A la base je n’ai pas d’opinion sur les fleurs. On m’en a rarement offert et ça ne me manque pas. Elles sont belles dans la nature mais faire l’effort de cultiver soi-même des trucs qui ne se mangent pas, bof. Remarquez, il paraît qu’on peut se servir de fleurs en cuisine. Enfin bon, il paraît aussi qu’on peut faire de la cuisine au sperme, ce n’est pas pour autant que c’est appétissant !

Et puis j’ai commencé à lire par-ci par-là des conseils « pour les fleurs de votre mariage ». Alors si j’ai bien compris les fleurs sont censées avoir deux usages lors d’un mariage : le bouquet de la mariée et la déco.

En réfléchissant un peu, je suppose que l’usage de fleurs pour décorer venait du fait que les fleurs poussent gratuitement dans les jardins, et que c’était l’élément de décoration facile, mignon et pas cher des mariés du XIXe siècle à la campagne. Mais j’avoue que j’ai un peu de mal à voir la nécessité des fleurs pour un mariage en hiver à Paris. Parce que si c’est pour détruire son portefeuille et concomitamment la planète à faire venir des fleurs exotiques par avion, il y a peut-être d’autres options possibles… Je ne sais pas moi, des bougies, des mobiles, des personnages en origami ?

Et puis vient le bouquet de la mariée. J’ai cherché, je n’ai pas trouvé d’où venait cette coutume. Il paraît que le fait de lancer le bouquet, vu et revu dans les comédies romantiques américaines, serait en fait une brillante idée des Français de la Renaissance. Il paraît aussi que le marié doit choisir le bouquet, qui doit aller avec la robe bien sûr, mais hors de question pour lui de voir la robe avant le mariage. Quel coupage de cheveux en quatre… Nous, nous avons choisi ma robe ensemble, et quant aux fleurs, je doute que ça passionne mon chéri. En revanche sa mère est tout à fait motivée, on n’aura qu’à choisir ça toutes les deux.

De toute façon c’est vite vu. Mes fleurs préférées sont les coquelicots, et une grande part de leur charme à mes yeux tient au fait qu’on ne peut pas les cueillir sans les tuer. Elles vivent dans les champs, elles restent dans les champs, et meurent plutôt que de renoncer à leur liberté. Sinon, j’aime bien les lys, je les trouve assez élégants. Alors puisqu’il faut un bouquet, deux-trois lys seront très bien. Et on verra bien si mon fiancé réussira à en mettre un à sa boutonnière — si c’est le cas, je ferai une photo !

Enfin bref. Je crois savoir qu’il y a parmi mes lectrices (et lecteurs ? Manifestez-vous !) des gens qui connaissent et aiment les fleurs. Je suis tout ouïe, apprenez-moi. Vous avez même le droit de trouver que j’ai TROP l’esprit de contradiction.

Mais ne comptez pas sur moi pour lancer le bouquet !

Jouet sexiste

21 août 2009

On s’éloigne du thème de ce blog, là, mais je tenais à clamer mon indignation ! Vous avez été comme moi des petites filles sages qui lisaient Martine, jouaient à la poupée et avaient une grosse cuisinière en plastique avec plein de petits ustensiles en plastique dans leur chambre ? Bah croyez-moi, c’était une éducation hyper féministe par rapport à ça :

L'aspirateur jouet...

L'aspirateur jouet...

et surtout, ça :

... et son amie la serpillère jouet

... et son amie la serpillère jouet

Photos prises au rayon jouets d’un grand magasin suisse, à Coire. Il semblerait qu’il existe aussi un fer à repasser jouet. Vous remarquerez que, non contents d’affirmer urbi et orbi que le ménage est amusant (pourquoi pas, après tout, la méthode Coué ça peut marcher), les concepteurs des charmants joujoux ont utilisé, sur les boîtes, uniquement des images de petites filles souriantes. Si on voulait envoyer le message que le ménage c’est pour les filles, et qu’en plus c’est super épanouissant pour elles, on ne s’y prendrait pas autrement… C’est étonnant, je n’ai pas vu de boîte de jeu sthétoscope, tubes à essai ou ordinateur portable de businesswoman dans la même collection…

Quel marketing de merde…

Mais bon, tout n’est pas perdu. Pendant ce temps, des chercheurs se penchent sur l’adoption des comportements de genre par les enfants (merci Marion pour le lien). Le jouet préféré de mon filleul est sa cuisinière. Et moi qui ne sais pas coudre, je sais comment fonctionne un moteur à explosion.

