Confession

7 août 2009

Je n’aime pas les mariages. Quand je suis invitée à un mariage, je me fais chier la plupart du temps. Mon père est comme moi (ça s’étend à la plupart des réceptions officielles), alors on est devenus tous les deux spécialistes de la loooongue pause cigarette, toutes les demi-heures.

Déjà, je n’aime pas être prise en photo. Oui, monsieur le photographe, je sais que c’est votre métier, mais il y a plein d’autres gens que vous pouvez photographier, je ne suis même pas de la famille moi. Je ne suis pas très fan du champagne non plus, mais siroter une flûte donne une contenance quand on s’ennuie et qu’on ne connaît personne.

A part ça, je suis aussi du genre à me cacher quand un lancer de bouquet se prépare, ou quand il faut danser. Et non monsieur l’animateur, je vous assure, je ne suis pas volontaire pour les jeux.

Et c’est quoi cette manie de tirer le dîner en longueur en dansant entre les plats, à 1h du matin je me mets à baîller, et je finis généralement par partir avant le dessert.

En même temps, si cest ça le dessert, jai rien raté (photo : mattymatt)

En même temps, si c'est ça le dessert, j'ai rien raté (photo : mattymatt)

En fait c’est très frustrant les mariages. Alors qu’on est là pour partager la joie des mariés, ils sont très occupés à essayer d’accorder un peu d’attention à chacun, et finalement on se retrouve bien souvent à chercher désespérément un sujet de conversation avec un inconnu. « Vous êtes de la famille du marié ou de la mariée ? »

Et on n’a pas le droit de trop faire la gueule, ce ne serait pas sympa pour les mariés…

Je suis de moins en moins sûre d’être la bonne personne pour organiser un mariage. Même en mettant de côté mon désintérêt pour la musique et les fleurs. C’est con, organiser la cérémonie et la réception me fait bien plus peur que les 50 ou 70 années de vie commune qui suivront…

Bon allez, je viens de relire notre liste d’invités, il n’y a que des gens sympa que je serai heureuse de voir. Tout va bien se passer…

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Entendu ce week-end

8 juin 2009

Ce week-end, mon fiancé et moi avons été invités au mariage de mon cousin (en fait, on n’a aucun lien de parenté, mais c’est une longue histoire). Merci aux mariés ! Le compte-rendu détaillé de l’événement n’a pas grand intérêt si vous ne connaissez pas les mariés, alors à la place voici quelques phrases entendues pendant la cérémonie et la réception :

Ma mère : ça va, ma robe ? Tu es sûre ? [oui Maman, tu es sublime. Et je ne dis pas ça que pour te faire plaisir]

Le marié, pendant que nous attendions à la mairie (les mariés précédents avaient pris du retard) : Bon, on se fait chier, on va prendre une bière ?

Moi : Mais qu’est-ce que c’est que ces tenues ? Elle ne se rend pas compte que sa robe est transparente et qu’on voit son string ? (non, pas la mariée !)

L’officier d’état-civil : Bon alors maintenant on va passer aux formalités administratives, je vais vous lire les articles du Code Civil.

Mon fiancé, ancien juriste : Morue ! Le Code civil, ce n’est pas une formalité admnistrative, ce sont les lois de la République ! Chaque mot a été soigneusement choisi par de grands juristes puis voté par les représentants du peuple souverain !

L’oncle du marié : Bonjour ! Qu’est-ce que tu as grandi ! La dernière fois que je t’ai vue tu étais au lycée…

Mon père : Vous me gardez une place dans l’église ? J’arrive !

La chorale : … Non, en fait, ça ne se transcrit pas cette cacophonie, elles chantaient tellement faux que la mariée était morte de rire.

Le marié : Oui.

La mariée : Oui.

Le marié très ému cligne des yeux pour essayer de ne pas pleurer.

La mariée : Toutes celles qui n’ont pas la bague au doigt, derrière moi ! Marie, allez viens !

Mon fiancé : Non mais elle est fiancée, elle va se marier de toute manière, pas besoin du bouquet !

Moi : Ouf !

Une invitée à son fils de cinq ans : Ethan [prononcer comme « méthane », sans le m], viens ici !

