Ma douce,

Tu es la femme parfaite et je t’épouserais au milieu d’un volcan en éruption si tel était ton souhait. J’ai parlé d’un mariage en uniforme, mais si cette idée te repousse, je la repousserai. Mais j’en ai parlé parce que… Lire la suite »

Jaquette ou uniforme ?

19 septembre 2008

Il y a une inégalité révoltante dans les mariages. Un désintérêt, une discrimination même. Alors que les couples et l’industrie du mariage en général glosent à n’en plus finir sur les robes de mariée, la tenue du marié compte généralement pour peanuts. Lorsqu’un passage y est consacré, c’est souvent hors sujet — non, les magazines de mariage, porter une queue-de-pie en plein après-midi ce n’est pas « classique » ou « traditionnel », et encore moins « élégant », le mot qui convient est… plouc. Ou alors on peut lire que les costumes et jaquettes peuvent se louer, ou encore qu’acheter une couleur neutre genre gris ou bleu marine permet de mieux les réutiliser ensuite, alors que personne ne s’offusque qu’une robe de mariée à 2000€ ne soit portée qu’une seule fois par sa propriétaire.

« J’aimerais me marier en uniforme » m’a dit mon fiancé (qui n’est pas militaire, donc ça reste du conditionnel, pour le moment du moins). « Alors là jamais ! » s’est exclamée une amie (qui sort avec un polytechnicien, donc la question pourrait se poser un jour). « Tu te rends compte de ce que ça signifie, ce serait comme épouser la fonction, le symbole militaire désincarné, je m’en fous moi qu’il soit militaire, c’est la personne que j’épouse ! »

Mais au fond, pourquoi se marier en uniforme ? Ceux qui me lisent souvent, ou qui me connaissent personnellement, savent que répondre « c’est la tradition » n’est pas une option. Alors… C’est un moyen d’être élégant, de se démarquer du reste des invités et peut-être de ne pas focaliser l’attention générale sur la mariée. C’est un moyen d’éviter la pompeuse jaquette sans se contenter du banal costume. Encore que, ce qui me déplaît dans la jaquette c’est le côté cérémonieux, pas sûr que l’uniforme soit mieux à ce point de vue ! Euh, quoi d’autre ? C’est pour l’esprit de corps avec les amis militaires invités à la cérémonie ? Et puis, c’est vrai que l’épée et le bicorne, ça a la classe… Qui a dit « ou pas » ?

Et pourquoi ne pas se marier en uniforme ? Déjà, si la mariée a opté pour une robe courte, les deux vont jurer. Et c’est vrai qu’il y a le côté symbole d’une fonction, d’un état. Sans compter que ça convient plus aux mariages guindés cathos à la campagne, avec chapeau, château et tutti quanti.

Cela dit, moi qui croyais ne pas avoir d’opinion sur le sujet, quand mon fiancé a lâché tout à l’heure qu’il y pensait sérieusement, quelque chose s’est réveillé en moi. Un uniforme ? Lui ? C’est vrai qu’il est élégant naturellement, il porte des costumes assez souvent, donc le mariage en costume est peut-être trop quotidien. Devrais-je lâcher du lest sur la jaquette ? Ce n’est pas si laid, finalement, une jaquette, et à tout prendre moins rigide qu’un uniforme.

Dis, mon chéri ? Et le pire, c’est qu’il est à côté de moi sur le canapé pendant que j’écris ça. Je suis devenue une geekette. Au secours !

Au printemps, mon fiancé et moi sommes allés au mariage d’un ami à Hambourg. Ville charmante au demeurant (si si), assez bobo, avec des bâtiments en brique rouge le long du port reconvertis en bureaux ou en lofts. Il y avait aussi une montgolfière sur un pré, dans laquelle on aurait tellement aimé faire un tour, mais il y avait trop de vent… On s’est éloignés la mort dans l’âme, frustrés de réjouissances aériennes, pour nous rendre à la soirée de mariage.