Vous en pensez quoi ? Vous avez eu quel type de jouets petit(e)s ? Vous donnez ou donneriez quoi à vos enfants ?

Parfois, ça m’énerve…

29 juillet 2009

J’ai 22 ans et je vais me marier. Pour ne rien arranger je suis catholique et je veux avoir des enfants. Plusieurs. Avant trente ans si possible.

A part ça, j’ai fait des études supérieures longues, chères, à Paris où je vis toujours. J’y ai rencontré beaucoup de mes amis et pas mal de connaissances que je vois souvent dans les crémaillères, anniversaires et autres. Etant donné le coût de la vie ici et ce que nous avons tous investi dans nos études, il y a un biais de sélection envers les carriéristes parmi les gens que je fréquente. Sauf que ce n’est pas juste eux. Il y a aussi la presse féminine, les blogs, et parfois même ma famille.

J’ai cherché récemment des blogs qui parleraient de mariage, j’avais envie de connaître plus de gens qui allaient se marier, d’échanger avec eux. Et j’ai été sidérée par la façon incroyablement négative dont la majorité des blogs que j’ai vus parlaient du mariage. Et de l’engagement. Et du fait d’avoir des enfants.

Alors parfois je voudrais juste leur dire :

– Vous êtes une femme, urbaine, vous avez 32 ans, vous êtes célibataire et sans enfant, et déterminée à le rester pour « profiter de la vie », un enfant vous y penserez dans dix ans ? Vous n’avez rien d’une rebelle. Non, franchement, malgré tout ce que pouvez vous raconter, cette attitude est complètement mainstream. Dans les films, dans la chick-lit, dans les grandes villes en général.

– Il n’existe pas d’assurance contre la rupture. Ce n’est pas parce que vous vivrez dix ans ensemble avant de vous marier que vous serez sûrs de ne pas divorcer. Il y a plein de raisons légitimes d’attendre longtemps avant de prendre un engagement, échapper au divorce n’en est pas une.

– Vous vous faites généralement chier dans les mariages ? Bah oui, c’est le cas de plein de gens. Ce n’est pas une raison pour ne pas aller à ceux de vos amis.

– Vous ne voulez pas que vos parents vous imposent leurs invités et leurs choix ? Bah ne les laissez pas payer. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. J’ai même lu une fille qui disait qu’elle n’avait pas invité ses parents à son mariage mais qu’ils avaient envoyé un chèque et que franchement c’était le moins qu’ils puissent faire. Elle l’a encaissé sans scrupules.

– Vous ne voulez pas d’une « vraie » robe de mariée blanche ? Pourquoi pas, mais il se trouve que : 1. ça aussi c’est très mainstream, les mariées de nos jours s’imaginent plus une robe de soirée qu’une robe de mariée. Ma future belle-mère dirait que c’est parce que les occasions de porter une robe de soirée se font de plus en plus rares. 2. Par pitié, arrêtez de dire que la robe blanche symbolise le fait que la mariée est vierge. Ce que la robe blanche veut montrer, c’est que la mariée est en état de grâce.

– On ne se marie pas à l’église parce que c’est joli. D’ailleurs, on n’écrit pas « se marier à l’Eglise », l’Eglise avec un E majuscule désigne la communauté des fidèles. Le mariage religieux a une vraie signification pour les couples croyants, et moi en tant que catholique j’ai vraiment du mal à voir des gens qui n’y croient pas une seconde singer le mariage catho sous prétexte que c’est joli. Moi je trouve les mariages juifs très beaux, ce n’est pas pour autant que je vais réclamer de me marier dans une synagogue.

