Le Salon du mariage, donc. Ou plutôt, parce que la précision importe dans ce cas, le salon « Mariage au Carrousel », qui se tenait le week-end du 17 au 19 octobre au Carrousel du Louvre. Pourquoi celui-ci ? Tout simplement parce que l’un des magazines que j’avais achetés contenait des entrées à tarif réduit. Mais en réalité, les salons du mariage à Paris se répartissent tous les week-ends d’octobre et de novembre (et une partie de ceux de janvier, je crois). Ils ont des positionnements légèrement différents, plus ou moins festifs, plus ou moins haut de gamme, plus ou moins « château chapeau catho » ! Il existe même un salon « du mariage et du PACS ».

Je ne sais plus où j’ai lu ça, mais « Mariage au Carrousel » est censé être quelque chose d’assez haut de gamme, destiné aux couples qui ont l’intention de consacrer 20 000€ ou plus à leur mariage. D’où, je suppose, le lieu, effectivement plus sympa que le parc des expos de la porte de Versailles.

Mon fiancé et moi nous motivons donc le dimanche après-midi. Arrivés à la caisse à l’entrée, nous sommes abordés dans la file d’attente par une femme avec un flyer : « Bonjour, voulez-vous assister à une présentation de robes de mariée, c’est super bien, c’est dans un château le 5 décembre, bla bla bla… ». Je lui ai coupé la chique en disant « Ah, mais alors il faut une voiture ? ». J’ai vérifié, sa société n’avait pas de stand, et j’ai trouvé le procédé de profiter du salon pour démarcher des clients sans en acquitter le prix assez, euh, rat.

L’entrée du salon avait été soignée : derrière un rideau de bandes de papier se tenait une grande table, dressée pour un mariage avec nappe blanche, vaisselle, fleurs, déco, en blanc et vert tendre. Tout autour étaient exposées des robes de différents créateurs. Je n’ai pas vu d’interdiction de prendre des photos, alors voici ma préférée, une robe Nuit blanche :

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En poursuivant son chemin, le visiteur arrivait dans une première grande salle, consacrée à la réception, qui rassemblait :

– des créateurs de faire-parts : la plupart bien en dessous de Minted, dommage ; mais moins chers aussi !

– des gens qui œuvrent dans la liste de mariage : traditionnelle (Galeries, Printemps), multi-boutiques (1001 listes, Améliste) et même un prestataire de « liste de mariage végétale » qui m’a beaucoup intriguée et fera sûrement l’objet d’un prochain article

– des DJs

– des gens qui louent des salles de réception, pour la plupart des châteaux prout-prout, très peu pour moi ! J’ai eu une lueur d’espoir en avisant une boîte qui loue des bateaux sur la Seine, mais je pense que nous ne ferons pas affaire : ils imposent le traiteur, et le repas assis alors que nous préférerions un buffet, et surtout mon fiancé n’est pas emballé par le look des bateaux

– des traiteurs (on en reparlera)

– des photographes, mais aucun ne m’a particulièrement plu

– un duo de commerciaux du Figaro au sourire ultra-bright, qui promettaient une réduction sur l’annonce de fiançailles ou de mariage si on la passait depuis le salon

– des wedding planners

– des vendeurs de dragées, irk ! Et aussi une boîte qui vend des chocolats, avec un concept assez sympa : le chocolat de mariage. L’idée, c’est qu’au lieu des dragées, les mariés disposent sur les tables des duos de dés (allitération !), aux faces personnalisées, qui contiennent des chocolats noirs ou au lait et remplissent exactement la double fonction gustative et décoratives des dragées, mais en plus original. J’ai goûté un chocolat noir, pas mal mais sans plus, pas de quoi impressionner la mangeuse de chocolat que je suis. La vendeuse était très sympa en revanche, et c’est le genre de chose qui peut avoir son importance ! A vous de voir…

Marre de tout ça ? En avant pour la salle suivante : bijoux et voyages de noces. Je dois avouer que les stands d’agences de voyage ne m’ont pas passionnée, probablement parce qu’ils se sentaient obligés de mettre en avant des plages de sable fin à l’autre bout du monde, souvent sur des îles, idylliques… et parfaitement chiantes de mon point de vue.