Et là, on a retrouvé Eole. Les mariés avaient eu l’excellente idée de distribuer à tous leurs invités des lanternes thaïlandaises en papier, sur lesquelles certains ont écrit un petit mot. Nous avons attendu qu’il fasse nuit, puis nous sommes sortis. Une après l’autre, nous avons avons allumé les bougies dans les lanternes et avons attendu que le papier se gonfle d’assez d’air chaud pour s’envoler. Exactement sur le principe de la montgolfière. L’atmosphère tenait à la fois de la retraite aux flambeaux du 14 juillet et du lâcher de ballons à la kermesse de l’école, et la procession de lumières qui dansaient dans le vent sur la ville était absolument magnifique…

C’est là que les choses drôles commencent. Vous avez peut-être entendu parler des OVNI de l’île d’Yeu ? Un jeune homme, au volant de sa voiture, a soudain vu deux grosses boules lumineuses dans le ciel. Intrigué, il s’arrête, et ce ne sont pas moins de huit boules qui passent dans le ciel, glissant sans bruit, comme des capsules pleines de petits hommes verts prêts à nous coloniser… Les envahisseurs sont-ils parmi nous, se demandèrent des internautes inquiets… Après tout, des points lumineux qui volent en formation, qu’est-ce que ça pourrait être à part des extraterrestres ?

Eh bien, ça pourrait être nos petites lanternes, par exemple, explique le Figaro. Un pique-niqueur avait justement décidé d’en lâcher ce soir-là pour fêter un anniversaire… Un cas similaire avait d’ailleurs été observé l’an dernier en Angleterre. Mais cela ne suffit pas à convaincre quelques irréductibles commentateurs sur Ufofu — site consacré à « la vie extraterrestre, les PAN [?] et les OVNI.

Loin de moi l’idée de juger ces braves Ufoïstes, vous pensez bien. Il y en a qui voient des OVNI, et il y en a d’autres qui ne peuvent pas résister à la bonne blague potentielle, d’autant plus que ces lanternes thaïlandaises sont quand même magnifiques, jugez plutôt :

(image AFP, via le Figaro)

On peut se les procurer sur le site britannique www.skylanterns.com, qui les vend par boîtes de 15 (50,33€ la boîte), hors frais d’expédition de 16,60€ à 29€ en fonction du nombre de boîtes commandées. Pour un mariage, il est aussi possible de commander le « Wedding package » (247€ frais de port inclus), assortiment de lanternes décoratives et de lanternes montgolfières, mais en fait ça me paraît moins intéressant — c’est moi ou les lanternes déco sont un peu tartes ?

J’aurais pu écrire un article sur les dragées dans la rubrique « traditions à la con ». Parce que les dragées, c’est quand même typiquement le truc qu’on offre aux mariages et aux baptêmes — en fait, j’ai plus d’expérience en baptêmes qu’en mariages — et dont tout le monde se fiche plus ou moins. Evidemment, c’est très sympa de la part des mariés/parents d’offrir un petit quelque chose à leurs invités, qui plus est quand c’est un petit truc tout mignon enveloppé de tulle rose avec un joli carton Théo, 16 septembre 2008. Mais justement, pour moi ça reste un petit cadeau symbolique, qui atterrit tel quel sur une étagère où on pourra le contempler pendant les dix années suivantes. J’ai encore, comme ça, un ballotin de dragées du baptême de mon filleul en 2002.

Mais on ne va pas être négatif. C’est pourquoi, au lieu de décrier les dragées, je préfère parler d’un substitut sympa. Parce que le principe des dragées c’est important, c’est Mariages magazine qui le dit. Elles sont un symbole d’abondance, de fécondité et de longévité puisque les apothicaires les vendaient aux femmes enceintes (sic, version papier du magazine). D’ailleurs, les Grecs avaient déjà leur version des dragées, au miel et aux épices, c’est un des trois trucs qu’ils nous ont légués, avec la démocratie et la pensée d’Aristote.

Enfin soyons honnêtes, les dragées ne sont pas très funky. C’est ce que se sont dit de géniaux marketeurs chez M&M’s. En lieu et place des dragées, les fiancés ou les parents peuvent choisir sur le site leurs propres M&M’s customisés, en faisant imprimer les deux textes de leur choix sur des M&M’s de deux couleurs au choix parmi neuf. Les bonbons sont ensuite disponibles en petits sachets (3€ pièce) ou gros étui (9€), et livrés à domicile en deux semaines. On peut même en faire des cadeaux d’entreprise.