Mon père : Tiens, bonjour Christophe ! Je ne savais pas que tu connaissais le marié !

La mariée à son fils de trois ans : Attention, ne marche pas sur ma jupe Raphaël.

Ma voisine de table : La messe était très longue. En fait c’était pas une bénédiction, c’était une vraie messe. Une bénédiction c’est fait en une demi-heure, là ça a duré au moins une heure (soupir).

Moi, in petto : Bah oui, comme toutes les messes.

La voisine : Mais bon, ça allait, le curé était un laïc (sic), il était bien.

Le marié, à mes parents et moi : Je suis content que vous soyez là, c’est vraiment important pour moi. Vous êtes la famille. Même si on n’a pas de lien de sang, c’est pas ça qui compte. On ne choisit pas sa famille, mais vous vous êtes vraiment la famille pour moi. Tu te souviens Bernard [Bernard c’est mon père], c’était il y a dix ans qu’on a réglé les freins de ta voiture, et je t’avais dit que j’aimerais que me conduises avec pour mon mariage. Toi, tu avais rigolé, mais tu vois, ça y est !

Le DJ : Bon alors on va faire un jeu. ça s’appelle la chasse au trésor. Les mariés vont désigner douze volontaires.

Moi, à mon fiancé : euh, on va fumer une clope ?

Le DJ : Alors maintenant, vous allez me ramener… un soutien-gorge !

Le père du marié, qui s’est planqué dehors aussi, même s’il ne fume pas : Oui, c’est moi qui ai choisi le vin.

Moi : Mais qu’est-ce que c’est que ces tenues ? (bis) Je te jure mon chéri, si j’ai une assemblée de veuves siciliennes tout en noir comme ça à notre mariage, je les balance à la Seine !

Un inconnu : Allez viens, on fait la chenille !

Et puis, quoi d’autre… La mère du marié a calligraphié tous les marque-places avec trois encres différentes, elle a une écriture sublime et très décorative, c’était fou.

Au moment de la valse des époux, ils commencent gauchement, ça se voit qu’ils ne savent vraiment pas danser… et soudain ils se mettent à valser parfaitement ! Ah, ils nous ont bien eus !

Mon père est très beau. Mon père est toujours très beau.

Mon fiancé est le seul sans cravate, mais il a une pochette et c’est bien mieux. Lui aussi est très beau.

Ce même après-midi, un autre cousin nous quittait après une longue maladie. Il avait une cinquantaine d’années.

Digression : j’aimerais bien faire des titres d’articles qui soient sur ce même modèle « comment […] quand on est con et pleurnichard », un peu comme les « Celui qui » de Friends. Mais je n’ai pas assez d’imagination. Snif.

Autre digression : on dit « saison des mariages » comme on dit « saison des Assemblées Générales du CAC 40 », et maintenant que j’y réfléchis le rapprochement se justifie, les deux se ressemblent quand même beaucoup ! Les deux se passent à la même époque de l’année, les invités y subissent des discours lénifiants pendant plusieurs heures, à l’issue desquels ils se jettent sur le buffet pour se soûler et se goinfrer à l’œil, voire dragouiller, et on leur remet un petit cadeau (dragées, rapport annuel) à la fin. Au final le plus heureux, c’est le spécialiste d’événementiel qui a organisé la soirée et présente sa facture dodue.

Warren Buffett à lAG de Berkshire Hathaway (c) TEDizen

Warren Buffett à l'AG de Berkshire Hathaway (c) TEDizen

Ah si, il y a une différence en fait : dans les mariages, les actionnaires ne votent pas pour les membres du Conseil d’Administration. Remarquez, ça pourrait être drôle, mon fiancé m’a parlé d’un truc sur MySpace où les internautes pouvaient voter pour leur couple préféré parmi une dizaine, à la clef pour les gagnants un parfait mariage kitsch meringueux.

