Lâchers d’animaux

31 août 2009

Jeter du riz à un mariage ? Il paraît que c’est has been. Et de toute façon tante Josette risque de se casser la figure dessus, et un mariage qui finit aux Urgences, ça n’est pas franchement agréable. Soit dit en passant, si vous pouvez éviter tout particulièrement les Urgences de l’hôpital Saint-Antoine à Paris, ce serait mieux. Entre la peinture écaillée, les lits dans les couloirs, les six personnes par pièce et la cohue, je ne savais pas qu’un tel tiers-monde existait encore à Paris.

Bref. On nous signale donc comme alternative au lancer de riz le lâcher d’animaux à la sortie de l’église. Plus précisément, des papillons ou des colombes. Je me suis penchée sur le sujet… Bon, je suis un petit peu écolo. Ecolo soft. Le bio, le recyclage, la compensation carbone, ça ne me passionne pas plus que ça. En revanche j’aime bien les plantes, les oiseaux, les écureuils.

Donc le lâcher de colombes pour commencer. Il s’agit en fait de pigeons voyageurs, porteurs d’un carton d’identité et entraînés à revenir à leur pigeonnier. Des pros de l’événementiel. Ce qui est bien pratique, parce que s’il fallait acheter des colombes pour les lâcher dans la nature et ne plus les revoir, ça risquerait de revenir cher. Tant mieux aussi pour les colombes elles-mêmes, puisqu’elles peuvent facilement revenir à leur environnement habituel après l’expérience sûrement stressante d’être tripotées par des inconnus.

Mais une colombe, comment dire, ça risque de laisser un souvenir odorant sur une robe de mariée… C’est là que j’ai découvert que, pour éviter ça, certains prestataires s’assurent que lesdites colombes soient à jeun de trois jours. Ce ne sont peut-être que des pigeons, mais l’idée de les affamer juste pour le caprice des mariés, ça me dérange. Pauvres bêtes…

Quant au lâcher de papillons… Les prestataires doivent, là, gérer précisément le timing de la nymphose : les chrysalides de papillons sont mis dans des boîtes, et au moment du lâcher elles sont censées s’être transformées en papillons, qui s’envoleront élégamment. Evidemment, c’est un peu risqué, le développement de la chrysalide n’est pas minutable : trop tôt, ça donne un lâcher de chrysalides, qui manque un peu d’intérêt… trop tard, ça donne des papillons qui ont été coincés plusieurs jours dans une boîte et risquent d’être morts de faim. Et une fois qu’on les a lâchés ? Je préfère ne pas m’avancer sur la durée de vie d’un papillon en ville…

Alors que faire ? Le lâcher de lions, ça me paraît une bonne option. A associer éventuellement avec une réception sous un chapiteau de cirque…

Publicités