Je trouve le choix un peu limité, en termes de couleurs et d’emballages possibles. Mais c’est une exploitation intelligente du produit, et je pense me laisser tenter un jour, juste pour le clin d’œil… même si ce ne sera pas forcément à notre mariage.

Mais je veux bien un Macbook Air — surtout depuis que mon brave vieil ordinateur s’est mis à respirer comme un papi asthmatique.

Je pensais qu’il n’y avait rien d’extraordinaire à ne pas vouloir de bagues de fiançailles. Je ne suis pas sensible aux bijoux, je ne l’ai jamais été, et ça ne choquait pas autour de moi. Mais la bague de fiançailles, je ne sais pas, ça doit faire partie de toutes ces traditions liées au mariage qui sont incontournables pour des tas de gens, mais juste bizarres pour moi.

Si j’avais une bague de fiançailles, je sais très bien ce qui arriverait à la pauvre chérie, et à l’éventuel diamant qui la surmonterait. Je la porterais tout le temps, parce que c’est un cadeau, qui plus est de l’homme que j’aime, et que ça m’aurait fait très plaisir. Du coup, elle subirait les agressions du soleil, de l’eau de vaisselle, de la transpiration et j’en passe. Et elle se prendrait aussi des coups. Et la pierre éventuelle finirait par se desceller, ou se briser — comment ça un diamant c’est dur et ça ne se brise pas ? Et une fois qu’elle serait bien abîmée, je la perdrais.

Je n’invente rien. C’est ce qui est arrivé à tous mes bijoux jusqu’à présent. La croix en or que j’ai autour du cou, cadeau de profession de foi, a un impact juste au milieu d’une branche. J’ai perdu le saphir de la bague que ma tante m’avait offerte quand j’étais petite. Ma montre adorée, cadeau de mon père, est tombée dans une bouche d’égout et n’a pu être sauvée que grâce au dévouement des agents de voirie chez qui je suis allée pleurer. J’ai perdu mes boucles d’oreilles préférées. D’ailleurs, me faire percer les oreilles a été une épreuve très pénible, avec infections en tout genre, à la grande déception de mes parents qui m’avaient offert de sublimes boucles d’oreilles que je n’ose pas mettre parce qu’elles s’accrochent à mes vêtements. Et le bracelet que m’a offert mon fiancé en mai a déjà perdu deux des trois médailles qui y étaient accrochées.

ça suffit. Je ne veux plus porter la responsabilité des bijoux que m’offrent des gens bien intentionnés qui m’aiment. Je ne veux plus les décevoir. Donc je me passerai de bague, mon chéri et, comme dit un ami à qui j’ai récemment expliqué mes raisons, il faut me garder, je ne coûte pas cher !

(Sinon, avec le Macbook Air, je veux bien une souris sans fil, aussi. Mais un modèle à batterie rechargeable, celles à piles c’est de l’arnaque, elles se vident super vite. Moi aussi je t’aime.)

Dans mariage, il y a robe de mariée. La mère de mon fiancé a eu la bonne idée d’acheter des magazines consacrés au sujet, qui présentent des avalanches de robes sur papier glacé. Des toutes simples, des grosses meringues froufroutantes, des bustiers, des robes à bretelles, quelques rares à manches longues, certaines agrémentées d’un boléro ou un manteau — bah oui, on se marie à Noël, il fera FROID ! Et même, des robes courtes, et aussi (horreur !) des trucs pantalons bizarres. Non, franchement, c’est laid. La palme revient à la « robe » composée d’un pantalon, un bustier, et un voile fixé sur le cul…

Sauf que. Sauf que ces robes sont présentées en photo par des mannequins. Souvent, il s’agit de photos de défilés. Et moi, je mesure 1m57. Dans le civil, la robe longue, je n’en ai jamais trouvé qu’une seule qui m’aille, et encore je manque de m’étaler dessus chaque fois que je la porte, même avec des talons. Je regardais donc ces photos avec un peu de scepticisme. Certes, il y avait des modèles très chouettes, mais qu’est-ce que donnerait ce jupon brodé avec 20 cm de tissu en moins… ?