J’ai écrit ce billet il y a quelque jours, sous le coup de l’exaspération. J’ai hésité à le poster mais bon, le voilà. Qu’en pensez-vous ?

C’est de saison, et je suis sûre que vous avez entendu – ou même prononcé ! – cette phrase récemment. Mais bon, « de mariage » ça fait un peu penser à « de corvée de patates », non ? L’avis de mon chéri, c’est que c’est exactement le sens de cette expression : aller à un mariage c’est une corvée.

Alors aujourd’hui, fi de la grippe A, des élections européennes, de la crise financière, abordons les vrais problèmes : les mariages sont-ils chiants ?

Par cuorhome, sur Flickr

Les avis autour de moi sont malheureusement unanimes : oui, souvent. Mais les solutions existent, voilà ce que donne le sondage auprès de mes amis…

Si vous êtes les mariés :

– les mariages qui ont lieu à Perpette-les-Oies sous prétexte que le coin est joli, c’est chiant. Déjà, il faut faire des heures de voiture pour y aller, si on n’a pas le permis c’est souvent galère – et, oui, plein de Parisiens n’ont pas le permis – et après la fête on doit soit payer une chambre d’hôtel, soit stresser pour rentrer parce qu’il est tard et qu’on n’aurait pas dû reprendre du champagne. Bon, sauf si vous pouvez offrir l’hébergement à tout le monde…

– les « tables de célibataires », ça sort d’où ce truc ? C’est une bande de célibataires qui se connaissent et s’entendent bien ? Ils vous ont explicitement demandé de leur présenter des gens ? Dans le cas contraire, mais pourquoi voulez-vous infliger un truc pareil à vos amis ? Vous vous souvenez des « tables pour les enfants » quand vous étiez petit, coincé entre le petit Romain qui renversait son Coca sur vous et la petite Jennifer qui s’accrochait à sa poupée en pleurant pour un oui ou pour un non ? Bah oui, c’est exactement pareil.

– les jeux. Je suis biaisée, j’ai horreur de ça. Mais il peut y en avoir de sympas. Trois règles à mon avis : 1. Ne forcez personne à participer ; 2. N’éternisez pas les jeux ; 3. Souvenez-vous que vous n’êtes pas (plus ?) au Club Med avec Jean-Claude Dusse…

– les discours, les projections de photos, les Powerpoint… comment vous dire ça gentiment ? Au risque de faire l’analogie de trop avec les 80s, c’est un peu comme les soirées diapositives de vacances, la plupart des gens meurent d’ennui au bout de dix minutes…

– les repas qui n’en finissent pas. Vous avez lu qu’à la cour de Louis XIV, on faisait des services de 14 plats ? C’est parce qu’il n’y avait que de toutes petites quantités de chaque plat. La plupart des invités sont polis, ils veulent rester jusqu’à la pièce montée, ce n’est pas une raison de les gaver comme des oies… ou alors, vous assumez, et vous faites votre mariage sur le thème « Concours de bouffeur de burger », ça peut révéler les talents cachés de Tonton Maurice…

– si au contraire vous faites un cocktail dînatoire, c’est convivial mais pensez à votre mamie, votre copine enceinte ou tous les gens qui pourraient être fatigués : prévoyez assez de chaises !

– les gens comme moi qui veulent faire la réception sur un bateau : ne coincez pas les invités à bord jusqu’au petit matin, revenez à quai au bout de 2-3 heures…

– pour un cortège d’enfants, demandez l’accord des parents ET des enfants. Et payez les tenues, ce n’est pas très cher de toute manière, et comme ça vous serez sûrs qu’ils soient bien tous habillés pareil.

Et si vous êtes les invités :

– mettez-y un peu du vôtre. Si vous êtes là, c’est que vous les aimez bien quand même, ces mariés ?

– les invités célibataires : mettez-y un peu du vôtre. Si vous êtes là, c’est que vous les aimez bien quand même, ces mariés ? Je vous assure, ils ne vous ont pas invités QUE pour vous narguer – ou alors, pourquoi vous êtes venus ?

