une future mariée ?

Imaginons que, statistiquement, la probabilité d’être hystérique pour une femme qui n’est pas une future mariée est de 5%. Inversement, la probabilité pour une future mariée de ne pas être hystérique est de 10% seulement (la belle-mère, le gâteau, le plan de table, il y a de quoi rendre folle !). Vous rencontrez une femme complètement hystérique. Quelle est la probabilité qu’il s’agisse d’une future mariée ?

(Je vous laisse chercher un peu, réponse lundi !)

Une fois que j’avais la robe, restait à choisir les chaussures qui allaient avec.

Je suis très difficile en matière de chaussures. Je ne les aime pas trop hautes, j’ai horreur des tongs et des spartiates, je n’aime pas beaucoup les sandales non plus… Pour le mariage, c’est encore un peu plus compliqué puisque :

– mes chaussures se verront sous la robe, elle tombe droite sur les chaussures

– ce sera l’hiver

– je déteste les chaussures pointues à brides qu’on vend habituellement pour les mariées. En fait, je trouve ça vulgaire la plupart du temps

Il fallait donc, comme le dit Isabelle, trouver chaussure à son pied. Le cahier des charges était : des chaussures blanches, confortables ou qui puissent le devenir en les portant un peu à la maison avant, pas pointues, pas ouvertes, et avec lesquelles je puisse marcher. Si je peux les remettre après, c’est encore mieux. De plus, la vendeuse de la boutique de robes de mariée m’avait mise en garde contre les chaussures trop hautes, au risque que la robe soit « aux fraises »… Cinq centimètres maxi, avait-elle dit.

C’est les soldes, c’est le moment de trouver ce genre de choses. J’ai commencé par parcourir des boutiques chez mes parents en province. Chou blanc une demi-douzaine de fois. A la limite, il était possible de trouver de ces chaussures pointues que je déteste, recouvertes ou pas d’un tissu vaguement satiné. Irk !

J’aurais pu aller au nouveau rayon des Galeries Lafayette dont parle Isabelle, mais je n’en avais pas encore entendu parler. Ou les acheter sur internet, mais je trouve ça trop risqué pour des chaussures. Et puis voilà que pour le week-end du 14 juillet les parents de mon fiancé nous proposent de les accompagner en Bourgogne. Près de Troyes. Où on trouve de multiples magasins d’usine.

Ma future belle-mère et moi y avons donc passé la journée d’hier. J’ai acheté pas mal de choses sans rapport avec le mariage, et nous cherchions toutes les deux des chaussures. Deuxième magasin de chaussures, nous repérons une paire de chaussures blanches à bout rond effilé et petit talon, pas mal du tout… mais trop étroites ! Snif. Nous explorons quand même le reste de la boutique, et là ma persévérance paie. Chaussures à bout rond, fermées mais avec une bride à l’arrière, 6 cm de talon à peu près et étonnamment stables. J’aime surtout la couleur, un blanc un peu rose, doux. Vendues !

Et puis là, j’ai tout le temps de les faire d’ici au mariage…

… comme l’ont abondamment signalé les journalistes qui couvraient les JO l’été dernier. Le 8 est aussi l’épine dorsale du tag que Thècle m’a envoyé. ça fait quelques jours que je voulais l’écrire, mieux vaut tard que jamais.
Alors :

1. Écrire 8 souhaits.
8 souhaits, c’est généreux, le génie de la lampe devrait en prendre de la graine ! Bon, en vrac :

– Que les gouvernements prétendument conservateurs appliquent la rigueur budgétaire qu’ils prônent dans leurs campagnes quand ils sont au pouvoir. Au hasard, qu’ils s’abstiennent de proposer un emprunt Pinay quand la dette publique atteint 75% du PIB. Je prêche pour ma chapelle là, c’est ma génération qui devra la rembourser cette fameuse dette, sans oublier les retraites à payer.

– Que Pixar continue à faire les meilleurs dessins animés du monde, leurs films sont tellement meilleurs que ceux que je regardais étant petite.

– Que les Iraniens parviennent à faire respecter la démocratie dans leur pays. Et que leur combat continue à nous intéresser même quand un chanteur américain meurt.

– Que les loyers parisiens baissent. Je ne sais pas moi, construisons des tours, ou des transports qui rendent possible de vivre en banlieue sans crises de nerfs STIFiennes quotidiennes.

– Que les gens que j’aime puissent être là à notre mariage. Et qu’ils s’entendent bien. Et que ceux qui nous ont quittés fassent la fête là-haut.

– Que de nouveaux traitements plus efficaces contre les cancers soient découverts.