C’est alors que, il y a deux jours, nous sommes allés (mon fiancé, sa mère et moi) prendre un chocolat chez Angelina — charmant salon de thé dans le Palais des Congrès de Paris, ou rue de Rivoli, qui sert le meilleur chocolat du monde, je vous le conseille ! Et là, la mère de mon fiancé me dit « tenez, on va voir la boutique de robes de mariées du Palais des Congrès ? » Faire du lèche-vitrine ? Toujours prête !

Alors évidemment, on n’avait pas de rendez-vous. Et le mariage est dans plus d’un an. Je n’ai pas fait un vrai essayage. Mais, devant mes doutes sur la robe longue, la vendeuse m’a gentiment proposé d’en passer une, pour voir.

C’est beau, les robes de mariée. J’ai passé un modèle à taille Empire (ça allonge les jambes). Et, même si elle était trop longue et trop serrée à la poitrine, c’était… c’était encore mieux qu’essayer des pointes de danse pour la première fois, ou les escarpins de ma mère, ou mon premier tailleur.

Allez, quand les collections hiver 2009 seront sorties, j’irai faire des vrais essayages. Peut-être même que ce sera marrant, en fait.

Bonjour les amis !

10 septembre 2008

Comme nous vous l’avons annoncé, nous avons décidé de nous marier. Si ça vous amuse, je vous invite à découvrir ce blog, dont j’ai eu l’idée en procrastinant mon rapport de stage — qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour ne pas bosser… Il vous est destiné en priorité, donc faites comme chez vous !

(lâche tes coms, kikoo, lol, diraient certains).

Des faire-parts classe

9 septembre 2008

Remarque liminaire : je n’ai rien d’une blogueuse influente (ça se voit, non ?). Aucune marque ne m’a jamais proposé d’argent pour parler de ses produits. Quand bien même cela m’arriverait un jour, j’ai d’autres moyens de subsistance, donc ça ne m’intéresserait pas. Je parle donc de ce site en toute indépendance, juste parce que je l’ai trouvé fabuleux et que j’aimerais en faire profiter d’autres gens. D’ailleurs, je contredis là la règle de marketing qui veut que, en moyenne, lorsqu’un consommateur est content d’un produit, il en parle à 3 personnes autour de lui, alors que, lorsqu’il est mécontent, il le fait savoir à 10 personnes en moyenne… Hem. En même temps, je risque fort de n’avoir que trois lecteurs, donc bon.

C’est mon fiancé qui a trouvé ce site américain que j’adore : www.minted.com.

Le site distribue des faire-parts, cartons d’invitations, save the date d’une vingtaine imprimeurs indépendants, dont certains en exclusivité, avec des design originaux — j’ai une préférence pour ceux en format vertical, je les trouve très classe. Allez-y faire un tour, vous serez surpris. La collection est large, avec des faire-parts de mariage mais aussi de naissance, des cartes de Saint-Valentin, de Noël. A ce propos, j’ai remarqué qu’en Allemagne, (mais aussi, manifestement, aux Etats-Unis), c’est à Noël qu’en envoie des cartes de vœux à ses amis et ses clients, alors qu’en France on le fait pour le jour de l’an. Quelqu’un connaît-il une explication à ça ?

Bon, revenons à Minted. On customise la couleur, la technique d’impression (offset, gravure…), le texte, les enveloppes, on peut même rechercher exclusivement des cartes respectueuses de l’environnement. Si on hésite, on peut sauvegarder ses favoris. La livraison est possible dans le monde entier, dans une grande variété de langues et d’alphabets (leur téléphoner dans ce cas). Et pour ne pas se retrouver avec un stock invraisemblable d’invitations inutilisables en raison d’une erreur d’impression, Minted propose deux échantillons gratuits avant livraison.

Alors évidemment, tant de perfection a un prix (dégressif en fonction du nombre d’invitations) : compter 300 à 1200 $ pour 100 invitations, frais de port en sus. Cela dit, avec le cours actuel du dollar, ça peut rester intéressant…

« Mais tu ne pourrais pas mettre tes chaussettes au sale, pour une fois ! »

Voilà le genre de petite phrase passive-agressive qui m’évoque irrésistiblement une mégère poursuivant son mari à travers l’appartement, armée d’un plumeau. Chouette fantasme, vous ne trouvez pas ? Non ? Bande de rabat-joies.