– les filles : on a tendance à dire qu’il faut éviter de porter du blanc (pour ne pas faire concurrence à la mariée) et du noir (ça connote le deuil à la base, c’est le jour de laisser la petite robe noire au placard). Checkez avec la mariée, dans le doute. Pas sûr non plus que ce soit l’endroit et le moment de rejouer « la fièvre du samedi soir », vous n’allez pas en boîte de nuit après… si ?

– si vous ne pratiquez pas la religion des mariés, souvenez-vous que la cérémonie religieuse ne dure généralement qu’une heure, avec de beaux chants de temps en temps. Juste une heure, retenez-vous de bavarder avec votre voisin et de vérifier votre portable.

– si c’est vraiment trop chiant : il y a plein d’alcool dans les mariages et personne ne vous regarde, c’est le moment de se bourrer la gueule. Si vous conduisez après, rabattez-vous sur la pause clope : vous devrez sortir, donc vous échapperez à la musique, respirerez un peu d’air frais et rencontrerez d’autres malheureux qui se font chier. Et ça marche même pour les non-fumeurs, c’est bien là que le portable est utile…

Et puis, au pire, un mariage chiant n’est pas très grave, juste une mauvaise soirée à passer… Allez, bonne saison des mariages tout le monde ! C’est quoi vos pires expériences de mariages à vous ?

Je n’aurais jamais cru m’intéresser autant au féminisme. Jusqu’à assez récemment, je trouvais les féministes un peu dépassées dans les pays occidentaux, et il me semblait qu’elles (ils, puisque « le masculin l’emporte ») avaient du boulot principalement dans les pays en développement, pour assurer l’éducation des filles, lutter contre les mariages forcés et que sais-je encore. Je suis étudiante dans un master prestigieux, où j’ai des notes aussi bonnes voire souvent meilleures que mes homologues masculins, et d’ailleurs je ne fréquente que des gens civilisés qui traitent les hommes et les femmes de la même manière.

Et pourtant, mon diplôme et mon mariage, qui vont avoir lieu la même année, me poussent à m’interroger. Déjà, comment se fait-il que spontanément les étudiantes choisissent davantage le management culturel, le développement durable ou le marketing, et que les étudiants mâles fassent plutôt de la finance, ou de la physique ? Et en termes d’emploi c’est un peu la même chose, les filles sont légèrement sous-représentées dans les métiers les plus prestigieux en sortant de mon master, sans raison précise apparemment. Je parle de ce que je connais, nous avons un diplôme qui intéresse habituellement beaucoup les entreprises (hors crise…), et personne n’a jamais fait état de discriminations envers les femmes.

Cependant… Une amie m’a parlé récemment d’un job pour lequel elle passait des entretiens. C’était une grande banque qui cherchait ses futurs inspecteurs généraux. C’est un poste exigeant et formateur, une porte d’entrée pour les hauts potentiels, que les heureux élus (une trentaine parmi un millier de candidats) occupent pendant 6 ans, pendant lesquels ils auditent, contrôlent et supervisent toutes les filiales et les agences du groupe, partout dans le monde. Après ça, ils prennent généralement un poste très intéressant en stratégie, en finance ou à la tête d’une filiale.

Evidemment, tout cela nécessite des déplacements incessants, 3 semaines par ci, 5 semaines par là… Mon amie s’est donc renseignée sur les conditions matérielles de vie et de travail. Et là, quelle surprise : tous les inspecteurs généraux à qui elle a parlé sur des forums étaient :

– soit des hommes ou femmes célibataires et déterminés à le rester pour se consacrer entièrement à leur carrière

– soit des hommes en couple avec une femme au foyer qui pouvait les accompagner dans leurs déplacements.