– Qu’on invente un spectromètre pour les fringues, comme le proposait une copine, qui scannerait la couleur exacte d’un pull et indiquerait qu’il est de couleur « rouge 136 », pour permettre de trouver les chaussures « rouge 136 » qui s’assortiraient avec lui.

– Qu’une presse de qualité prenne le dessus sur les torchons racoleurs, mal écrits et complaisants qui font autorité actuellement. Avec l’aide de blogueurs, pourquoi pas ?

2. Dire à quoi font penser les dix mots donnés.

– Message. La voix du répondeur « Vous. Avez. Deux. Nouveaux messages. Lundi. 6. Juillet. A. 12 heures. 30 « bonjour, c’est maman… » »

– Blog. J’adore les blogs. J’adore lire des blogs, c’est souvent bien plus instructif que la « vraie » presse. J’adore aussi écrire un blog, avoir les commentaires de mes amis au détour d’une conversation, je suis toujours surprise de la quantité de gens qui me lisent. Et pour ceux qui ne me connaissent pas, je ne suis jugée que par ce que je fais et pas par qui je suis, et ça, c’est précieux. J’adore rencontrer des gens par les blogs, je trouve que bien souvent ça se fait plus simplement, plus sincèrement, que dans la vraie vie.

– Prix. Le Prix du meilleur mémoire ? Comment vous savez que je le convoite ? J’ai mes chances je crois, et le prix paierait la lune de miel, reste plus qu’à faire le dossier.

– Scrap. C’est le nom de l’écureuil de l’Âge de glace ? Ah non, lui c’est Scrat. Je le verrais bien ce film, même s’il a peu de chances de valoir un Pixar, mais il faut savoir varier les plaisirs. Sinon j’aime bien Miyazaki aussi. Oui voilà, je le proclame sur ce blog, j’adore les dessins animés.

– Création. D’entreprise, un jour peut-être.

– Bonheur. Famille, beau temps, jardin, bonne bouffe. Les amis sont les bienvenus aussi. Sinon, hier une amie a dit, parlant d’une autre amie « pour elle, rien n’est jamais grave dans la vie ». C’est parfaitement vrai pour la personne dont il s’agit, et je crois que c’est un bon moyen d’être heureux.

– Enfant. ça c’est moi. J’adore le chocolat et j’ai dormi avec une peluche jusqu’à 20 ans. Sinon, il y aussi « avoir des enfants », c’est ce que j’ambitionne après le mariage, inch’allah.

– Passion. Le thème de l’année en culture gé quand j’étais en prépa. ça permet de lire plein de choses géniales. Je vous conseille Belle du Seigneur d’Albert Cohen, et l’Education sentimentale de Flaubert. Et les Passions de lâme de Descartes (même si on dirait un titre de Danielle Steel), ça se replace bien dans une conversation. Et puis Zweig, et Stendhal — là, vous devriez avoir cerné la mienne, de passion…

– Vie. « La vie c’est ce qui arrive pendant qu’on faisait d’autres plans », je ne sais plus qui a dit ça.

– Croix. Euh, bah je suis catholique, donc ça me semble assez évident…

3. Dire un mot sur ma tagueuse.

Thècle fait partie des gens que j’ai rencontrés grâce aux blogs. Elle est mère de quatre cinq enfants, créatrice du Front de libération du parent du foyer, et elle trouve encore le temps d’alimenter son blog, amusant et intelligent, où elle ne mâche pas ses mots. Et puis elle aime Roald Dahl, donc c’est forcément une fille bien.

4. Taguer 8 personnes et les prévenir.

8, c’est beaucoup. Porte-bonheur, mais beaucoup.

Alors déjà Julie, parce que c’est ma meilleure amie et qu’elle a un nouveau blog voyage que je vous invite à découvrir. A l’heure où je parle, elle bronze sur une plage en Nouvelle-Zélande. Non non, je ne suis pas jalouse. Pas trop.

Et Marine, qui a pourtant prévenu que c’était les vacances et qu’elle allait bloguer moins.

Ma future belle-mère, qui sait, elle finira peut-être par changer d’avis et ouvrir un blog, elle ferait des heureux.

Elise, parce que j’ai envie de voir à quoi ressembleraient les souhaits d’une geekette pareille. Et parce qu’elle a vu Là-haut en avant-première.

La pestouille et son paresseux de compagnie.

Et ce sera déjà pas mal. Ceux qui veulent s’auto-taguer sont évidemment invités à les faire. Je suis économiste, je crois en la main invisible, ça fera 8 🙂

Et sinon, promis, d’autres articles sont à venir prochainement. Sur les wedding cakes et sur les contrats de mariage.