Bref. J’ai pris un verre avec mon fiancé et un ami hier, qui nous a raconté être allé récemment à une AG – où il a croisé un autre ami, les deux y étaient pour leur travail, le monde est petit. Des milliers d’hôtes et d’hôtesses, encore davantage d’actionnaires individuels, et apparemment le comportement de ces vieux croûtons messieurs dragueurs séniles n’a pas changé depuis ma dernière expérience de la chose. Pour un boulot moi aussi, je n’ai déjà pas de quoi payer mon propre mariage, alors acheter des actions…

Bon, en guise d’introduction c’est raté, en vingt lignes je ne suis toujours pas arrivée au sujet que je voulais aborder, à savoir les invités aux mariages.

Statistiquement, on est plus souvent dans la position de l’invité que dans celle du marié ou de la mariée – heureusement ou malheureusement, à vous de voir. Mais d’après ce que j’en sais, invité c’est quand même beaucoup plus tranquille, vous pouvez vous cacher dans un coin pour dévorer à loisir les victuailles que vous avez grappillées au buffet, vous pouvez draguer qui vous voulez, et même partir avant la sacro-sainte pièce montée.

En contrepartie, l’invité a quand même un certain nombre d’obligations – non, pas des obligations convertibles, des devoirs à accomplir. Etre invité c’est un droit, c’est aussi un devoir, comme le dit (presque) l’inscription sur la carte électorale. Et justement, le week-end des Européennes, mon fiancé et moi sommes invités au mariage de mon cousin. En fait, nous avons peu d’amis qui se marient (nous sommes à peu près les premiers), donc c’est un événement assez rare pour nous. Bon, c’est pas bien compliqué non plus d’être invité à un mariage, d’autant plus que sur ce coup-là c’est mon père qui conduira les mariés puisqu’il est l’heureux propriétaire d’une voiture ancienne, donc ça nous offrait le carton d’invitation de toute manière !

Ça doit figurer dans les manuels de la baronne Staffe, chère à la mère de mon fiancé, le cadeau de l’invité est censé représenter une valeur équivalente à celle de son couvert au repas de mariage. Evidemment, chacun donne selon ses moyens, suivant qu’il ait ou pas des stock options… De leur côté, les mariés dressent souvent une liste de mariage, de voyage, ou préfèrent recevoir de l’argent, ou encore demandent aux invités de faire des dons à une association. Des mariés bien élevés ne le mentionnent pas sur leur carton d’invitation, il faut leur demander l’option qu’ils auront retenue. S’il y a une liste, ce n’est pas juste pour faire joli, c’est pour éviter des cadeaux bien intentionnés mais qui tombent à plat, donc suivez la liste, même si elle est tarte. Qui sait, ils veulent peut-être vraiment cette soupière à fleu-fleurs, qui êtes-vous pour leur dénier ce droit fondamental ?

Les autres obligations des invités ne vont pas bien plus loin que ce que prévoient de toute manière la décence et les bonnes mœurs : porter une tenue décente (l’occasion annuelle de sortir la cravate de sa naphtaline), éviter de rouler une pelle à la mariée, ne pas faire sonner son portable à la messe, éviter de la ramener avec les statistiques du divorce… Et puis surtout, ne pas oublier : la mariée est belle. La mariée est toujours belle, elle est belle par destination puisque c’est le jour de son mariage, donc on la complimente, plein de fois. Oui oui, même maquillée comme un camion volé avec ces fleurs en tissu bizarres dans les cheveux…

C’est de saison, et je suis sûre que vous avez entendu – ou même prononcé ! – cette phrase récemment. Mais bon, « de mariage » ça fait un peu penser à « de corvée de patates », non ? L’avis de mon chéri, c’est que c’est exactement le sens de cette expression : aller à un mariage c’est une corvée.

Alors aujourd’hui, fi de la grippe A, des élections européennes, de la crise financière, abordons les vrais problèmes : les mariages sont-ils chiants ?