Ils lui ont tous dit la même chose : n’espérez pas vivre en couple avant la fin des 6 ans. Pour le moment, elle réfléchit…

Certes, c’est une histoire isolée. Mais j’y repense assez souvent. Des programmes similaires existent dans un certain nombre d’entreprises qui m’intéressent, et de plus en plus ils deviennent la seule manière pour des jeunes diplômés d’entrer dans l’entreprise. Je me marie, ce n’est pas pour partir toute seule à l’autre bout du monde. Mais en même temps, la vie de femme au foyer, très peu pour moi. Je n’ai pas encore trouvé l’idée géniale qui me permettra de concilier les deux. Vous avez une solution, vous ?

— P. S. — Ne vous inquiétez pas, je continue à dire « un avocat », « un juge » et « un écrivain », quel que soit le sexe de la personne désignée. Je ne supporte pas les tics de langage des féministes à ce sujet.

La bague contre-attaque

30 décembre 2008

J’avais annoncé à tout le monde, il y a déjà un moment, que je ne voulais pas de bague de fiançailles. La mère de mon fiancé a été très déçue. Elle m’a demandé si j’étais sûre, vraiment sûre, tout à fait sûre, c’est pas une question de prix vous savez. Le grand-père de mon fiancé a été très déçu. Il paraît que, chez lui en Bourgogne, c’est la tradition de plonger la bague de fiançailles dans une des coupes de champagne du dîner de fiançailles — sauf qu’en fait sa propre fille n’était pas au courant, il n’avait rien fait de tel quand elle s’est mariée. Mes propres parents ont ri, ça ne les étonnait pas de moi. Et puis la mère de mon fiancé est revenue à la charge, vous êtes vraiment sûre ? Tant pis, je me vengerai, a-t-elle dit.

Les fêtes de Noël se prêtant bien à de grands rassemblements familiaux, nous nous sommes retrouvés en Bourgogne avec nos parents à tous les deux et les grands-parents de mon fiancé. Ils ont commencé par déboucher le champagne, puis nous mitrailler de photos tous les deux pendant une ou deux interminables minutes, je ne veux même pas savoir quelle tête décontenancée on aura sur les photos. Et puis la mère de mon chéri arrive avec un énorme paquet cadeau et me dit : puisque vous ne vouliez pas de bague de fiançailles…

ça pourrait être une petite caisse de vin, mais c’est trop léger. Un coffret de DVD ? J’ouvre le papier et tombe sur une grosse boîte de rangement en carton, le genre dont on se sert pour rationaliser la penderie. Dans la boîte, une deuxième boîte un peu plus petite, qui contient elle-même une troisième boîte. Ha ha, une matriochka géante ! Mais dans la troisième boîte, au milieu d’un lit de papier rouge, je trouve un écrin. Merde. Je l’ouvre, et dans l’écrin il y a… ça.

THE bague

THE bague

J’ai éclaté de rire. Oui : une sublime bague en plastique, rose, en forme de cœur. Vendue avec le diadème assorti dans une panoplie pour petite fille. Et aussi, je ne peux pas la mettre, même au petit doigt ça ne passe pas… Merci belle-maman !

Bilan des opérations, nous récupèrons trois jolies boîtes gigognes, un gag à raconter à nos futurs enfants, et ma future belle-mère trouve que j’ai le sens de l’humour. Encore mieux, elle veut bien admettre maintenant que je n’aime pas les bijoux, puisque, selon elle, je n’aurais pas pu bien le prendre si j’aimais les bijoux…

Et la bague ? On va la donner à la petite fille qui a déjà hérité du diadème.

Ma douce,

Tu es la femme parfaite et je t’épouserais au milieu d’un volcan en éruption si tel était ton souhait. J’ai parlé d’un mariage en uniforme, mais si cette idée te repousse, je la repousserai. Mais j’en ai parlé parce que… Lire le reste de cette entrée »

Honni soit qui mal y pense

1 septembre 2008

Comme le titre du blog l’indique, nous sommes encore à 16 mois de la date prévue du mariage, il nous reste beaaaaaaaucoup de temps pour le préparer. En fait, nous n’avons encore annoncé notre intention de nous marier qu’à très peu de personnes. Mon amie Julie en fait partie et, comme elle est loin, nous communiquons actuellement par e-mail et chat, essentiellement (snif ! tu me manques !)

