J’aurais pu écrire un article sur les dragées dans la rubrique « traditions à la con ». Parce que les dragées, c’est quand même typiquement le truc qu’on offre aux mariages et aux baptêmes — en fait, j’ai plus d’expérience en baptêmes qu’en mariages — et dont tout le monde se fiche plus ou moins. Evidemment, c’est très sympa de la part des mariés/parents d’offrir un petit quelque chose à leurs invités, qui plus est quand c’est un petit truc tout mignon enveloppé de tulle rose avec un joli carton Théo, 16 septembre 2008. Mais justement, pour moi ça reste un petit cadeau symbolique, qui atterrit tel quel sur une étagère où on pourra le contempler pendant les dix années suivantes. J’ai encore, comme ça, un ballotin de dragées du baptême de mon filleul en 2002.

Mais on ne va pas être négatif. C’est pourquoi, au lieu de décrier les dragées, je préfère parler d’un substitut sympa. Parce que le principe des dragées c’est important, c’est Mariages magazine qui le dit. Elles sont un symbole d’abondance, de fécondité et de longévité puisque les apothicaires les vendaient aux femmes enceintes (sic, version papier du magazine). D’ailleurs, les Grecs avaient déjà leur version des dragées, au miel et aux épices, c’est un des trois trucs qu’ils nous ont légués, avec la démocratie et la pensée d’Aristote.

Enfin soyons honnêtes, les dragées ne sont pas très funky. C’est ce que se sont dit de géniaux marketeurs chez M&M’s. En lieu et place des dragées, les fiancés ou les parents peuvent choisir sur le site leurs propres M&M’s customisés, en faisant imprimer les deux textes de leur choix sur des M&M’s de deux couleurs au choix parmi neuf. Les bonbons sont ensuite disponibles en petits sachets (3€ pièce) ou gros étui (9€), et livrés à domicile en deux semaines. On peut même en faire des cadeaux d’entreprise.

Je trouve le choix un peu limité, en termes de couleurs et d’emballages possibles. Mais c’est une exploitation intelligente du produit, et je pense me laisser tenter un jour, juste pour le clin d’œil… même si ce ne sera pas forcément à notre mariage.

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Honni soit qui mal y pense

1 septembre 2008

Comme le titre du blog l’indique, nous sommes encore à 16 mois de la date prévue du mariage, il nous reste beaaaaaaaucoup de temps pour le préparer. En fait, nous n’avons encore annoncé notre intention de nous marier qu’à très peu de personnes. Mon amie Julie en fait partie et, comme elle est loin, nous communiquons actuellement par e-mail et chat, essentiellement (snif ! tu me manques !)

Il y a quelques jours, nous avons tenu à peu près ce langage :

Moi : On a commencé à parler de l’organisation du mariage.

Julie : Cool ! Mais vous ferez quelque chose de pas trop cucul, quand même ?

Moi : Bah évidemment ! Pour qui tu nous prends !

Julie : Alors, quelle sera la part de traditions, et de traditions à la con ?

Moi : Bah, des traditions, un peu quand même. La messe, la robe blanche, tout ça… Les traditions à la con, franchement non. Le DJ qui passe la danse des canards et la macarena, très peu pour moi ! Sans compter les « jeux »… et les dragées…

Julie : Rassure-moi, tu mets la jarretière dans les traditions à la con ?

Moi : Oui ! (in petto) je sais que c’est un truc beauf qui consiste à exhiber sa cellulite ses cuisses, mais ça consiste en quoi exactement… ?

Wikipedia est notre ami. La jarretière y est définie comme « une pièce de vêtement masculin [???] ou féminin servant à maintenir et tendre les bas. » Je continue ma lecture, et là… c’est le drame !

L’idée, c’est que les invités masculins sont censés voler la jarretière de la mariée au cours de la fête ; tiens, une réminiscence de la cour de récré où je me faisais courser par des gamins avides de tirer mes nattes ! Ou, pire, la jarretière est mise aux enchères — qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour augmenter son pouvoir d’achat — et le gagnant de l’enchère va la chercher avec ses dents !

Quelle horreur ! Bon, pour être honnête, je ne vois pas vraiment mes amis se prêter à ce genre de jeu, je crois que je risque moins de prendre un coup de dent que de plomber l’ambiance…

Eh oui. Je trouve la pratique de la liste de mariage vraiment désuète, pour ne pas dire dépassée.

C’est sûr, comme pas mal de gens j’aime bien les cadeaux. Et après tout, un mariage ça coûte cher : nous avons reçu ce matin le devis d’une salle qui nous intéresse, pour un bon dîner il semblerait qu’il faille compter 120 à 150€ par personne. L’usage, me dit mon fiancé, consiste pour chaque convive à contribuer à la liste de mariage à la hauteur du prix de son repas — sauf impossibilité pécuniaire, évidemment. Donc, 120€ multiplié par le nombre prévu de nos invités, ça fait une jolie petite somme, finalement.

Oui, mais… la liste de mariage, souvenons-nous, ce sont des cocottes-minutes, petites cuillères, assiettes à dessert, fourchettes à poisson et autres éléments super sexy, pour lesquels on a vraiment une envie dévorante de dépenser des fortunes ! Comment ça non ? On me dit dans l’oreillette que de nos jours la majorité des couples vivent déjà ensemble au moment du mariage, et sont donc pourvus en termes de casseroles et de vaisselle… d’autant plus que l’âge du mariage atteint 29 ou 30 ans en moyenne, et si à cet âge il y a encore des gens pour vivre comme des étudiants, ce n’est pas des casseroles qu’il faut leur offrir, mais un abonnement au Journal de Mickey !

L’alternative, vantée au hasard par le site mariage des Galeries Lafayette, c’est la liste de voyage. Effectivement, c’est déjà plus sympa, se faire payer une lune de miel… Cependant, les options standard généralement proposées se limitent à faire la crêpe sur une plage dans une quelconque île… berk ! Pas du tout ma conception de vacances sympa ! On peut évidemment personnaliser beaucoup plus, mais en dernière analyse il s’agit toujours de réserver des packages, ou au mieux des modules, dans une agence de voyage, avec hôtel imposé et une dose assez homéopathique d’imprévu, d’aventure, de découvertes personnelles qui font pour moi tout le sel des vacances.

Et puis, j’ai toujours détesté faire des listes au Père Noël. Savoir à l’avance ce que je recevrai enlève la moitié du plaisir, et me donne la désagréable impression de quémander des cadeaux…