Par cuorhome, sur Flickr

Les avis autour de moi sont malheureusement unanimes : oui, souvent. Mais les solutions existent, voilà ce que donne le sondage auprès de mes amis…

Si vous êtes les mariés :

– les mariages qui ont lieu à Perpette-les-Oies sous prétexte que le coin est joli, c’est chiant. Déjà, il faut faire des heures de voiture pour y aller, si on n’a pas le permis c’est souvent galère – et, oui, plein de Parisiens n’ont pas le permis – et après la fête on doit soit payer une chambre d’hôtel, soit stresser pour rentrer parce qu’il est tard et qu’on n’aurait pas dû reprendre du champagne. Bon, sauf si vous pouvez offrir l’hébergement à tout le monde…

– les « tables de célibataires », ça sort d’où ce truc ? C’est une bande de célibataires qui se connaissent et s’entendent bien ? Ils vous ont explicitement demandé de leur présenter des gens ? Dans le cas contraire, mais pourquoi voulez-vous infliger un truc pareil à vos amis ? Vous vous souvenez des « tables pour les enfants » quand vous étiez petit, coincé entre le petit Romain qui renversait son Coca sur vous et la petite Jennifer qui s’accrochait à sa poupée en pleurant pour un oui ou pour un non ? Bah oui, c’est exactement pareil.

– les jeux. Je suis biaisée, j’ai horreur de ça. Mais il peut y en avoir de sympas. Trois règles à mon avis : 1. Ne forcez personne à participer ; 2. N’éternisez pas les jeux ; 3. Souvenez-vous que vous n’êtes pas (plus ?) au Club Med avec Jean-Claude Dusse…

– les discours, les projections de photos, les Powerpoint… comment vous dire ça gentiment ? Au risque de faire l’analogie de trop avec les 80s, c’est un peu comme les soirées diapositives de vacances, la plupart des gens meurent d’ennui au bout de dix minutes…

– les repas qui n’en finissent pas. Vous avez lu qu’à la cour de Louis XIV, on faisait des services de 14 plats ? C’est parce qu’il n’y avait que de toutes petites quantités de chaque plat. La plupart des invités sont polis, ils veulent rester jusqu’à la pièce montée, ce n’est pas une raison de les gaver comme des oies… ou alors, vous assumez, et vous faites votre mariage sur le thème « Concours de bouffeur de burger », ça peut révéler les talents cachés de Tonton Maurice…

– si au contraire vous faites un cocktail dînatoire, c’est convivial mais pensez à votre mamie, votre copine enceinte ou tous les gens qui pourraient être fatigués : prévoyez assez de chaises !

– les gens comme moi qui veulent faire la réception sur un bateau : ne coincez pas les invités à bord jusqu’au petit matin, revenez à quai au bout de 2-3 heures…

– pour un cortège d’enfants, demandez l’accord des parents ET des enfants. Et payez les tenues, ce n’est pas très cher de toute manière, et comme ça vous serez sûrs qu’ils soient bien tous habillés pareil.

Et si vous êtes les invités :

– mettez-y un peu du vôtre. Si vous êtes là, c’est que vous les aimez bien quand même, ces mariés ?

– les invités célibataires : mettez-y un peu du vôtre. Si vous êtes là, c’est que vous les aimez bien quand même, ces mariés ? Je vous assure, ils ne vous ont pas invités QUE pour vous narguer – ou alors, pourquoi vous êtes venus ?

– les filles : on a tendance à dire qu’il faut éviter de porter du blanc (pour ne pas faire concurrence à la mariée) et du noir (ça connote le deuil à la base, c’est le jour de laisser la petite robe noire au placard). Checkez avec la mariée, dans le doute. Pas sûr non plus que ce soit l’endroit et le moment de rejouer « la fièvre du samedi soir », vous n’allez pas en boîte de nuit après… si ?

– si vous ne pratiquez pas la religion des mariés, souvenez-vous que la cérémonie religieuse ne dure généralement qu’une heure, avec de beaux chants de temps en temps. Juste une heure, retenez-vous de bavarder avec votre voisin et de vérifier votre portable.

– si c’est vraiment trop chiant : il y a plein d’alcool dans les mariages et personne ne vous regarde, c’est le moment de se bourrer la gueule. Si vous conduisez après, rabattez-vous sur la pause clope : vous devrez sortir, donc vous échapperez à la musique, respirerez un peu d’air frais et rencontrerez d’autres malheureux qui se font chier. Et ça marche même pour les non-fumeurs, c’est bien là que le portable est utile…

Et puis, au pire, un mariage chiant n’est pas très grave, juste une mauvaise soirée à passer… Allez, bonne saison des mariages tout le monde ! C’est quoi vos pires expériences de mariages à vous ?