En revanche, j’ai été attirée par le grand stand d’un bijoutier qui porte un très beau prénom en guise de nom commercial, et où une vendeuse nous a gentiment expliqué les différentes alliances possibles. Elle n’a même pas paru trop horrifiée quand nous lui avons expliqué que nous cherchions quelque chose de classique. Euh non, sans diamants. En fait, la même bague pour tous les deux ce serait sympa. En or jaune ? Parfait. Elle n’était pas assez âgée pour trouver, comme beaucoup de quadra et quinquagénaires, que notre génération de vingtenaires manque horriblement de la moindre fantaisie. Néologisme, je suis obligée, il semble que l’équivalent de « trentenaire » pour nous autres n’existe pas, preuve s’il en fallait que nous sommes pris de haut ! Enfin bref, j’ai essayé un anneau d’or jaune tout bête, le petit frère à 60 ans d’écart de celui de ma grand-mère, et aussi une bague trois ors avec trois anneaux entrelacés, un jaune, un blanc et un rose, pas mal du tout ! Sauf quand je n’ai pas réussi à l’enlever tout de suite. J’ai lâché un « merde ! » qui a dû me faire perdre toute crédibilité !

La troisième et dernière salle était consacrée aux vêtements : robes de mariée, costumes, vêtements d’enfants, et au fond se trouvait une scène où avaient lieu des défilés. Je ne m’y connais pas (encore) dans les vertus comparées des divers créateurs, et cet article est déjà assez long, alors je vais me contenter de quelques images de robes qui m’ont plu (cliquer pour agrandir).

A gauche : encore une robe Nuit Blanche, que mon fiancé préfère sans les petites manches. Au milieu, une robe de Valérie Bercovici Devilliers, désolée pour le cadrage. A droite… je ne me souviens plus !

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Des faire-parts classe

9 septembre 2008

Remarque liminaire : je n’ai rien d’une blogueuse influente (ça se voit, non ?). Aucune marque ne m’a jamais proposé d’argent pour parler de ses produits. Quand bien même cela m’arriverait un jour, j’ai d’autres moyens de subsistance, donc ça ne m’intéresserait pas. Je parle donc de ce site en toute indépendance, juste parce que je l’ai trouvé fabuleux et que j’aimerais en faire profiter d’autres gens. D’ailleurs, je contredis là la règle de marketing qui veut que, en moyenne, lorsqu’un consommateur est content d’un produit, il en parle à 3 personnes autour de lui, alors que, lorsqu’il est mécontent, il le fait savoir à 10 personnes en moyenne… Hem. En même temps, je risque fort de n’avoir que trois lecteurs, donc bon.

C’est mon fiancé qui a trouvé ce site américain que j’adore : www.minted.com.

Le site distribue des faire-parts, cartons d’invitations, save the date d’une vingtaine imprimeurs indépendants, dont certains en exclusivité, avec des design originaux — j’ai une préférence pour ceux en format vertical, je les trouve très classe. Allez-y faire un tour, vous serez surpris. La collection est large, avec des faire-parts de mariage mais aussi de naissance, des cartes de Saint-Valentin, de Noël. A ce propos, j’ai remarqué qu’en Allemagne, (mais aussi, manifestement, aux Etats-Unis), c’est à Noël qu’en envoie des cartes de vœux à ses amis et ses clients, alors qu’en France on le fait pour le jour de l’an. Quelqu’un connaît-il une explication à ça ?

Bon, revenons à Minted. On customise la couleur, la technique d’impression (offset, gravure…), le texte, les enveloppes, on peut même rechercher exclusivement des cartes respectueuses de l’environnement. Si on hésite, on peut sauvegarder ses favoris. La livraison est possible dans le monde entier, dans une grande variété de langues et d’alphabets (leur téléphoner dans ce cas). Et pour ne pas se retrouver avec un stock invraisemblable d’invitations inutilisables en raison d’une erreur d’impression, Minted propose deux échantillons gratuits avant livraison.

Alors évidemment, tant de perfection a un prix (dégressif en fonction du nombre d’invitations) : compter 300 à 1200 $ pour 100 invitations, frais de port en sus. Cela dit, avec le cours actuel du dollar, ça peut rester intéressant…