L’étude n’est pas toute récente et j’en avais déjà entendu parler. Mais, alors que je commençais à trouver que, décidément, c’était moi qui faisais tout dans cet appartement, j’ai cherché et retrouvé la référence : Time Allocation within the Family: Welfare Implications of Life in a Couple, par Hélène Couprie, paru en 2007 dans l’Economic Journal (la version complète n’est accessible qu’aux abonnés). L’auteur, qui enseigne à l’université de Toulouse 1, a étudié le temps passé par les hommes et les femmes britanniques à nettoyer, ranger, repasser, et autres activités enrichissantes, selon qu’ils soient célibataires ou en couple.

Le résultat est sans appel. Alors que les célibataires consacrent sensiblement le même temps aux corvées (10 heures par semaine pour les femmes, en moyenne, contre 7 pour les hommes), les femmes en couple en sont à 15 heures par semaine en moyenne, contre 5 pour leurs compagnons. Cette situation reflète, selon l’auteur, les inégalités constatées par ailleurs dans la vie professionnelle.

Les hommes semblent donc avoir tout à gagner à s’installer en couple (d’ailleurs, c’est vrai aussi en termes d’espérance de vie, je retrouverai le lien un de ces jours), tandis que pour les femmes, au moins en termes de corvées domestiques, c’est moins net… Ce que l’étude ne dit pas, c’est si, du coup, les couples lesbiens consacrent trois fois plus de temps à nettoyer leur appartement que les couples gays ?

En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’au total un couple fait plus le ménage que deux célibataires — probablement parce que la surface à entretenir est plus grande. A quand des campagnes de pub vantant le mariage, financée par les lessiviers et javelliers ?

Et quant aux raisons d’une telle distribution archaïque des tâches… L’explication féminine : « mais il ne fait jamais rien ! Il faut bien que fasse le ménage, sinon on vivrait dans une porcherie, et lui il s’en ficherait pas mal ! » L’explication masculine : « Quand j’essaie, elle n’est jamais contente. Elle veut tout contrôler, ce n’est jamais assez bien quand c’est moi qui m’y mets. » Et l’explication de ma grand-mère (88 ans) : « Tu n’y penses pas ! Un homme, faire le ménage ? Ce n’est pas son rôle, enfin ! »

Honni soit qui mal y pense

1 septembre 2008

Comme le titre du blog l’indique, nous sommes encore à 16 mois de la date prévue du mariage, il nous reste beaaaaaaaucoup de temps pour le préparer. En fait, nous n’avons encore annoncé notre intention de nous marier qu’à très peu de personnes. Mon amie Julie en fait partie et, comme elle est loin, nous communiquons actuellement par e-mail et chat, essentiellement (snif ! tu me manques !)

Il y a quelques jours, nous avons tenu à peu près ce langage :

Moi : On a commencé à parler de l’organisation du mariage.

Julie : Cool ! Mais vous ferez quelque chose de pas trop cucul, quand même ?

Moi : Bah évidemment ! Pour qui tu nous prends !

Julie : Alors, quelle sera la part de traditions, et de traditions à la con ?

Moi : Bah, des traditions, un peu quand même. La messe, la robe blanche, tout ça… Les traditions à la con, franchement non. Le DJ qui passe la danse des canards et la macarena, très peu pour moi ! Sans compter les « jeux »… et les dragées…

Julie : Rassure-moi, tu mets la jarretière dans les traditions à la con ?

Moi : Oui ! (in petto) je sais que c’est un truc beauf qui consiste à exhiber sa cellulite ses cuisses, mais ça consiste en quoi exactement… ?

Wikipedia est notre ami. La jarretière y est définie comme « une pièce de vêtement masculin [???] ou féminin servant à maintenir et tendre les bas. » Je continue ma lecture, et là… c’est le drame !

L’idée, c’est que les invités masculins sont censés voler la jarretière de la mariée au cours de la fête ; tiens, une réminiscence de la cour de récré où je me faisais courser par des gamins avides de tirer mes nattes ! Ou, pire, la jarretière est mise aux enchères — qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour augmenter son pouvoir d’achat — et le gagnant de l’enchère va la chercher avec ses dents !

Quelle horreur ! Bon, pour être honnête, je ne vois pas vraiment mes amis se prêter à ce genre de jeu, je crois que je risque moins de prendre un coup de dent que de plomber l’ambiance…