En revanche, parfois, ça s’apparente à de la gestion de projet. J’ai travaillé dans le conseil en communication, ma boîte avait une (petite) activité événementiel, mais une AG du CAC 40 c’est de la gnognotte à organiser à côté d’un mariage ! La preuve, un mariage ça prend bien plus de temps. (comment ça je suis de mauvaise foi ?)

Jugez donc.

Dociles et disciplinés comme nous sommes, mon fiancé et moi avons commencé par (tenter de) faire un fichier Excel des gens à inviter. Hmm, lui ? et elle ? il a une copine, machin ? oui, mais je ne la connais pas. Oh quand même, on ne va pas lui demander de venir sans elle ! Et eux, ils ont des enfants, mais ce seront les seuls enfants, ils vont s’ennuyer. Ah non, il y a bidule aussi, elle a deux enfants. Ah merde, il faut supprimer une ligne, truc a rompu avec sa copine. Attends, on a oublié de mettre nos parents. On est combien, là ? Euh, il faut qu’on en vire vingt, on est hors budget… Je sais pas qui, am stram gram…

Mais les noms des invités ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Après, il faut chercher leurs coordonnées, pour les faire-parts. Téléphone et e-mail, c’est fait en dix minutes. Mais l’adresse postale ? Euh… Lui, on le voit souvent, il habite au troisième gauche dans cet immeuble moderne en face du métro Pasteur, mais c’est quel numéro déjà ? et quelle rue, en fait ?

Après, c’est comme une compagnie aérienne, il faut identifier les végétariens, les gens qui mangent casher, ceux qui mangent hallal, et on ne va quand même pas faire un menu enfant en plus… ah si, tu crois ?

C’est là qu’arrive le deuxième Excel : le budget. Faire des estimations conservatices, respecter les normes IFRS et ne pas oublier le traiteur dans les charges à payer. Et la robe. Et la salle. Des fleurs ? Qué fleurs ? En termes de financement, si on a les fonds propres pourquoi pas, mais on augmentera notre retour sur investissement avec un levier. Le mieux serait de titriser tout ça, la tranche senior, la tranche junior, la mezzanine, le high yield, l’equity. Et puis appeler Moody’s pour noter les tranches et trouver quelqu’un à qui fourguer le 3C.

Quoi d’autre… caler une date. On peut s’estimer heureux, l’hiver on est en concurrence avec moins d’autres mariages qu’en mai ou en septembre. Trouver les témoins. Essayer de leur faire gentiment comprendre que l’enterrement de vie de célibataire, euh… c’est à dire… (oui, c’est à toi que je parle, je sais que tu me lis !)

Nous ne sommes qu’au début. Les joies des essayages de robe, de coiffure, de maquillage et tutti quanti restent à venir. Ainsi que le notaire et la déco. Mais franchement, avec tout ce qu’on doit organiser, vous ne nous en voudrez pas si on vous laisse vous asseoir tous seuls comme des grands où vous voulez, sans en plus expérimenter toutes les permutations possibles de 50 personnes pour trouver un plan de table ?**

* Le titre est une référence à « L’anthropologie n’est pas un sport dangereux » (« Not a hazardous sport » en VO), par Nigel Barley, un livre très drôle mais aussi émouvant, écrit par un anthropologue. ça se poursuit dans deux ou trois autres volumes. Ce sont des notes de voyage, mais pas que, je l’ai lu il y a des années sur le conseil de mon amie Marion, qui a toujours et avant tout le monde des bonnes références de bouquins que je n’aurais jamais trouvées toute seule. Pour dire, en 98, elle lisait Harry Potter.

** Il existe 50! (cinquante factorielle) permutations possibles de 50 éléments, soit environ 3.041 x 10^64 : la première personne a 50 places possibles. Une fois qu’elle est placée, la deuxième personne a 49 places possibles parmi les sièges vides, et ainsi de suite jusqu’à la dernière personne, qui se retrouve là où il restait une place, entre tonton Maurice et le petit cousin Lucas, 14 ans. Il y a 1 x 2 x 3 x … x 48 x 49 x 50 façons de placer ces gens, ce qu’on note 50! et qui est un tout petit peu trop pour mes nerfs…