Il y a quelques jours, nous avons tenu à peu près ce langage :

Moi : On a commencé à parler de l’organisation du mariage.

Julie : Cool ! Mais vous ferez quelque chose de pas trop cucul, quand même ?

Moi : Bah évidemment ! Pour qui tu nous prends !

Julie : Alors, quelle sera la part de traditions, et de traditions à la con ?

Moi : Bah, des traditions, un peu quand même. La messe, la robe blanche, tout ça… Les traditions à la con, franchement non. Le DJ qui passe la danse des canards et la macarena, très peu pour moi ! Sans compter les « jeux »… et les dragées…

Julie : Rassure-moi, tu mets la jarretière dans les traditions à la con ?

Moi : Oui ! (in petto) je sais que c’est un truc beauf qui consiste à exhiber sa cellulite ses cuisses, mais ça consiste en quoi exactement… ?

Wikipedia est notre ami. La jarretière y est définie comme « une pièce de vêtement masculin [???] ou féminin servant à maintenir et tendre les bas. » Je continue ma lecture, et là… c’est le drame !

L’idée, c’est que les invités masculins sont censés voler la jarretière de la mariée au cours de la fête ; tiens, une réminiscence de la cour de récré où je me faisais courser par des gamins avides de tirer mes nattes ! Ou, pire, la jarretière est mise aux enchères — qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour augmenter son pouvoir d’achat — et le gagnant de l’enchère va la chercher avec ses dents !

Quelle horreur ! Bon, pour être honnête, je ne vois pas vraiment mes amis se prêter à ce genre de jeu, je crois que je risque moins de prendre un coup de dent que de plomber l’ambiance…

Eh oui. Je trouve la pratique de la liste de mariage vraiment désuète, pour ne pas dire dépassée.

C’est sûr, comme pas mal de gens j’aime bien les cadeaux. Et après tout, un mariage ça coûte cher : nous avons reçu ce matin le devis d’une salle qui nous intéresse, pour un bon dîner il semblerait qu’il faille compter 120 à 150€ par personne. L’usage, me dit mon fiancé, consiste pour chaque convive à contribuer à la liste de mariage à la hauteur du prix de son repas — sauf impossibilité pécuniaire, évidemment. Donc, 120€ multiplié par le nombre prévu de nos invités, ça fait une jolie petite somme, finalement.

Oui, mais… la liste de mariage, souvenons-nous, ce sont des cocottes-minutes, petites cuillères, assiettes à dessert, fourchettes à poisson et autres éléments super sexy, pour lesquels on a vraiment une envie dévorante de dépenser des fortunes ! Comment ça non ? On me dit dans l’oreillette que de nos jours la majorité des couples vivent déjà ensemble au moment du mariage, et sont donc pourvus en termes de casseroles et de vaisselle… d’autant plus que l’âge du mariage atteint 29 ou 30 ans en moyenne, et si à cet âge il y a encore des gens pour vivre comme des étudiants, ce n’est pas des casseroles qu’il faut leur offrir, mais un abonnement au Journal de Mickey !

L’alternative, vantée au hasard par le site mariage des Galeries Lafayette, c’est la liste de voyage. Effectivement, c’est déjà plus sympa, se faire payer une lune de miel… Cependant, les options standard généralement proposées se limitent à faire la crêpe sur une plage dans une quelconque île… berk ! Pas du tout ma conception de vacances sympa ! On peut évidemment personnaliser beaucoup plus, mais en dernière analyse il s’agit toujours de réserver des packages, ou au mieux des modules, dans une agence de voyage, avec hôtel imposé et une dose assez homéopathique d’imprévu, d’aventure, de découvertes personnelles qui font pour moi tout le sel des vacances.

Et puis, j’ai toujours détesté faire des listes au Père Noël. Savoir à l’avance ce que je recevrai enlève la moitié du plaisir, et me donne la désagréable impression de quémander des cadeaux…